‹ Dictionnaire des termes employés dans la construction (volume 5)Chapitre 549 sur 553 · VOIE · texte numérisé non relu

VOIE

évacuer, ces derniers étant pourvus de grillages qui empêchaient les poissons de sortir de l'eau.

Vivifier (le plomb). — Enlever l'oxyde qui recouvre le- plomb, en faisant fondre ce métal avec du charbon et des cendres que Ton écume ensuite.

Voie, s., f. — 1© Chemin, route. Nous avons donné à l'article Route des détails sur tout ce qui regarde la construction, l'établissement, l'exécution et même l'historique des grands chemins, c'est-à-dire des voies tant anciennes que modernes. Nous ne dirons ici que quelques mots sur les voies de chemins de fer.

Le système de voie le plus répandu en France et en Angleterre est ainsi composé : des rails en fer, dits à double champignon, symétriques, reposent sur des coussinets en fonte, dans lesquels, ils sont serrés par des coinsde bois; les coussinets sont eux-mêmes fixés, par l'intermédiaire de chevillettes en fer sur des traverses en bois, qui répartissent les pressions sur le sol et maintiennent l'écartement des rails. Cet ensemble est placé sur unecouche de ballast (voy. ce mot), qui forme un sol artificiel solide perméable, et facilement maniable. Telles sont les données générales du système.

On appelle accessoires de la vo\e les changements de voie (voy. Changement), les traversées de voie (voy. Traversée)^ les plaques tournantes (voy. Plaque).

On distingue dans les lignes de chemins de fer, les chemins à une voie et les chemins à deux voies. Dans ce dernier cas, il y a entre les deux voies ce que l'on appelle Ventre-voie dont la largeur est d'environ 2 mètres d'axe en axe des rails.

On donne différentes dénominations aux diverses voies disposées dans les gares et stations. Ainsi l'on appelle :

' Voies principales, celles qui sont réservées au parcours habituel et régulier des trains. On distingue la vote de départ et la voie d'arrivée, ou la voie montante et la voie descendante ;

Voies de garage, celles où se placent les trains de marchandises ou ceux de voyageurs pour laisser sur les voies principales

VOIRIE. - 1466

Je passage libre aux trains plos rapides ;

Voie$ de service, les voies par lesquelles les locomotires se rendent de leur dépôt à la tête des trains et de la gare au dépôt après leur service ;

Voies de remisage des wagons, celles que Ton établît dans les remises et dans les gares où il est important d'avoir une réserve de wagons, en cas d'affluence imprévue;

Voies de passage et de traversée, celles qui permettent d'aller d'une voie à l'autre, soit par les changements soit par les plaques.

Voies de chargement et de déchargement des marchandises, chevaux, bestiaux, voitures, etc.

Ces voies doivent former des groupes distincts, suivant qu'elles sont destinées au service des voyageurs, des marchandises, des wagons ou des locomotives.

2° Charretée d'un ou de plusieurs quartiers de pierre. On dit de même une voie de moellons, de plâtre, de gravois, etc.

3° Ouverture que pratique une scie dans la pierre ou le bois qu'elle débite.

Donner de la voie à une scie, c'est déverser alternativement de côté et d'autre les dents d'une scie, pour qu'elles forment une ouverture plus large et facilitent le passage de la scie.

Voile, s. m. — 1° Mot qui vient du latin vélum signifiant rideau, tenture de porte ou de fenêtre.

Les Romains appelaient aussi vélum ou velaHum les grandes tentures élevées audessus des théâtres, ou des amphithéâtres, ainsi que celles qui séparaient la scène du théâtre. Pour cette dernière acception on emploie aujourd'hui les mois toile et rideau.

2* On appelle surfaces de voiles une disposition que l'on adopte dans certains cas pour les planchers d'assemblage et qui consiste à tailler en dessous les solives, de manière à ce qu'elles présentent une surface courbe. On emploie ce moyen pour corriger le fléchissement des assemblages qui donne au plafond une forme convexe.

