TUMULUS
(voy. ces mots), occasionnée par la détérioration du liber et l'affluence de la sève en certains points. Quand un arbre est atteint de ces défauts, on n'en peut tirer des pièces de grande longueur.
Tumulus. — Mot qui vient du verbe tumeo signifiant être enflé, gonflé. Aussi a-t-on donné ce nom à une éminence naturelle de terre, comme un tertre, un lieu élevé, et par analogie, à Téminence factice produite par l'amoncellement des terres au-dessus d'une sépulture.
Le tumulus fut, en réalité, le tombeau primitif adopté à la fois par tous les peuples, et les plus vastes constructions sépulcrales n'en ont été, pour ainsi dire, que des imitations successives, des dérivés; chaque nation s'efforça même de surpasser en hauteur les tertres funéraires élevés par ses voisins.
C'est ainsi que les Lydiens érigèrent, sur le tombeau de leur roi Alyattes, père de Grésus, un tumulus qui, selon Hérodote, avait plus d'un kilomètre de circonférence. Le tombeau de Ninus, dit Diodore de Sicile, était si va£te et si élevé que de loin on le prenait pour la citadelle de Ninive. Homère parle de tertres placés près de Troie et recouvrant des sépultures.
Athénée, écrivain grec contemporain de Marc-Aurèle, rapporte que « dans les plaines de la Laconie, on voit des collines élevées de main d'homme, plus fréquentes en ce pays que dans tous les autres, et qui ont été construites avant la naissance des arts, pour servir de tombeaux à des chefs. »
Virgile parle des masses de terre élevées sur les os à demi consumés des guerriers tués dans le combat. Servius, commentateur de Virgile, donne à ces monticules le nom de Tumulus. Les sépulcres de l'ancienne Étrurie, même ceux qui sont revêtus de maçonnerie, sont de véritables tumulus .
Pallas, qui a parcouru les régions immenses de l'Asie, qui semblent avoir été le berceau de l'humanité, a vu partout des monticules coniques, monuments funéraires isolés ou réunis parfois en grand nombre sur un même terrain. On en retrouve sur les bords du Danube, chez les Scandinaves