TERRA MERITA
On distingue plusieurs espèces de térébenthines proprement dites :
La térébenthine de Bordeaux, appelée aussi barga et galipot et qui est un mélange trèspur de résine et d'essence recueilli sur les incisions mêmes du pin,
La térébenthine de Venise, d'Alsace, qui provient du pinus pieea,
La térébenthine ordinaire ou des Vosges, extraite du punis larix,
La térébenthine d'Amérique,
La térébenthine de Hongrie,
La térébenthine de Chio,
La sandaraque, tirée des genévriers d'Espagne et qui est la base de tous les vernis à l'alcool,
Les baumes du Canada, de la Mecque et de CopahUj
La colophane ou arcanson (voy. ce mot).
La paille à travers laquelle on a filtré les térébenthines, les tonneaux dans lesquels on les a renfermées et, en général, tous les résidus des préparations qui ont servi à donner les différentes espèces de térébenthines contiennent une certaine quantité de résine et de térébenthine qu'on emploie pour la préparation du brai gras.
Le brai sec ou résine commune s'obtient au moyen de la colophane.
Terme, *. m. — Ce mot dérivé du grec terma et du latin terminus, signifiant, dans ces deux langues, fin, but, borne, extrémité d'un lieu, désignait, à l'origine, une simple borne, une pierre carrée ou une souche qui marquait les limites de chaque propriété.
Les Romains firent un dieu de ce signe protecteur et y placèrent une tète. Cette effigie devint donc le symbole de Pimmobilité et figura comme tel dans les compositions des arts, en particulier de l'architecture.
C'est ainsi qu'on voit le terme, c'est-à-dire une tète ou un buste, placé sur un socle quadrangulaire et allongé appelé gaine remplacer, comme supportées pilastres, les atlantes et les cariatides (voy. ces mots).
Terra mérita. — Couleur que l'on extrait d'une plante et qui est d'un jaune mat et foncé.