Voirie, s. f. — Mot par lequel on désigne tout ce qui concerne la police des voies par terre et par eau.

VOIRIE

La voirie a dans son ressort tout ce qui, dans les constructions, m un rapport direct avec la sûreté, la commodité et la salubrité publiques. Autrefois la voirie était confiée en France à des magistrats, à des seigneurs, à des moines justiciers qui n'avaient pour loi que leur volonté et qui agissaient tous sans direction commune. Ce fut Henri IV qui détermina d'une manière plus précise l'objet de ces fonctions en créant la charge de grand voyer de France. Mais ce ne fut qu'au xviu« siècle que Ton commença à dresser les plans de quelques routes principales pour être entretenues aux frais de l'État et qu'un arrêt ordonna aux trésoriers de France qui exerçaient alors, chacun dans l'étendue de sa juridiction, la charge de grand voyer, de faire exécuter ceux de ces plans qui recevaient l'approbation du roi. La même mesure, appliquée quelques années plus tard à l'occasion de l'élargissement des rues de Paris, amena la création de la chambre des bâtiments, qui avait pour fonction de faire la visite des constructions et qui est remplacée aujourd'hui par les commissaires voyer s.

Enfin la loi du 16 septembre 1807, ayant ordonné la formation de plans généraux pour toutes les routes entretenues aux frais de l'État, pour les rues de Paris et de toutes les villes du territoire, ces plans sont exposés dans les mairies afin que chaque intéressé puisse faire ses observations, ils sont ensuite modifiés, s'il y a lieu, arrêtés par le conseil de préfecture et approuvés définitivement par le ministre de l'intérieur.

L'exécution de ces plans est alors maintenue rigoureusement et devient la loi invariable à laquelle doivent se soumettre l'administration et les particuliers qui ont des propriétés dans les limites désignées *.

Les objets de police confiés à la vigilance et à l'autorité de l'administration et des municipalités, lesquelles nomment des architectes voyers pour les assister, sont : !• tout ce qui concerne les alignements ; 2° ce qui intéresse la sûreté et la commo-

t Toussaint, Code de la propriété.

VOIRIE

dite du passage dans les rues ; 3° le nettoiement, l'éclairage, l'enlèvement des décombres ; 4° la réparation ou la démolition des bâtiments menaçant ruine ; 5* Tinterdiction de rien exposer aux fenêtres, de

rien jeter, etc.

Ces attributions, déterminées par la loi du 24 août 1790, sont divisées en petite et grande voirie.

Appartiennent à la grande voirie toutes les communications d'un intérêt général, comme les routes nationales et départementales et les rues qui en font partie ou qui en sont la prolongation; le9 fleuves, rivières, canaux, navigables ou flottables ; les ports, havres, rivages de la mer; les chemins de fer.

L'administration de la grande voirie appartient aux préfets et aux conseils de préfecture. D'après les rapports des ingénieurs du département, des inspecteurs généraux, des commissaires voyers, le préfet donne les alignements, permet ou refuse de construire ou réparer, ordonne la démolition des constructions bordant la voie publique, autorise ou défend rétablissement des saillies.

L'administration des ponts et chaussées est chargée de l'exécution de ce qui concerne la grande voirie et du règlement de sa comptabilité.

En vertu d'un décret du 27 octobre 1808, il est établi que, pour Paris seulement, toutes les rues de cette ville sont assimilées aux grandes routes et que, par conséquent, elles sont dans les attributions de la grande voirie. Le préfet de la Seine s'occupe des travaux de communication par terre et par la navigation, du pavage et des trottoirs, de la délimitation des quartiers affectés à l'exploitation du gaz, de la construction et de l'entretien des égouts, de la distribution des eaux, de la consolidation des anciennes carrières, des constructions en général, de l'ouverture des voies nouvelles, de l'inscription des rues, du blanchiment et du numérotage des maisons.

La petite voirie comprend toutes les communications d'un intérêt purement local, comme les chemins vicinaux et commu-

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