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HAIE

Habillure, s. f. — Nom que donnent les treillageups à une sorte de joint fait en flûte.

Habitation (voy. Maison).

Hache, s. f. — Nom que l'on donne à certains outils que les charpentiers emploient pour travailler le bois.

Les haches sont formées de lames en fer à tranchant aciéré adaptées à des manches de bois cylindriques un peu aplatis pour qu'ils ne glissent pas dans la main et que les coups soient mieux dirigés.

On distingue : La hache du charpentier proprement dite, dont le tranchant, en arc de cercle, a généralement deux biseaux, et qui sert à ébaucher l'équarrissement du bois ;

La cognée, qui ne diffère de la précédente que par la largeur de la lame de 0m,054 à 0œ,08t seulement et par un tranchant plus étendu ; cet outil sert à faire des entailles profondes (voy. Cognée) ;

La doloire ou épaule de mouton, que l'on emploie pour planer les bois qu'on équarrit (voy. Doloire) ;

La hache à main (fig. 1557), de petite

Fig. 1557.

dimension et dont le tranchant n'a qu'un seul biseau du môme côté que le manche ; cet instrument sert pour les petites pièces que leur poids ne retiendrait pas assez solidement sur le chantier ;

Uherminetteftoy.ce mot), qui a le plan de sa lame perpendiculaire au manche.

Hachement, Hacher. —En général»

opération dans laquelle on fait des entailles avec une hache ou une hachette (voy. ces mots). *

Maçonnebie. 1° Hacher le plâtre, enlever à la hachette les anciens enduits d'un mur pour en faire de nouveaux.

2° Faire des entailles ou haches dans les bois d'une cloison pour tenir les plâtres.

Charpente. 1° Dégrossir une pièce de charpente avec la hache.

2° Ébaucher, avec le fermoir ou le ciseau, le parement ou la rive d'une planche que Fou dresse ensuite à la varlope.

Hachereau, s. m. — Petite hache.

Hachette, s. f. — 1° Marteau de maçon dont le fer est carré d'un bout et tranchant de l'autre (tig. 1558).

Fig. 1558.

La hachette sert à faire des entailles dans les murs, à ébousiner les pierres, à enlever les vieux enduits, etc.

2° Hachette du paveur (voy. Couperet).

Hachures, s. f. pi.— Terme de dorure qui désigne des lignes de formes quelconques faites avec du mordant et un petit pinceau sur la partie d'un ornement à laquelle on veut donner des clairs au moyen de l'or.

Haie, s. f. — Clôture faite d'épines, de ronce3 ou autres arbrisseaux, ou seulement de branchages entrelacés.

On distingue les haies vives et les haies mortes ou sèches.

HÀLAGE. — 701 -

Les premières sont formées d'arbustes en pleine végétation ; les secondes, de bois coupés* de branches d'arbre, d'épines sèches, c'est-à-dire de bois morts.

Une haie sèche peut être plantée sur la limite même d'un héritage, sans qu'il y ait obligation de laisser une dislance.

Il n'en est pas de même des haies vives. Conformément à l'article 671 du Gode civil, il ne peut être planté de haie vive, comme clôture entre deux héritages, qu'à la distance prescrite par les règlements, coutumes et usages existant dans la localité et, à leur défaut, qu'à la distance de 0m,50 de l'héritage voisin.

Cette distance se compte sur une ligne droite partant du centre de la tige ou du tronc de l'arbrisseau et perpendiculaire à la ligne séparative des deux héritages.

D'après le même article de loi, le propriétaire d'une haie vive ne peut y laisser croître d'arbres à haute tige que si la haie se trouve éloignée de 2m,00 au moins de l'héritage limitrophe; le voisin peut exiger que les arbres et haies plantés à une moindre distance soient arrachés *.

Une haie est mitoyenne, lorsqu'il est constant qu'elle a été plantée par les deux propriétaires limitrophes qui ont fourni, dans ce but, chacun la moitié du terrain ou qu'ayant été plantée par un seul et sur son propre terrain l'autre en a acquis la mitoyenneté '.

