‹ Dictionnaire des termes employés dans la construction (volume 5)Chapitre 552 sur 553 · I.DO · texte numérisé non relu

I.DO

'Fig. 2879.

L'article 678 du Code civil ne s'applique pas à une claire-voie établie pour clôture non plus qu'aux vues pratiquées sur le toit d'une maison. Il faut seulement, dans ce dernier cas, qu'on ne puisse pas regarder perpendiculairement chez le voisin.

Les vues obliques ou de côté sont celles que l'on pratique dans un mur faisant angle avec la ligne sépara tive de deux héritages, et au moyen desquelles on ne peut porter ses regards sur la propriété voisine sans tourner la tête ou les yeux.

On ne peut, dit L'article 679 du Gode civil, avoir des vues de côté ou obliques sur le même héritage, s'il n'y a 6 décimètres (deux pieds) de distance (fig. 2880).

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Fig. 2880.

Nous empruntons au Manuel des lois du bâtiment les quelques préceptes suivants au sujet des vues :

« Lorsque des vues droites sont acquises « par titre ou par prescription, on ne peut « les modifier, même en changeant les a planchers. La hauteur d'enseuillemçnt

« ne doit pas non plus être diminuée. Si « un des voisins avait par titre une ou « plusieurs vues droites dans le mur sé- « paratif sur l'héritage de l'autre voisin, le «< dernier ne pourrait bâtir un édifice en face « à une distance moindre de lm,90 du pare^ « ment du mur où seraient les vues, quoique le terrain entre eux fût à lui, et il ne pourrait point non plus adosser d'édifice « contre ledit mur mitoyen plus haut que le dessous de l'appui de la vue la plus basse, ni rien faire qui fût plus élevé « que cet appui, dans la distance précitée; cotpme aussi il ne pourrait pas faire l'édifice en retour, en aile, joignant ledit mur mitoyen, plus prés de 0m,60 de I'arète du tablçau du pied -droit desdites vues de servitude.

« Au mur dudit édifice en aile, il ne pourra pas faire de vues plus près de 0m,60 du parement du mur où seraient « les vues de servitude (fig. 2881). Si la « servitude du jour avait été acquise par prescription, cela n'empêcherait pas le voisin d'élever des constructions dans le « rayon de la distance légale.

« avait plus de 19 décimètres, les deux « propriétaires pourraient y avoir des « vues.

Fig. 2881.

« Les terrasses, balcons, lucarnes et tous « lieux élevés plus haut que le mur de « clôture doivent être soumis à ces règles « de distance. Dans un balcon, la mesure « se prend en dehors de la balustrade en « fer, bois ou pierre (fig. 2882).

« De côté le balcon devra être à lm,90 de « distance de la ligne mitoyenne. Pour les « voies publiques, ces distances ne sont « pas observées.

c Elles seraient observées, si l'espace « entre les deux propriétés était une cour « commune, mais si la cour commune

Fig. 288?.

« Ces distances sont absolues, que les « héritages soient clos ou non, à là ville « et à lai campagne.

« Lorsque le mur de face, sur la cour « d'une maison, fait un angle aigu avec « le mur de clôture qui sépare cette cour « ou jardin et l'héritage du voisin, si « celui à qui est ladite maison y veut « faire des vues droites, il ne doit pas y « avoir moins de lm,90 de distance, mesu- « rée par une ligne perpendiculaire au « mur où la vue est ouverte, entre la « ligne qui sépare les deux .héritages et « le devant de la vue, ni moins de O^ôO « pris de côté par une ligne perpendicu- « laire au mur mitoyen (fig. 2883). »

Fig. 2883.

L'on suppose que le mur mitoyen est plus bas. que les vues, car si Je mur était plus haut, ce mur empêchant de voir sur l'héritage voisin, il n'y aurait pas lieu d'observer les distances indiquées ci-dessus

ZINC

ZINC

Wagon, s. m. — Terrasse. Nom que l'on doune à des véhicules ou caisses portées sur quatre roues et circulant sur des rails pour le transport des terres. Oq en fait aussi usage pour certains matériaux, moellons, briques ou meulières.

Maçonnerie. Nom que Ton doune à des poteries en terre cuite dont on forme des tuyaux de cheminée droits ou dévoyés (voy. Tuyau). On fait encore des wagons dits/ferrM0ineua?,composés d'une sorte de pâte, dans laquelle entrent des débris de fer.

s. m. — Portique couvert faisant partie d'une palestre grecque et où les athlètes s'exerçaient pendant l'hiver.

Il y avait près du xyste un stade et des promenades plantées de platanes avec des sièges en maçonnerie (voy. Palestre).

Yeux (de perdrix). — Les plombiers désignent ainsi les petites taches irisées

qui se trouvent dans rétain et qui seraient l'indice d'une bonne qualité.

Zinc, s. m. — Métal d'un blanc bleuâtre qui possèd^une odeur et une saveur particulières.

Sa texture est lamelleuse, il se gerce sous le marteau ; mais quand il a été

chauffé à un peu plus de 100° il devient malléable et ductile et peut se réduire en feuilles très-minces ou s'étirer en fils extrêmement déliés.

Il offre alors cette particularité qu'au

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delà de cette température, il perd sa malléabilité et, à 200% devient très-cassant. Il fond à 374°; chauffé au rouge blanc, il se combine vivement avec l'oxygène de l'air et brûle avec une flamme d'un blanc jaune en répandant dans l'air des flocoris d'oxyde blanc employé dans la peinture.

Ce métal est peu tenace ; mais il est moins mou que le plomb el rétain.

La pesanteur du zinc fondu est de 6.86 ; celle du zinc laminé atteint 7.20. Sa dilatation linéaire est très-sensible ; elle varie de 0.0029 à 0.0031, depuis 0° jusqu'à 100*.

A la température ordinaire, le zinc se couvre d'une couche mince de rouille noirâtre ou oxyde, qui le garantit alors des influences ultérieures de l'atmosphère.

La calamine et la blende sont les deux minerais principaux du zinc, le premier est un carbonate de zinc mêlé de silicate de zinc, peu ou très-chargé de fer et renfermant de 40 à 60 0/0 d'oxyde de zinc. La blende est un sulfure de zinc mêlé à d'autres sulfures, et qui renferme de 45 à 60 0/0 de zinc métallique.

Les usages du zinc sont assez nombreux; on l'emploie, dans les constructions, laminé en feuilles minces, pour former des couvertures et divers objets, tels que chéneaux, tuyaux de descente, etc. On en fait aussi des baignoires, des vases de toute espèce. On fabrique aussi avec le zinc des ornements ainsi que des clous, des vis à bois et divers objets de serrurerie, qui peuvent remplacer des objets analogues en cuivre. On s'en sert encore pour étamer le fer, c'est-à-dire le recouvrir d'une couche mince de zinc qui le préserve de la rouille. Le fer ainsi revêtu se nomme fer gaivanisé.

Dans le commerce, le zinc se livre en feuilles de diverses longueurs, largeurs et

épaisseurs. Les largeurs varient de 0m,487

ZINC

à 0m,8ll, la longueur étant de 1*,949.

M. Claudel, dans son Formulaire, donne un tableau des numéros des /euilles de zinc livrées par l'usine de Vieille-Montagne.

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