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TÉLÉGRAPHE

Tek, s. m. — Arbre des Indes qui fournit un bois employé aux constructions par les habitants de ces pays.

On ne l'importe en Europe, que pour s'en servir dans les constructions navales.

Télamons (voy.. Atlantes).

Télégraphe. — 1° Outil de menuisier qui est composé (fîg. 2685) de deux

Fig. 2685.

branches dont l'une est mobile autour d'un axe fixé sur le milieu de l'autre.

Le télégraphe sert à tracer sur le bois des lignes de toute inclinaison.

La grande branche de cet outil peut être une lame d'acier (11g. 2686).

Fig. 2686.

2° Système de correspondance à des distances plus ou moins éloignées.

Les télégraphes ont été d'abord aériens; on dresse même encore aujourd'hui, sur certains points élevés du sol, collines ou édifices, des mâts à signaux.

Les sémaphores (voy. ce mot) ne sont autre chose que des télégraphes aériens.

L'application de l'électricité à la télégraphie a supprimé les distances. De plus le télégraphe électrique est un accessoire indispensable de la locomotion à la vapeur. Aussi ce mode de correspondance est il l'objet d'une installation toute spéciale dans l'établissement des lignes de chemins de fer.

Le service télégraphique se compose, d'une manière générale, d'un appareil de production des signaux, appelé manipulateur, d'un appareil de transmission ou circuit électro-dynamique, enfin d'un appareil de reproduction des signaux ou récepteur.

Le circuit, dont nous ayons seulement à nous occuper dans cet ouvrage, est composé de fils de fer supportés le long de la voie par des poteaux appelés poteaux télégraphiques et que l'on fait en bois ou en fer (Voy. Poteau).

Les sonneries électriques établies dans les habitations pour correspondre d'une pièce ou d'un étage à l'autre sont des espèces de télégraphes (voy. Sonnerie).

Témoin, s. m. — Éminence de terre, en forme de pyramide tronquée, que les terrassiers laissent de distance en distance quand ils font une fouille, en coupant le terrain par des hauteurs inégales. Les témoins servent au métreur pour l'estimation des terres enlevées.

Temple, s. m. — Nom que l'on donne, en général, à tous les édifices consacrés au culte de la divinité et particulièrement aux monuments religieux des peuples anciens.

Les édifices qui ont celte distinction chez les chrétiens ont reçu le nom d'églises (voy. ce mol). Nous ne traiterons donc dans cet article que des temples de l'antiquité ou temples proprement dits.

Nous commencerons cette étude par les monuments sacrés de l'Inde, non pas qu'on puisse les considérer comme remontant à l'époque la plus reculée, mais parce que de tous les temples dont nous parlerons ensuite ce sont ceux qui s'éloignent le plus de nous par leurs formes et par J 'esprit dont ils témoignent.

Ces édifices se divisent en trois classes : Les temples souterrains, les rochers taillés et sculptés et les pagodes en matériaux rapportés.

On trouve des temples souterrains dans les lies de Salsette et d'Éléphanta (district de Bombay), à Ellora (district de Madras), dans l'Ile de Geylan. Le temple d'Éléphanta est creusé dans une roche dont la masse est soutenne par des colonnes qui y sont

réservées. L'excavation principale a 42»,25 de profondeur sur 40m,60 de largeur. Le plafond, richement sculpté, est soutenu par des piliers composés d'une base carrée haute et large, d'un fût rond, cannelé, renflé vers le tiers de sa hauteur et d'un chapiteau également cannelé ayant la forme d'un coussin aplati (voy. Chapiteau). Une grande partie des murs est décorée de figures humaines colossales sculptées en haut relief.

A l'extrémité du souterrain se trouve une sorte de niche ou pièce obscure qui renferme un buste colossal en ronde-bosse à six bras et trois têtes, représentant la trinité hindoue, Brahma, Vichnou et Siva. De chaque côté de la niche est un gardien ou statue gigantesque de 5m,20 de haut.

Les excavations de Ganarah, dans l'Ile de Salsette, se composent de quatre étages de galeries conduisant à de nombreuses salles, dont la principale a 25m,60 de long sur 12m,20 de large et dont le plafond est formé par le rocher taillé en dôme.