L'acquisition et la cession de mitoyenneté ne peuvent être faites par contrainte.

Toqte haie qui sépare des héritages est réputée mitoyenne, à moins qu'il n'y ait qu'un seul des héritages en état de clôture, ou s'il n'y a titre ou possession suffisante au contraire 8.

L'entretien et la jouissance de la haie reconnue mitoyenne ont lieu en commun, c'est-à-dire que l'un des copropriétaires ne peut toucher à la clôture sans le consentement de l'autre.

Halage, (chemin de) (voy. Chemin).

i Gode civil, art. 672.

* Gode Perrin, art. 2345.

* — — art. 670.

Haler v. a. — Attacher un fardeau et l'enlever avec un cûble; le nœud d'attache se nomme halement.

Hameçon, s. m. — Outil de serrurier qui reçoit aussi le nom d'archet (voy. ce mot).

Halle, s. f. — 1° Édifice où sont vendus en gros et à certains jours des vivres, comestibles et objets de* consommation usuelle qu'on y a réunis et exposés.

Les halles, au moyen-âge, n'avaient pas, en général, un caractère monumental particulier. La vente des denrées alimentaires se faisait, moyennant redevance, sur un espace appartenant au seigneur féodal ou à la ville. Les places, les porches d'église, les portiques des maisons, les terrains environnant les beffrois, les hôtels de ville étaient utilisés comme halles. Aujourd'hui la plupart des villes importantes ont une halle aux grains et une halle aux comestibles de toutes sortes.

Certaines cités ont, en outre, des bâtiments analogues ou marchés qui sont en quelque sorte des succursales de la halle centrale.

Ces édifices ont besoin d'une architecture simple et exigent, comme conditions principales, une ventilation facile et permanente, des couvertures qui préservent les denrées des trop grandes chaleurs et des froids excessifs, des abords et des dégagements très-vastes et une alimentation d'eau facile et* abondante. On peut citer, comme le plus vaste et en même temps le plus beau des établissements de ce genre, les halles centrales de Paris.

Ce marché a été reconstruit en fer et considérablement agrandi sur l'emplacement des anciennes halles par MM. Victor fialtard et Callet.

Le projet de cet édifice, qui n'a pas été exécuté dans sa totalité (tig. 1559), se compose de 12 compartiments tracés, dans le sens longitudinal, par une rue couverte, et dans le sens transversal, par quatre rues couvertes aussi qui ont 15 mètres de largeur et 1 5 mètres de hauteur. Un boulevard, également transversal, de 32 mètres de large, sépare, en deux sections égales,

ces compartiments, qui sont réservés chacun à la vente d'une espèce spéciale de denrées alimentaires :

Pig. 1559.

N° 1. Charcuterie, triperie.

N- 2. Volaille, gibier.

N 3. Viande au détail.

N» 4. Viande en gros.

N° 5. Fruits, légumes en gros et détail.

Nu 6 Fruits, légumes en gros et détail.

Nn 7. Fruits et fleurs.

N° 8. Légumes et verdure.

N* 9. Marée, poisson d'eau douce, saline.

N° 10. Terrasse, œufs, fromage en gros.

N« 11. Huîtres-

N 12. Beurre, œufs, fromage au détail, viandes cuites et pommes de terre.

Chacune des 12 divisions est occupée par un pavillon a jour porté sur des colonnettes en fonte et dont les quatre faces présentent une série d'arcades surbaissées de 6 mètres d'ouverture, d'axe en axe, et de 8 mètres de hauteur. Le comble de ces pavillons est à 4 rampants, surmonté d'une lanterne en fonte à arcades et dont le faite atteint la hauteur de 25 mètres au-dessus du sol. La couverture est en zinc. Au-dessous est disposé un plafond en bois isolé du zinc par un espace dans lequel circule an courant d'air, qui s'oppose à l'influence trop grande du froid ou de la chaleur sur la température du pavillon.

