TÉ
Lorsque le tasseau recouvre un arêtier ou un faîtage, on l'évide en dessous suivant les faces inclinées du voligeage.
Pig. 2883.
d'un plancher en bois (fig. 2683) pour recevoir les bardeaux sur lesquels doit reposer l'aire.
Menuiserie. Petite tringle de bois fixée contre un mur ou sur les côtés d'une armoire pour supporter les extrémités des tablettes.
COUVERTURE. Tasseau de couvre-joint, tringle de bois sur laquelle on fixe les couvre-joints dans les couvertures en zinc.
On donne à la section de ces tringles la forme d'un trapèze A (tig. 2684) pour permettre aux feuilles de zinc poussées par les dilatations transversales de glisser suffisamment sur ses faces inclinées.
Fig. 2684.
Tassement, s. m. — Effet que produit la pression des matériaux dans un bâtiment, effet qui a lieu partout d'une manière égale lorsqu'on a élevé les constructions sur un terrain uni et de même nature. Cet effet se produit inégalement soit lorsque le terrain n'a pas partout la même consistance, soit lorsque les matériaux, par leur diversité, présentent des parties de construction beaucoup plus lourdes que les autres.
La compressibilité du terrain, l'épaisseur plus ou moins grande des joints du mortier sont des causes de tassement; mais c'est surtout son inégalité qui est dangereuse, parce qu'elle peut être la cause de ruptures et de désunions qui entraînent la ruine de l'édifice.
Dans les terrassements, les terres de déblais foisonnent d'abord, c'est-à-dire occupent un plus grand volume; puis, sous l'action de la pesanteur, les vides se comblent et ces terres éprouvent un tassement.
Tasser, 1° v. n. — On dit que des terres, qu'une construction tassent (voy. Tassement),
2° v. a. Tasser des terres, les pilonner (voy. ce mot).
Té, s. m. — 1° Double règle composée de deux branches dont Tune s'assemble au milieu de l'autre à angle droit.
Les dessinateurs se servent du té en faisant glisser la plus courte branche le long d'une planche à dessin ; l'autre branche est la règle proprement dite qui sert au tracé des lignes droites.
2u Ferrure ou équerre ayant la forme d'un T qui se place sur les croisées, le
TEINTURE
Persiennes et autres menuiseries pour en consolider les assemblages.
On donne encore ce nom à toute pièce dont la forme ou la section est en T : fer à té, fer à simple ou à double té.
3° Les fumistes nomment ainsi un bout de tuyau qui en porte un autre en travers de manière à former un T et dans les branches duquel s'emboîtent d'aulres parties de tuyaux.
Ils appellent té à débouchure un bout de tuyau en forme de T dont la branche inférieure est fermée dans le bas par une boite que Ton retire à volonté pour ôter la suie et nettoyer le tuyau.
Le té à abat-vent est une mitre (voy. ce mot) en forme de T.
Tegula. — Nom que les Romains donnaient à un genre de tuile plate (voy.
Tuile).
Teinte, s. f. - Ton ou nuance que Ton obtient par l'application de couleurs simples ou composées.
On appelle : teinte plate une teinte uniforme; teinte vierge, une teinte qui est formée du mélange d'une seule couleur et de blanc; demi-teinte, une teinte qui est faible ou qui présente une nuance moyenne entre deux couleurs placées l'une dans la lumière, l'autre dans l'ombre.
Teinte dure, terme qui s'applique au blanc de céruse calciné d'abord à un feu modéré jusqu'à ce qu'il ait pris un ton jaune, puis broyé à l'huile et détrempé à l'essence.
On l'emploie dans les fonds que l'on veut poncer et polir, notamment pour asseoir la dorure à l'huile. Cette teinte dure prend le nom de mixtion.
La teinte dure employée pour la dorure sur apprêt est composée de sanguine, de blanc de céruse et de tôle calcinés, broyés à l'eau et détrempés à la colle mêlée de blanc de Meudon.
On fait encore de la teinte dure avec du blanc de céruse non calciné, que l'on broie très-fin et qu'on détrempe à l'huile grasse pure.
Teinture (des bois) (voy. Coloration des bois).