Les plus remarquables des monuments de ce genre sont les excavations d'EUora, réunion de constructions très-nombreuses, en partie souterraines et en partie à ciel ouvert, taillées dans une montagne de granit rouge et s'étendant sur une étendue de près de 8 kilomètres.

Le plus célèbre de ces édifices est le Rélaça, temple dédié à Siva, et qui n'est pas creusé dans le roc, mais élevé à fleur de terre. C'est une vaste enceinte à laquelle on arrive par une galerie en portique, longue de 29 mètres et large de 42 mètres. Cette cour est fermée de trois côtés par une galerie semblable et au milieu s'élève un temple de forme pyramidale et flanqué d'éléphants colossaux.

On y voit, en outre, des chapelles, des ponls, des espèces d'obélisques, et tous ces édifices forment, en réalité, un monolithe de porphyre. Toutes les surfaces sont des statues et des sujets en reliefs prononcés relatifs à la mythologie hindoue.

Les édifices construits à ciel ouvert et que nous appelons pagodes ne sont pas seulement des temples ; ils renferment, en

TEMPLE. — Il

général, dans leur vaste enceinte des palais, des jardins et ne diffèrent surtout entre eux que par l'étendue, la hauteur et l'ornementation (voy. Pagode).

Dans tous ces édifices, dont le style, ne se rapporte, il est vrai, à aucun autre, et qui témoignent d'une organisation puissante et d'une civilisation avancée dans certains points, on ne retrouve cependant la trace d'aucun plan visible ; aucun ordre saisissante n'y régne; au milieu d'une abondance et d'une richesse inouïes de formes de toute espèce, on ne voit pas se détacher clairement la pensée de l'architecte et l'immensité des efforts produit sur l'esprit une impression plutôt étrange que grandiose.

Il n'en est pas de même des monuments religieux de l'Egypte, qui ont généralement l'apparence d'une pyramide tronquée, dont l'aspect est imposant par la niasse, trapu, carré par la forme et sévère, quoique riche, dans l'ornementation. Le voyageur se sent fortement impressionné; il reconnaît au caractère de force et de grandeur qui apparaît dans ces temples l'idée de l'immutabilité, conséquence du sentiment religieux des Égyptiens, qui croyaient à l'immortalité de l'âme et désiraient celle de la matière.

Aussi dans ces édifices les pierres les plus résistantes sont-elles employées à profusion et dans les conditions les plus favorables à la stabilité; les blocs sont, pour la plupart, de grandes dimensions, les plafonds sont supportés par des colonnes nombreuses et massives, les murailles extérieures sont épaisses et, comme pour ajouter encore à l'évidence de cette inébranlable solidité, la largeur des bases est augmentée encore par une inclinaison en talus qui donne à tous ces monuments une tendance à la forme pyramidale.

Le plan des temples varie peu, quelle que soit leur grandeur; les différences qu'on y remarque ne sont que dans la proportion et dans les détails.

Strabon nous a laissé une description des temples égyptiens dont l'exactitude est aLtestéepar tous les monuments de ce genre

encore assez bien conservés pour que l'on puisse en reconnaître la. disposition. Le

fc'ig. Ï687.

temple d'Edfou, dont nous donnons le plan (tig. 2687), peut servir de guide dans la description de Strabon :

Ce temple, consacré à Osiris, a la forme d'un parallélogramme de 138 mètres de long sur 45 mètres de large. La façade en est formée par un pylône {voy. ce mol) qui a 69 mètres de base. Dans cette première masse sont pratiqués des escaliers communiquant à des chambres et à des terrasses ou plates-formes. Le parvis intérieur de l'enceinte, disposé en gradinss'élevanten pente douce jusqu'à lu hauteur du temple, est entouré, sur trois côtés, de portiques soutenus par trente-deux colonnes, puis bordé sur le quatrième coté de la façade du pronaos, fermé de murailles sur trois sens et pourvu de colonnes disposées en quinconce, qui forment sept entre-colonnemeots sur la face, celui du milieu étant plus large que les autres. Ces entre-colon nements sont fermés par des murs environ aux deux cinquièmes de la hauteur des supports.

Aux deux colonnes du milieu sont adaptés

deux dosserets pour recevoir les portes du temple.

