‹ Dictionnaire des termes employés dans la construction (volume 5)Chapitre 551 sur 553 · VOLET · texte numérisé non relu

VOLET

position par des liges ou barres de Ter plat munies de crochels à leurs extrémités et tournant sur des aies fixés à la muraille. Le système des noter* s'ouvra nt à soufflet est appliqué dans certains pays à la fermeture des fenêtres d'habitation particulière. Nous donnons (fig. 2864) un volet de ce genre en planches réunies entre elles par

t'ig. 386t.

des traverses et maintenu dans sa position par une simple tige de fer.

On trouve encore bien d'autres systèmes de volets employés au même usage (voy.

Persienne).

Aujourd'hui on emploie généralement pour la fermeture des fenêtres : 1° des volets d'une seule pièce faits de planches jointes à rainures et languettes emboîtées des deux bouts, ces volets servent seulement à l'extérieur ; 2° des volets brises qui sont des vantaux de menuiserie, formés de battants, de traverses, de panneaux et de frises disposés en compartiments comme dans les lambris. On soutient ceB volets par des fiches fixées sur les montants des chassie dormants.

Ils peuvent être brisés eu deux ou trois parties selon la dimension des châssis qu'ils ont à couvrir et selon l'épaisseur de la muraille qui forme l'embrasure, sur laquelle les feuilles de ces volets se replient.

On fait actuellement des persiennesauotets ou à feuilles qui se placent extérieurement et qui se doublent sur les tableaux; il y en a que l'on ouvre et que l'on ferme de l'intérieur, sans ouvrir la fenêtre, au moyeu de systèmes particuliers (voy. Persienne).

Vollce (Planche). — Les couvreurs désignent ainsi certaines planches minces de sapin frisé qu'ils emploient au lieu de laites.

Tôlière, ». /. — Construction formée d'un treillis de fil de fer à mailles plus ou moins serrées et maintenu par des montants et des traverses en bois ou en fer. On y renferme des oiseaux soit pour l'agrément soit pour l'élevage, ou bien encore dans un but de collection scientifique, comme dans les jardins Eoologiques.

Les Romains désignaient sous le nom d'omitfton (oisellerie, volière) la basBe-COUr qui formait une des principales dépendances d'une ferme ou d'une maison de campagne.

Volige, i. f. - On nomme ainsi des planches légères ordinairement eu bois de peuplier qui sont employées pour la couverture et le cloisonnage. Ces pièces ont de 0-11 à 0-.02 d'épaisseur sur 0m,2l7 environ de largeur.

Vollgeage, s. m. — Sorte de plancher eu voliges fixées au moyen de clous sur les chevrons d'une couverture en ardoises pour recevoir ces dernières que l'on y fixe également avec des clous.

Les voliges sont ordinairement espacées de 0-.01 à 0»,02 (voy. Ardoise),

Volute, s. f. — D'une manière générale, la volute est un enroulement, une spirale, une ligure formée de plusieurs circuits.

Les productions naturelles offrent de nombreux exemples de cette configuration, que l'ornement a pris pour modèles. On a approprié ce système d'enroulement à la composition d'un grand nombre de membres d'arc hi lecture.

On a fait des modillons, des consoles, avec deux volutes placées diversement selon que l'enroulement le plus fort est en haut ou en bas.

Maïs l'application la plus importante de la volute est celle qu'on en a faite à l'ornementation des chapiteaux ionique et corinthien.

Il ya quatre volutes au chapiteau ionique ancien cl huit au moderne; il y en a seize

VOTIF, au chapiteau corinthien, dont huit angulaires el huit glus petites qu'on appelle hélices.l\ y en a huit au chapiteau composite.

Le centre de l'enroulement est ordinairement rempli par un fleuron ou une rosette et s'appelle œil de la volute ; sa cannelure se nomme canal {voy. Chapiteau).

On appelle volute la première partie du limon qui, au bas d'un escalier, forme enroulement.

C'est sur cette volute que se pose le pilastre de la rampe en fer (voy. Escalier, Pilastre, Rampe).

Vomir, v. a. — Ce terme s'applique aux ligures ou masques des fontaines qui jettent l'eau par la bouche.

