TÊTE
3° La terre de Cologne, dite aussi terre de Cassel, terre argileuse plus brune et plus bitumineuse, plus chargée de fer que Ja terre d'Ombrie et que Ton emploie à l'huile et en détrempe.
Ou donne le nom de terre bolaire au bol d'Arménie (voy. fce mot).
Terreau, s. m. — Mélange de terre et de fumier consommé et pourri. On s'en sert dans l'établissement des jardins. Le poids du métré cube est de 828 à 857 kilogrammes.
Terre cuite. — La terre argileuse cuite est employée soit à la fabrication des briques, des tuiles et carreaux (voy. ces mots), soit à l'ornementation des édifices.
Dés les temps les plus reculés on a fait usage, en architecture, de la terre cuite sous forme de statues ou de bas-reliefs, ou d'autres objets décoratifs.
Cet usage s'est conservé par tradition en Italie : les villes de Milan, de Pise, de Sienne, de Florence, de Venise, de Rome, de Naples et de ses environs, en fournissent des preuves nombreuses.
Au xvi* siècle, la terre cuite fut employée, dans les palais et les habitations particulières, à l'exécution d'ouvrages en compartiments de tout genre dont le fond était recouvert d'un émail de faïence diversement coloriée. Ce procédé fut appliqué à la décoration extérieure et intérieure.
Depuis longtemps les Arabes faisaient usage de terres cuites émaillées pour décorer les murailles des mosquées, lorsque Luca délia Robbia, au XVe siècle, fit de ce procédé un emploi tellement original que l'invention lui en fut attribuée. Les artistes de l'Italie propagèrent le goût de cet art en France; le fameux château du bois de Boulogne, démoli en 1793, avait été construit, sur les ordres de François Ier, par l'Italien Girolamo, qui décora cet édifice d'une prodigieuse quantité de bas-reliefs émaillés dont la terre cuite faisait le fond.
Terre-plein, s. m. — On désigne ainsi tout amas de terre rapportée entre des murs, soit pour faire des terrasses, soit pour servir de chemins de communication d'un lieu à un autre ou de boulevards dans les villes fortifiées.
Tête, s. f. — Ornement de sculpture figurant une tête d'homme ou d'animal.
L'emploi de ce genre de décoration se retrouve dans les chapiteaux assyrien et égyptien (voy. Chapiteau).
Les Grecs employèrent souvent la tête humaine comme ornement symbolique, particulièrement aux clefs des arcades. Les métopes qui séparent les triglyphes dans les temples d'ordre dorique furent souvent décorées de têtes de Méduse ou d'autres personnages mythologiques sculptées en hautrelief.
Les masques et mascarons (voy. ces mots) que l'on rencontre si fréquemment sur tous les monuments sont encore des preuves de l'emploi répandu de cette sorte d'ornementation. Tantôt les têtes sont isolées, tantôt elles sont rangées en ligne continue.
Les têtes d'animaux furent employées chez les Grecs et les Romains pour décorer soit des clefs d'arcades, comme à l'arc de triomphe de Rimini, soit des frises comme au tombeau qu'on appelle près de Rome la tour de Métella, ou bien encore des chéneaux en métal ou en terre cuite. Dans ce dernier cas, on faisait souvent usage de têtes de lion, qui servaient, en même temps, d'orifice pour l'écoulement des eaux.
La tête du bélier se trouve sculptée aux angles d'une infinité d'autels, de trépieds et de cippes de toute espèce, etc.
Les bucranes (voy. ce mot) accompagnés de bandelettes, de festons et de guirlandes, étaient un symbole caractérisant le lieu des sacrifices.
Les modernes ont conservé l'usage antique d'orner avec des têtes humaines les clefs des arcades dans les portiques. Les têtes d'animaux servent quelquefois à indiquer la destination de certains lieux; c'est ainsi que des têtes de chien sont souvent placées sur les chenils, des têtes de cerf ou de sanglier sur les portes d'un parc, des têtes de cheval sur les bâtiments d'écurie.
On donne le nom de tête à différents ouvrages de construction. Ainsi l'on appelle :
Tête de mur, ce qui parait de l'épaisseur I d'un mur dans une ouverture et qui est