La porte du fond de ce péristyle donne accès à une salle ou naos distribuée par douze colonnes également en quinconce. A la suite se trouvent deux salles intermédiaires ,1a première communiquant aux passages et escaliers desservant les chambres qui sont au-dessus, ainsi que la terrasse dont tout l'édifice est couvert. Enfin on arrive au sanctuaire, entouré de corridors qui donnent accès à une cour spéciale.

Les pierres qui forment le plafond ont de 3 à 6 mètres de longueur et quelques-unes jusqu'à 2 mètres d'épaisseur. Les plus grosses colonnes ont plus de 6 mètres de circonférence à la base. Les murs sont recouverts extérieurement et intérieurement de sculptures et d'hiéroglyphes représentant des scènes religieuses.

Les proportions colossales de cet édifice ainsi que des autres monuments de l'ancienne Egypte, les nombreux supports que ces édifices renferment, les vestibules peuplés de statues, les dessins creusés dans les murailles, tout contribue à produire une impression grandiose et mystérieuse que rend plus saisissante encore l'emploi des couleurs les plus vives harmonieusement associées à la sculpture. Ajoutez à cela l'effet produit par ces statues colossales, ces obélisques qui se dressent devant les façades et ces immenses avenues de sphinx à proportions gigantesques qui conduisent aux portes d'entrée.

Ce caractère de grandeur et de mystère imprimé aux édifices élevés à ciel ouvert sur le sol de l'antique Egypte se trouve également porté au plus haut degré dans les temples souterrains ou spéos (voy. ce mot).

Mais ce qui est le défaut essentiel de cette architecture, comme de celle de l'Inde, c'est le manque de liberté ; c'est la consécration de ces formes imposées à l'artiste égyptien par la caste sacerdotale, qui a tracé autour de lui comme un cercle étroit et infranchissable.

Tout autre est le caractère des édifices religieux de la Grèce qui, s'ils rappellent

quelques types empruntés tout d'abord à l'art égyptien, témoignent du goût et du sentiment que les Hellènes possédaient de la beauté dans les formes, de leur amour du grand et du vrai dans les idées comme dans leur expression.

Ce qui frappe à première vue l'esprit de l'observateur dans les temples grecs c'est le cachet de grandeur monumentale obtenu, non pas, comme en Egypte, par l'étendue de l'ensemble et les dimensions des détails, mais par de nobles et harmonieuses proportions, par la rectitude sévère des formes, la pureté des détails, enfin par un génie admirable d'invention et une délicatesse exquise d'exécution.

Ces temples étaient presque tous élevés sur un plan uniforme, en parallélogrammes réguliers, ornés de frontons décorés de riches sculptures représentant des combats et des sacrifices, avec des portes occupant le milieu. Les deux divisions essentielles du plan de ces édifices sont le pronaos ou portique plus ou moins étendu qui se retournait parfois sur les faces latérales et sur la face postérieure de manière à entourer l'édifice; le naos, qui était généralement couvert; quelquefois il ne Fêtait qu'en partie; on y plaçait la statue du dieu.

Le naos ou cella des Romains pouvait aussi être double et quelques-uns de ces édifices avaient une quatrième partie appelée opisthodome ou arriére-maison, où l'on plaçait le trésor (voy. Cella, Opisthodome).

Certains temples possédaient des colonnades intérieures ; d'autres étaient précédés ou entourés d'une enceinte bordée de portiques appelés périboles.

Selon Vitruve, les temples grecs se divisaient en plusieurs classes que l'on distingue entre elles par la disposition du plan et le nombre des colonnes :

1° D'abord par la disposition du plan : le temple à antes que Vitruve appelle templum in antis (voy. Ante); puis les temples prostyle, amphi-prostyle, périptére, pseudopériptére, diptère, pseudo-diptère (voy. ces mots).

2* Par le nombre des colonnes sur la

feçade à fronton : les temples tètrastyle, hexastyle, octastyle, décastyle, dodécastyle (voy. ces mois).

On distingue encore les temples grecs par la largeur de Tentre-colonnement de leurs portiques. Ainsi on les appelle temples systyle, enstyle, diastyle, aréostyle (voy. ces mots).

Les temples dont le naos n'était pas entièrement couvert constituaient une espèce particulière d'édifices que Ton appelait temples hypéihres. Le Parthénon était de cette catégorie.

Nous nous arrêterons un instant sur

Fig. 2688.

cet édifice, considéré comme le plus parfait et le plus beau monument d'architecture

qui soit encore sorti de la conception de l'homme.