Vomitolre, s. m. — Mot qui Tient du latin vomitorium, désignant, dans les amphithéâtres romains, les portes ou plutôt les ouvertures pratiquées, en plus ou moins grand nombre, dans les gradins {tig. 2865) et aboutissant aux prxcinctiones on paliers qui circulaient à l'en tour (y. Amphithéâtre).

tfig. !885.

Les vomitoires donnaient accès a des escaliers construits sous l'amphithéâtre et c'est par là que les spectateurs arrivaient aux diverses sections des gradins. À la fin des jeux, la foule s'écoulait par les mêmes ouvertures.

Votif, ad}. — Se dit de tout objet donné ou fait en vertu d'un vœu, c'est-à-dire d'une promesse faite à la Divinité de lui témoigner une reconnaissance publique pour un bienfait obtenu.

Un grand nombre d'objets d'art ont reçu le nom de votif-, parmi ceux qui ont le pins de rapports avec l'architecture, nous cîlerons les colonnes votives que les Romains érigeaient en souvenir d'une victoire et auxquelles ils suspendaient les dépouilles enlevées à l'ennemi.

Voussoir, s.m. — Nomque l'on donne aux pierres qui forment l'appareil d'une voûte ou d'une arcade.

On appelle douelle intérieure le côté concave du voussoir formant l' intrados de la voûte et douelle extérieure le côté convexe formant l'extrados. Les joints cachés dans le corps de la maçonnerie se nomment Ut* de la pierre. On donne le nom de tètes aux faces des extrémités du voussoir.

C'est au moyen de voussoirs qui sont tous semblables que l'on construit des voûtes extradossées. liais on ne fait pas toujours ces pierres égales; ainsi l'on nomme :

Voussoir à crossettes un voussoir qui se retourne par en haut pour faire liaison avec une assise de niveau ;

Voussoir à branches, un voussoir fourchu qui fait liaison avec le pendentif d'une voûte- d'arête.

Voussure, ». /. — 1* Toute portion d'une voûte comprise entre la naissance de la courbe et un point quelconque endeçâ du point le plus élevé de l'arc que cette courbe aurait à. décrire pour former une voûte entière.

On désigne particulièrement ainsi la portion de voûte qui raccorde un plafond avec la corniche de la pièce.

2° Surface courbe servant à raccorder deux ou plusieurs autres surfaces droites qui ne sont pas dans le même plan ou des surfaces courbes réglées.

Arriére-voussure, voussure placée en haut d'une baie de porte on de croisée dont le cintre de face est différent de celui du fond.

3* Terme de menuiserie qui indique une partie cintrée en élévation.

Voûte, s. f. — Masse de maçonnerie destinée à recouvrir un espace déterminé et qui se maintient en équilibre par la forme et la disposition données aux éléments '|ui

la composent et par la résistance que cette construction trouve dans les murs ou dans les arcadesqui circonscrivent l'espace voûté.

La surface interne, celle que l'on voit en dessous, se nomme Vintrados de la voûte ; la surface externe, celle qui est vue pardessus, est Y extrados.

La nature de la surface adoptée pour l'intrados est ce que l'on nomme voussure. Les faces internes des murs qui soutiennent la voûte sont appelées les piedsdroits àe la voûte; l'intrados se raccorde avec ces pieds -droits suivant une ligne que l'on nomme ligne de naissance. Cette ligne est généralement plane et son plan, qui est ordinairement horizontal, est appelé plan de naissance. Les reins de la voûte sont les parties qui avoisinentle plan de naissance, et Ton appelle clef la pierre ou la suite de pierres qui occupe la partie supérieure et centrale et dont la pose, faite en dernier lieu, assure l'équilibre de la voûte. Les autres blocs taillés qui composent l'appareil d'une voûte en pierre se nomment voussoirs et parmi eux on distingue: les contre-clefs, coussinets, sommiers, etc.

C'est à la forme donnée à ces blocs qu'est dû le maintien de la voûte en équilibre'; en effet les voussoirs, ayant leur côté le plus large du côté de l'extrados, se soutiennent les uns les autres, en opposant à leur chute mutuelle une partie de leur pesanteur même qui les détermine à tomber.

Ainsi la clef, perpendiculaire à l'horizon, porte de chaque côté sur les contre-clefs comme sur deux plans inclinés. Il en résulte qu'une partie de l'effort de sa pesanteur est employée à serrer et à contenir les contre-clefs, dont la résistance surmonte à son tour ce qui reste de puissance à l'effort de la pesanteur de la clef pour déterminer sa chute.

