‹ Dictionnaire des termes employés dans la construction (volume 5)Chapitre 550 sur 553 · VOLET · texte numérisé non relu

VOLET

naux, les cours d'eau non navigables ni flottables, etc.

Elle s'entend du pouvoir confié à l'autorité municipale de prévenir l'embarras de la voie publique dans l'intérieur des villes, en réglant les dimensions des étalages, la saillie des enseignes, des devantures de boutique, des bornes, etc. ; les limites et la durée des dépôts de matériaux dans les rues; le placement des échoppes, etc. À Paris toutes ces attributions appartiennent au préfet de police.

On distingue la voirie vicinale, pour les chemins sans habitations agglomérées et, pour les autres voies, la voirie urbaine, relative à la police des rues, places et chemins communaux, ainsi que des bâtiments qui les bordent.

Les contraventions aux ordonnances concernant la petite voirie sont du ressort des tribunaux de simple police.

Ce sont les conseils de préfecture qui connaissent, sauf recours au conseil d'État, de toute contravention aux règlements de grande voirie.

En matière de petite comme de grande voirie, toutes les questions de propriété et de servitude préjudiciellement soulevées, sont de la compétence des tribunaux civils. Volée, s. f. — 1° Hauteurà laquelle on élève le mouton d'une sonnette dans le battage des pieux.

2° Série d'un certain nombre de coups

de mouton donnés sur la tète d'un pieu.

3° Partie d'un escalier qui se projette

horizontalement en ligne droite (voy. JEs-

calier).

Volet, s. m. — Vantail en menuiserie pleine, qui sert à la fermeture soit de fenêtres ou de portes, soit de devantures de boutique.

L'usage des volets était très-répandu au moyen âge pour la fermeture des boutiques ; c'étaient généralement des panneaux formés de planches jointives reliées entre elles par des ferrures et qui s'ouvraient et se fermaient soit comme les vantaux ordinaires des croisées soit en abatants

(voy. ce mot).

Ces volets, suivant la largeur de la baie

VOLET. - t

à clore, étaient en un seul panneau ou en plusieurs panneaux réunis à charnières {voy. Boutique). Aujourd'hui encore ou emploie les volets brisés en feuilles su repliant les unes sur les autres (fig. 2860) et qui logeât dans des caissons bordant de chaque côté la devanture. Il y a de ces volets qui

Fig. 28S0.

sont détachés et que l'on tire des caissons pour les ppser à la suite les uns des autres. Les' volets servant à la fermeture des fenêtres se trouvent fréquemment aussi dans l'architecture du moyen âge. Ce sont également des panneaux pleins, en planches joinlives, reliées par des pentures tournant sur des gonds et se fermant au moyen de verrous ou targettes à poignée. On rencontre souvent des volets de ce genre en planches Ires-épaisses dans les constructions militaires de cette époque.

Fig. 18SI.

L'usage des volets en abalanl était aussi

très-répandu, particulièrement pour la fer-

ê — VOLET,

meture des meurtrières ou des créneaux.

Ces panneaux en madriers permettaient ans assiégés de tirer sur l'ennemi tout en étant protégés par l'abatant même contre les projectiles.

Il y avait les volets simples (fig. 2861) et

les volets doubles ; ces derniers permettaient

au tireur de se tenir debout ou a genoux

suivant les circonstances.

La ligure 2862 représente un de ces vo-

Fig. Ï88Î.

lets avec la partie supérieure levée et l partie inférieure baissée.

Fig. 3863.

La coupe (fig. 28b3) montre les deux panneaux relevés et maintenus dans cette

Page 1