TERRASSE. - L
fameux jardins suspendus de Babylohe, qui ne pouvaient être que des amas? de terres maintenus par des épaulemenls"en maçonnerie, dans ces mausolées colossaux comme celui d'Auguste, qui se composait de terrasses superposées eu étages solidement construits.
Lee modernes font des terrasse* des ou- Trages d'embellissement ou d'utilité. Dans ces sortes de travaux, tantôt l'on profite des inégalités naturelles du sol, taotsi on exécute l'ouvrage en terres rapportées et accumulées. La terrasse la plus célèbre que l'on puisse citer aux environs de Paris est la terrasse de Sain t-Germain-eu- Lave aussi remarquable par sa longueur et sa situation que par la grande étendue de pays que l'on découvre de ce point. Le jardin des Tuileries, à Paris, présente aussi une terrasse soutenue par un mur de revêtement eu pierre de taille.
Les remparts des villes fortifiées sont exécutés en terrasse.
3* On appelle couverture en terrasse une couverture qui présente, au lieu de toits en pente, au sommet d'un édifice, une surface plane, dressée et supportée par les mors.
Dans certains pays ce genre de couverture est le seul employé. Les peuples antiens et modernes de l'orient et du nord de l'Afrique font aussi usage des plates-formes.
Les témoignages des écrivains anciens attestent également l'emploi de terrasses chez les Grecs et chez les Romains.
De nos jours les Italiens font un usage général de ce mode de couverture; il y a certaines villes de la péninsule dont toutes les maisons sont terminées par une terrasse que borde un parapet et dont le sol est formé an moyen d'un enduit épais de
Eu France ou bit peu de terrasses et on les exécute, soit en dalles très-minces, soit en hourdis de plâtre recouvert de tables de plomb. Le premier système a l'inconvénient d'exiger un grand nombre de joints qui, selon la nature du mortier employé, occasionnent de fréquentes désunions, par où s'opèrent des flltrations d'eau.
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Le second système nécessite des joints formés par un petit ourlet que le pied écrase bientôt ou par une soudure. Dans ce dernier cas, les tables se crevassent par l'effet de la dilatation à laquelle on fait obstacle.
On peut remédier à cet inconvénient eu
Fig. S697.
formant le joint comme l'indique la flg. 2697.
On donne aux tables de 2 à 4 mètres au plus de longueur, une épaisseur de 0",0025 an moins. Les joints sdbt faits avec deux tasseaux en bois feuilles et noyés dans la pente en plâtre. On les garnit en plomb avec des rebords façonnés en agrafes et logés en feuillures, que l'on attache avec des pattes. Les tables de plomb formant la couverture tombent dans ces joints creux par-dessuB des bandes d'égout en zinc ou en cuivre clouées sur les tasseaux.
2» Partie tendre qui se présente par veines dans un bloc de marbre ou dans une pierre dure.
Terrassement — 1° Synonyme de terrasse.
2* Ce nom s'applique anx ouvrages mêmes qui sont exécutés en terre.
Terrassier, s. m. — Ouvrier employé à l'exécution des terrassements.
Entrepreneur de terrasse.
Terrazzi. — Nom que l'on donne à des carreaux ou dalles employés pour revêtir le sol des vestibules et des appartements.
La fabrication de ces carreaux, très-usités autrefois à Venise, a été reprise récemment par une usine fondée à Padoue (Vénélie). Ce sont des ciments de différentes couleurs arec incrustation de fragments de roches.
On obtient ainsi des dallages qui résis-
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tent très-bien au frottement et dont les dessins ne changent pas par l'usure.
Terre, s. f. — Nom donné, en général, à la matière qui forme le sol ferme.
Considérée sous le rapport qu'elle peut avoir avec cette partie de l'art de bâtir que l'on nomme la terrasse, la terre est une substance minérale et inodore, tantôt pure, tantôt mélangée à d'autres matières. Dans le premier cas , c'est une matière sèche , opaque, friable, insoluble dans l'eau, qui la pénètre facilement, l'étend et la rend ductile et constituant la terre végétale.
Dans le second cas, les corps étrangers sont les sables, graviers et cailloux, glaises, chaux, argiles, craies et marnes, etc.
Ces différents mélanges fournissent des terres pesantes ou légères, poreuses ou compactes, molJes ou dures, rudes ou douces au toucher, de couleurs très-diverses dues aux parties minérales ou métalliques qu'elles renferment, à saveur douce, acre ou astringente, provenant des sels, à odeur agréable ou fétide, effet des particules aromatiques, huileuses et salines dont elles sont pénétrées.
En outre, selon que les terres s'imbibent d'eau plus ou moins facilement, on les dit grasses, tenaces ou ductiles. Il en est aussi dont les éléments n'ont point d'adhésion et donnent à la masse l'aspect du sable ou de la cendre.
Ces terres ont chacune différentes propriétés et servent à divers usages. On appelle : Terre argileuse la terre dont on se sert pour faire des briques et autres ouvrages (voy. Argile, Brique, Poterie, Tuile) ;
Terre franche, une espèce de terre grasse, argileuse, jaune, sans gravier et que l'on emploie pour hourder les murs, Jes pans de bois, faire de la bauge, etc. Les fumistes n'utilisent que cette sorte de terre ;
Terre glaise, une terre argileuse dont on forme le fond des bassins ;
Terre maigre, une terre sablonneuse que l'on mêle quelquefois avec de la terre trop grasse;
Terre massive, une terre que l'on considère comme étant entièrement solide, sans aucun vide;
TERRE
Terre naturelle ou terre vierge, une terre qui n'a point encore été remuée ni fouillée;
Terre rapportée, une terre qui a été transportée d'un heu à un autre, soit pour combler des fossés ou des bas-fonds, soit pour élever des terrasses ;
Terre jectisse, une terre qui a été fouillée, remuée et jetée à la. pelle ;
Terre forte, une terre humide, contenant de petites pierres ou du caillou et de l'argile.
Voici quelques chiffres indiquant le poids du mètre cube de certaines terres :
Terre végétale, 1214 à 1285 kilogr.
Id. forte graveleuse, 1357 à 1428 kilogr.
Grosse terre mêlée de sable et de gravier, 1860 kilogr.
Terre mêlée de petites pierres, 1910.
Id. grasse mêlée de cailloux, 2290.
On emploie pour faire du mortier hydraulique une espèce de terre, dite de Hollande, provenant des environs de Cologne, qui se cuit comme le plâtre et que l'on réduit en poudre en l'écrasant avec des meules.
Les terres qui renferment des oxydes métalliques sont utilisées dans la peinture ; on emploie particulièrement, pour faire des couleurs brunes :
1° La terre d'Ombrie, ainsi nommée parce qu'on la tirait autrefois de VOmbrie, province des anciens Romains. C'est de l'argile mêlée d'oxyde de fer et d'oxyde de manganèse qui se présente en fragments bruns, d'un aspect gras à l'intérieur et qui prend une teinte brune et rougeâtre quand on la chauffe. On l'emploie à l'état naturel ou calcinée. Dans la peinture en détrempe ou à l'huile on la mélange ordinairement avec de la chaux éteinte ;
2° La terre de Sienne, terre argileuse fortement chargée d'oxyde ferrugineux et que le commerce livre soit à l'état naturel, soit brûlée ou calcinée.
La terre de Sienne naturelle, réduite en poudre et exposée à l'air, prend une teinte jaune olive.
La terre de Sienne brûlée est, en général, rouge foncée ; on l'emploie à l'eau ou à l'huile. Les peintres en bâtiment s'en servent particulièrement pour imiter la nuance et les veines du bois d'acajou ;