Ces deux premiers voussoirs agissent de même sur ceux qui leur sont contigus et ainsi de suite.

Toutefois l'effort tendant à la chute diminue d'autant plus que l'inclinaison de leur plan devient moindre, c'est-à-dire à mesure qu'il s'éloigne de la clef du centre

de la voûte , jusqu'au dernier voussoir ou sommier qui, portant sur un plan horizontal, n'a plus aucune tendance à tomber. Quant aux pieds-droits qui porteqt les sommiers, leur solidité doit être considérable, car ils ont à résister non-seulement à la pression verticale de la construction, mais à l'effort horizontal ou à la poussée de la voûte (voy. Poussée des voûtes).

Le plus souvent une voûte est appareillée par assises horizontales. Les surfaces suivant lesquelles ces assises se touchent se nomment joints de lit ; les surfaces qui divisent chaque assise en voussoirs se nomment joints montants et sont ordinairement verticales. La portion de l'intrados contenue dans une même assise porte le nom de douelle, nom que l'on étend souvent, par abus, à l'intrados tout entier. Les lignes qui divisent l'intrados en douelles ou en assises portent le nom d'arêtes de douelles et les lignes qui divisent une même douelle en voussoirs sont appelées coupes.

Un principe général doit présider à la construction des voûtes en blocs appareillés : il faut éviter les angles aigus et faire en sorte que les joints montants soient perpendiculaires aux joints de lit et que tous ces divers joints soient normaux à l'intrados.

Ce principe étant posé, entrons dans quelques développements au sujet des principales voûtes employées dans nos édifices et qui sont : les voûtes plates, les voûtes cylindriques, les voûtes annulaires et les voûtes sphériques.

I. Voûtes plates. Ces voûtes sont appareillées en voussoirs comme les platesbandes; aussi les appelle-t-on encore voûtes en plate-bande.

La voûte plate, dans le cas où elle couvre l'espace résultant de la rencontre de deux galeries, s'appareille comme le montre la figure 2866 qui est la projection horizontale de l'intrados. Les voussoirs V, V, sont taillés en équerre de manière à appartenir à chacune des voûtes plates qui rerouvrent les deux galeries ; les clefs A de ces voûtes sont toutes semblables entre elles avec leur douelle simplement rectangulaire et la

clef centrale M a son intrados en forme de

croix.

Fig. 2866.

Ou se sert plus souvent d'une autre voûte plate, dont les voussoirs sont disposés comme le montre (fig. 2867) la projection horizontale de l'intrados.

Fig. 2867.

Les pieds-droits A,B,C, D sont réunis par des plates-bandes et sur ces plates-bandes sont posés les claveaux d'angle a, b, c, d, qui s'y appuient par des crossetles.

Ces claveaux d'angles sont reliés entre eux par de nouvelles plate-bandes sur lesquelles s'appuient de nouveaux claveaux d'angle a, b ,c, d, reliés par d'autres plates bandes et ainsi de suite jusqu'au claveau central 0, qui sert de clef. Cette clef est carrée et porte coupe des quatre côtés.

La voûte entière peut être ainsi considérée comme composée de châssis rectan gulaires s'emboitantles uns dans les autres. Cette voûte offre, en outre, sur la précédente Pavantege de permettre d'éclairer

l'endroit qu'elle recouvre par la suppression de la clef et même d'une rangée de claveaux tout autour de la clef.

Si Ton avait à recouvrir la rencontre de deux galeries ne se coupant pas à angle droit, les choses se passeraient exactement de même que précédemment, avec l'une ou l'autre solution, mais les joints d'assises et les joints de lit, au lieu d'être perpendiculaires entre eux, formeraient un angle égal à celui que feraient les deux galeries en se coupant.

Dans une voûte plate sur plan circulaire les rangs circulaires des claveaux seront disposés de manière à ce que les claveaux soient posés en liaison les uns en avant des autres, et le tout sera formé par une clef en forme de tronc de cône.