Les arcades ouvertes sur chacun des côtés des halles sont munies de persiennes fixes, en fer, à lames de cristal dépoli qui laissent entrer la lumière sans le soleil. Ces ouvertures descendent jusque sur un soubassement en briques de 2D,60 de haut .

Les arcades des lanternes sont fermées par des persiennes semblables. L'eau est fournie avec abondance par 40 fontaines coulant à volonté ; l'éclairage se fait, pour chaque pavillon, par 100 becs de gaz. Le sol est recouvert d'un aire en asphalte. Au dessous, sontdisposées des caves servant de magasins et qui sont hautesde3a,80; elles sont surmontées de voûtes à arêtes croisées en briques, avec nervures, retombées et piliers de fonte. Des rues larges de 20 mètres, qui entourent ces vastes constructions, en rendent les abords faciles.

Les pavillons n-* t et 2, voisins de la halle au blé, dont le plan circulaire se voit sur la même figure, ne sont pas construits,

non plus que les pavillons A et B destinés à l'administration.

Nous donnerons aussi une courte description de la halle au blé. Cet édifice (6g. 1560) est construit en pierre de taille et percé, dans son pourtour, d'arcades fermées par des grilles de fer. Six de ces arcades servent de portes. Une galerie voûtée en brique et pierre contourne l'intérieur du monument et laisse, au centre, une enceinte surmontée d'une coupole en fer couverte en métal. L'éclairage a lieu par un œil de 10m,70 et huit grandes fenêtres placées dans les courbes du dôme, le tout vitré.

gées des trains, jusqu'à ce que les destinataires auxquels elles sont adressées viennent les chercher avec des voitures.

La forme ordinaire d'une halle à marchandises est celle d'un bâtiment rectangulaire donnant, par un de ses longs côtés, sur la voie de service, de l'autre, sur la cour à marchandises.

Une disposition souvent adoptée est celle qui est représentée par la fig. 1561 :

Fig. 1560.

La halle au blé a été construite par l'architecte Camus, de Méziéres; son érection commença en 1762. Après son achèvement, la place réservée aux blés et aux farines fut reconnue insuffisante et l'on voulut utiliser la cour au moyen d'échoppes fort incommodes. On conçut depuis la pensée de couvrir cette cour qui a 39 mètres de diamètre par une coupole en bois, selon le système de Philibert Delorme. Ce comble fut exécuté, mais brûlé quelques années après. Rondelet proposa une voûte sphérique en maçonnerie. Des craintes inspirées par des mouvements qui s'étaient manifestés dans quelques parties de cette salle firent adopter une couverture en fer fondu, projetée et exécutée par l'architecte Bel langer.

2* Halles à marchandises, bâtiments qui, dans les gares de chemin de fer, sont destinés à recevoir les marchandises déchar-

Fig. 1561.

la voie de service est comprise dans l'enceinte fermée du bâtiment et les camions sont abrités, sur le côté opposé, par le prolongement du toit en une forte saillie.

Le sol de la halle ou quai tantôt s'arrête aux murs d'enceinte qui sont alors percés de baies fermées au moyen de portes roulantes, tantôt se prolongent à l'extérieur, en trottoirs saillants terminés à leurs extrémités par des escaliers en pierre ou en bois. Le quai est disposé à une hauteur telle que l'arête supérieure de sa bordure accostée par les wagons soit à 1 mètre audessus du rail, et que le niveau du côté abordé par les voitures de chargement ou de déchargement soit à une hauteur verticale deOm,90 à 1 m. au-dessus de la chaussée.

Le pavage en briques ou en pavés ordinaires, le dallage en pierre ou en asphalte sont les meilleurs modes de revêtement pour la plate-forme du quai. Les parois sont en galandages, en pans de bois et même simplement en planches. Il est bon de les faire en briques ou en maçonnerie de moellons, mais sans enduit à l'intérieur. Les combles s'exécutent en bois ou en fer et les couvertures avec les matériaux des localités avoisinantes.

Un bureau est adjoint à la halle. On le place soit à l'intérieur où on le construit

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