D'après la plupart des auteurs, la construction de ce tempte, commencée en l'an 448 avant l'ère vulgaire, fut terminée seulement en 458, Ictynus et Gallicratès en furent les

architectes.

Le Parthénon est entièrement construit en marbre blanc, tiré de la montagne Pentélique, qui est voisine.

Ce temple esthypéthre,comme nous l'avons dit plus haut; il est, en outre, dorique, octastyle et périptére, ainsi qu'on le voit sur le plan (fig. 2688), fait à l'échelle de 0»,0018 pour mètre. Ce plan montre les deux divisions intérieures, la plus grande étant le naos, dont la longueur est de 47m,30 et la largeur 21a,70; la seconde, Popisthodome. Une remarque importante, due à M. Traders, c'est que les colonnes sont inclinées vers l'intérieur du temple, de sorte que celles des angles ont une inclinaison double pour contrebuter plus efficacement la poussée de l'édifice. Les colonnes n'ont point de base, comme on le voit sur la fig. 2689 i, qui représente l'état actuel de la façade principale de cet édifice, façade qui, contrairement à l'usage adopté pour les temples grecs, était tournée à l'orient.

La hauteur des colonnes, y compris le chapiteau, est de 10m,30, leur diamètre de 1m,72; celles des angles ont lm,90 de diamètre. Ces colonnes sont cannelées à vive arête; le chapiteau est fort simple et n'a point d'astragale; quatre filets le réunissent au fût.

Le soubassement sur lequel reposent les colonnes est formé de trois degrés très-élevés qui servent de stylobate à tout le monument.

Une particularité reconnue par messieurs Fuentc et Travers et vérifiée avec la plus grande exactitude par M. Penrose, c'est que ce stylobate n'offre pas une ligne parfaitement horizontale, mais une courbe légèrement convexe.

L'entablement suit cette môme courbe, et sa face forme une ligne concave sur

1 P. Chabat, Fragments d'architecture.

TEMPLE. — i:

chaque côté, de sorle que les angles, au lien d'être droits, sont un peu aigus, disposition qui caractérise spécialement le génie des Athéniens et qui avait pour objet d'a-

jouter encore à la solidité du temple, en opposant à l'écartement une plus grande résis tance vers le centre des grandes lignes. On remarquera que le portique est double sur

chacune des façades, les colonnes du second rang étant d'un diamètreun pen plus faible que celui des colon nés extérieures.

Au dedans du temple était disposée, sur trois cotes, une galerie formée de deux ordres superposés et qui est aujourd'hui détruite.

L'opisthodome était soutenu par quatre colonnes de mêmes dimensions , selon Stuart, quenelles du petit ordre du péristyle.

Le fronton du temple était décoré de sculptures en ronde-bosse; sur le tympan oriental était représentée, avec tout ce qui s'y rapportait, la naissance de Minerve- Athénée, a qui était consacré l'édifice.

Le fronton occidental retraçait la vicloire d'Athénée sur Poséidon.

La frise représentait les Panathénées et contenait environ trots cent vingt figures, dont le peu de relief était savamment calculé pour produire de l'ell: à la hauteur de 12 métrés où elles étaient placées.

Dans la partie découverte du naos se trouvait la statue de Minerve, en ivoire el en or, de 12 mètres de haut.

Tel était ce monument, qui a passé, à juste titre, pour le chef-d'œuvre des architectures ancienne et moderne.

Les temples couverts étaient surmontés d'un comble en charpente et la couverture était formée de tuileset quelquefois de dalles de marbre.

Parmi les ordres d'architecture qui étaient employés à la construction des temple* grecs, celui que l'on trouve le plus souvent appliqué est l'ordre dorique (voy. ce mol), dont la mâle simplicité inspirait le mieux le respect et le recueillement.

Toutefois les temples qui, par leur destination, exigeaient une expression moins sévère étaient, en général, d'ordre ionique, tel était celui de Diane à Êphése.

C'est par un examen récent et plus consciencieux de ces mouumenlset des fragments

trouvés au milieu des décombres que l'on a reconnu que ces édifices étaient recouverts de peintures, tant à l'extérieur qu'à l'intérieur. La polychromie des temples grecs, comme celle des temples égyptiens, est un fait que ces recherches ont mis aujourd'hui hors de doute.