Pour obtenir un des voussoirs nécessaires à la composition de semblables voûtes on commence par tailler les deux faces parallèles qui doivent former l'extrados et l'intrados de la voûte, avec un des côtés d'équerre; ensuite on trace d'après l'épure leur plus grande largeur et les lignes qui indiquent ce qu'il faut en retrancher pour former les coupes. L'une des principales applications que Ton ait faites des voûtes plates a été le remplacement des architraves antiques d'une seule pierre allant d'une colonne à l'autre par des plates-bandes. Mais cette disposition présente de graves inconvénients. Les joints des claveaux n'étant pas perpendiculaires à la surface d'intrados et faisant avec cette surface des angles inégaux, il en résulte que ces claveaux n'ont pas une résistance égale, que leurs efforts ne se correspondent pas et qu'ils poussent tous à faux les uns les autres. Une semblable voûte' n'est pas stable même avec le mortier qui unit les claveaux et le frottement causé par la rudesse et l'inégalité des surfaces. On a dû employer des systèmes d'armatures en fer combinés de façon à assurer la solidité de la construction.

C'est ainsi que les plates-bandes de la colonnade du Louvre sont composées sur la face, d'un double rang de claveaux, placés les uns au-dessus des autres en liaison et

mai o tenus par deux tirants en fer, arrêtés à des ancres qui forment le prolongement de Taxe des colonnes. Les claveaux sont accrochés les uns aux autres par des goujons en forme de Z qui les empêchent de glisser.

Les plates»bandes du portail de Saint- Sulpice, celles du Panthéon, de la Madeleine, sont également maintenues par des armatures en fer plus ou moins compliquées.

IL VODTES CYLINDRIQUES. Ces VOÛtes

comprennent les voûtes en berceau, les voûtes d'arête et les voûtes en arc de cloître.

La voûte en berceau est celle dont la surface intérieure ou intrados est formée par une seule surface cylindrique. Cette voûte peut être biaise, en descente (voy. Berceau).

Le berceau est dit en plein cintre, lorsque l'intrados a pour section droite une demicirconférence ; il est surbaissé quand la hauteur sous clef, c'est-à-dire la distance comprise entre le plan de naissance et le point le plus élevé delà voûte, est moindre que la moitié de la distance des deux piedsdroits; il est surhaussé dans le cas contraire.

Parmi les voûtes surbaissées,nou8 citerons celles dont la section droite de l'intrados est une demi-ellipse, une anse de panier (voy. ce mot). Comme voûtes surhaussées nous citerons celles dont l'intrados a pour section une demi ellipse ayant son grand axe vertical, ou bien une ogive, cintre composé de deux arcs de cercle décrits des deux naissances comme centres.

Enfin, on appelle voûte en arc de cercle un berceau dont la section droite est un arc de cercle moindre qu'une demi-circonférence.

Dans la construction d'une voûte en berceau à intrados circulaire, il est d'usage, pour des raisons d'équilibre établies par la théorie et confirmées par l'expérience, de donner à. l'extrados la forme d'un arc de cercle (fig. 2868), dont le centre est audessous de la clef, à une distance égale aux 2/3 ou aux 3/4 de Finlervalledes pieds-droils, et dont le rayon est égal à celte distance plus l'épaisseur de la clef, épaisseur qui dépend de l'ouverture de la voûte, de la

DICTIONNAIH1-: DE CONSTRUCTION.

charge qu'elle doit supporter et du degré de résistance des matériaux dont elle est formée.

. Fig. 2868.

Souvent on se contente d'établir l'extrados parallèlement à l'intrados. Fréquemment aussi,. et surtout lorsque le berceau, ayant seulement l'épaisseur d'un mur, prend le nom de porte, on termine (fig. 2869) chaque voussoir par une face hori-

Fig. 9869.

zontale A8 et une verticale BC, de manière à ce que ces joints se raccordent avec les assises horizontales du mur. Quelquefois on ajoute des crossettes aux voussoirs

Fig. 2870.

qui sont alors dits appareillés en tas de charge (voy. Charge).

Lorsqu'une voûte en berceau est croisée par d'antres voûtes de même forme, mats de moindre hauteur, on dit que ces Tontes forment pénétration, et l'on donne à l'ensemble le nom de voûte en berceau avec lu nettes; la ligure 2870 représente une voûte de ce genre en coupe verticale et en projection horizontale.

Les voûte» de pénétration sont quelquefois coniques (Bg. 2871) au lieu d'être cylindriques. Ce système permet d'eclaircir plus complètement la partie supérieure de la uoiite.

Fig. 2871.

Lorsque deux voûtes en berceau de même plan de naissance et de même montée se rencontrent, elles donnent lieu soit a une voûte d'arête, soit à Une voûte en arc de cloitre.

Vif. 2872.

Dans la voûte d'arête, la courbe d'inter-

section se compose de deux branches situées respective ment dans les plans menés par les diagonales du parallélogramme que forment Ie3 parements intérieurs des piedsdroits : la figure 2872 représente le plan de l'intrados d'une voûte d'arête. Les lignes AD, BC sont les courbes d'intersection appelées arêtiers; les lignes indiquées sur la figure sont les génératrices qui, sur ebaque cylindre, correspondent à on même point de l'arêtier.

La voûte d'arête ne s'appuie que sur ses quatre angles ; les courbes d'intersection sont saillantes, comme on le voit sur la figure 2873, qui montre en même temps les arcs-doubleaux et formerets que l'on bande ordinairement entre deux pieds-droits dans les galeries voûtées de la sorte.

Dans tes voûtes en arc de cloître, comme le montre en plan la figure 2874, les portions -Je génératrices conservées sont précisément celles" qui sont supprimées dans la voûte précédente. Chacun des quatre triangles qui forment la voûte en

arc de cloître porte, par un de ses côtés, sur le mur dans toute sa longueur, de sorte que ces dernières voûtes sont plus solides et ont moins de poussée que les voûtes d'arête. On peut même supprimer, saus détruire la construction, la clef et plusieurs rangées de voussoirs adjacents, tandis que dans la voûte d'arête cela ne peut avoir

Fig. 2874.

Dans la voûte en arc de cloître, il y a des arêtes occupant la même position que celles de la voûte d'arête, mais elles sont rentrantes au lieu d'être saillantes, comme le montre en perspective la figure 2875.

Fig. 2875.

Ges deux genres de voûtes, la voûte d'arête et la voûte en arc de cloître, sont fréquemment employés aujourd'hui dans la construction des caves de maisons particulières.

Ii y a aussi la voûte en arc de ctoltre barlongue, c'est-à-dire établie sur un espace beaucoup plus long que large. Il est convenable de ne pas Taire suivre aux arêtes les diagonales du rectangle en plan; on bit la partie du milieu en berceau et l'on dispose les arêtiers & 45", ce qoi produit une courbe de cintre égale sur tous les cotés.

Quelquefois on emploie la voûte en arc

de cloître tronquée à la partie supérieure (fig. 2876) et terminée par une surface plane. On adopte cette disposition lorsqu'on veut former un plafond décoré de peintures et que la salle à couvrir n'est pas irès-élevée.

Fig. 2878.

Les voûtes ainsi formées sont appelées voûtes en arc de clottre avec plafond ou plafonds avec voussures, suivant que le développement et la partie voûtée l'emportent ou non sur la partie plane.

III. Voûtes annulaires. LeB voûtes annulaires en berceau sont des voûtes cylindriques établies sur plan curviligne.

D'une manière générale, leur surface est engendrée par le mouvement d'une courbe assujettie à appuyer ses extrémités sur deux lignes parallèles et à être toujours comprise dans un plan vertical, normal à la direction de ces lignes. Il suit de là qu'une voûte annulaire n'est pas toujours précisément ce que son nom indique, le plan peut en être ovale ou elliptique.

La voûte annulaire proprement dite a son intrados formé par une demi-circonférence ou une demi-ellipse tournant autour d'un axe vertical situé dans son plan. On dit aussi berceau tournant (voy. Annulaire).

Crie voûte annulaire en descente forme une vis Saint-Gilles (voy. ce mot).

Lorsqu'une voûte annulaire est coupée par une autre voûte comprise entre des plans normaux à sa direction, l'intersection donne lieu à une voûte d'arête plus étroite à une extrémité qu'à l'autre, comme le représente en plan la figure 2877. Ce genre de voûtes reçoit, en stéréotomie, le nom de voûtes d'arête en tour ronde.

IV. Voûtes sphèmques. La voûte sphérique simple est la voûte formée par une demisphère et son intrados peut être considéré comme engendré par la révolotiou sur son.

axe: d'uu quart de cercla ou d'un demicercle.

l-'ig. Î877.