Des portes et des ornements en bronze ajoutaient à la décoration de ces monuments. Les parois intérieures en étaient souvent recouvertes de peintures allégoriques; des statues parfois colossales et formées des matières les plus précieuses, telles que le marbre, l'ivoire et l'or, occupaient le sanctuaire. En un mot les temples grecs réunissaient la simplicité la plus monumentale et la plus imposante à la magnificence la plus recherchée.

Cette perfection ne se trouve plus chez les Romains, dont les premiers monuments furent élevés d'après les règles de l'art étrusque et qui devinrent, plus tard, les élèves des Grecs. Au premier de ces peuples ils empruntèrent Tordre toscan et au second les ordres dorique, ionique et corinthien, auxquels ils firent subir d'importantes modifications.

Recherchant plutôt l'effet produit par la richesse de l'ornementation que celui qui est dû à la pureté et à la simplicité de la forme, ils employèrent, de préférence, l'ordre corinthien, auquel ils associèrent même fréquemment l'ordre ionique, de manière à former un nouvel ordre essentiellement romain, l'ordre composite (voy. ce mot).

Les temples, quant à la disposition, offrent une grande analogie avec ceux des Grecs. Le temple de Jupiter Stator, élevé sur le Forum, et dont la fig. 2690 représente le plan, était peut-être le plus beau monument d'ordre corinthien qui eût jamais existé. Il n'en reste aujourd'hui que trois colonnes, qui ont 14m,50 de hauteur et lm,47 de diamètre à la base. Rome ne devait renfermer qu'un très-petit nombre de temples ioniques; les deux seuls dont il reste encore des vestiges sont les temples de la Fortune virile et celui delà Concorde.

Nous insisterons particulièrement sur les édifices de ce genre, qui diffèrent de ceux

dont nous avons parlé à propos des Grecs.

Fig. 2690.

Le Panthéon d' Agrippa, à Rome, est encore

Fig. 2691.

debout, grâce à sa disposition, qui a permis

de le convertir en ëgliee. Cet édifice est précédé d'an portique de hait colonnes de face qui soutiennent un entablement et un fronton. L'intérieur du temple est un cercle parfait (flg. 2691).

Comme exemples de temples circulaires nous citerons encore ceux de Vesta, à Rome

Pîg. Ï89t.

et à Tivoli. Celui qui est élevé dans cette dernière ville est représenté en plan par la flg. 2692.

Ce monument était entouré d'une galerie de dis-huit colonnes dont six seulement ont résisté à la destruction.

Fig. 2893.

On accédait a ce portique par un escalier de quelques marches. Les colonnes étaient d'ordre composite. Le mur de la

TENAILLE, cella devait être surélevé pour porter la coupole centrale, car les proportions légères de l'édifice ne permettent pas de croire qu'un dôme plus étendu eût jamais couvert à la fois le sanctuaire et la galerie. La fig. 2693 ' représente l'état actuel de ce petit temple.

Ici nous terminerons l'aperça général que nous nous étions proposé d'offrir au lecteur sur les temples de l'antiquité. Nous mentionnerons seulement, à cause de leur célébrité, tes édifices religieux de Ualbek et de Palmyre dont les ruines existent encore aujourd'hui et qui sont rapportés généralement, sur l'autorité d'un fragment de Jeao d'Antioche, au régne d'Antonio, le Pieux. Le style des temples dont ou voit encore les vestiges prouve combien l'art était en décadence à l'époque de leur construction ; on y remarque surtout des blocs de pierre d'une grandeur prodigieuse; un, entre autres, mesuré par Burckardt dans les ruines de Balbek et qui a 55m,50 de longueur sur 3m,65 de largeur et autant d'épaisseur.

Cette pierre serait une des masses les plus considérables qu'ait jamais remuées la main de l'homme.

Ténacité1, s. f. — Résistance que les corps opposent a la rupture et qui se remarque surtout dans les bois et les métaux. De ces derniers le plus tenace est le fer : an fil de 0D,002 de diamètre ne se rompt que sous une charge de 249 kilogrammes.

Tenaille, i. f, — Outil composé (llg. 2694) de deux branches réunies en-

•De

Fig. 369».

;mble par un clou rivé formant un axe

* P. Chabnl, Fragment! d'architecture

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