La t'vitte sphérique suppose des pieds-droits ou un pied-droit conliuu circulaire que l'on appelle tambour. Pour déterminer l'appareil de celle voûte on divise ;fi;;. 2878) la circonférence ACB en parties égales, puis

Fig. Î878.

ou suppose que les droites telles que OD tournent autour de l'axe OZ de la voûte, de manière ù former des cûnes qui seront les joints de lit. Quant aux joints d'assises, ou les obtient en menant des plans inéri-

dieue de la surrace. 11 en résulte que tous les joints sont normaux à l'intrados. De plus, une voûte semblable peut se maintenir en équilibre sans que pour cela ou l'élève jusqu'à la eleF, pourvu toutefois que les assises inférieures soient achevées sur toute leur circonférence. Aussi supprime- t-on souvent ]< s assises voisines de la clef, pour ménager une ouverture qui donne accès à la lumière, ou bien pour élever, sur la dernière assise conservée, une lanterne ou tour cylindrique.

[a voûte sphérique simple peut être modifiée de manière à reposer, non plus sur un tambour ou pied-droit continu, mais sur quatre points d'appui seulement, comme la voûte d'arête, et elle prend alors le nom de cul de four sur pendentift (voy. Pendentif).

On appelle cul de four de niche une voûte sphérique reposant sur une demicirconférence et, par conséquent, dont l'intrados ne représente plus que le quart d'une sphère. Les cavités demi-cylindriques pratiquées dans les murs et surmontées de voûtes semblables sont appelées niches sphèriques. Les Romains en avaient établi, dans les thermes, sur de très-vastes proportions. Dans la cour du palaisdu Vatican, on peut en admirer une très-grande, qui est de Bramante.

Les voûtes dites elliptiques sont tantôt un ellipsoïde à trois axes, tantôt un ellipsoïde de révolution autour du grand axe. L'emploi de ces voûtes est d'ailleurs très-rare.

D'autres voûtes, telles que les trompes, les arriére-voussures, se rencontrent dans nos édifices. Nous en traitons dans des articles spéciaux.

Les matériaux que l'on emploie dans la construction des voûtes sont choisis d'après la destination même de l'œuvre. Pour résister à des pressions considérables la pierre de taille de bonne qualité est la matière la plus convenable. Dans les intérieurs des édifices, on se sert souvent de briques, de poteries, de moellons, comme étant plus

jers et plus économiques.

Les Romains, grands constructeurs de voûta à vastes dimensions, les oui exécutées pour la plupart en béton.

Quelques voûtes furent par eux construites de la manière suivante : des arêtes ou des chaînes plus ou moins espacées, et formées de grandes briques posées sur champ, constituent une sorte d'ossature, dont les intervalles sont remplis en béton ou en maçonnerie de blocage.

Les Romains ont encore employé les poteries creuses pour les voûtes qui n'avaient pas à supporter de fortes pressions. Il convient, pour la stabilité, de placer ces matériaux à la partie supérieure de la voûte et de charger les parties inférieures.

L'étude des proportions à donner aux voûtes, tant de celles qui doivent régler la forme de l'intrados que de celles qui sont relatives à la stabilité, fait, dans cet ouvrage, l'objet d'un article spécial, poussée des voûtes, auquel nous renvoyons le lecteur.

Décoration des voûtes. Quant au mode

de décoration des voûtes, parmi les systèmes le plus fréquemment adoptés, nous citerons celui des caissons enrichis ou non par la peinture et la dorure (voy. Caisson). Ce système peut convenir en particulier aux voûtes en berceau, mais il ne se prèle pas bien à la décoration des voûtes d'arête et en arc de cloître.

Dans le cas des voûtes d'arête, une des dispositions les plus rationnelles et les plus usitées est l'accentuation des arêtes par des nervures saillantes. Si plusieurs de ces voûtes se suivent, on les sépare par des arcs-doubleaux, de sorte que tous les compartiments deviennent triangulaires. La peinture est également appelée à apporter son concours à ce mode de décoiâtion, dont nous trouvons de nombreux exemples dans l'architecture du moyçn âge et celle de la Renaissance.

Dans les voûtes en arc de cloître, les arêtes étant rentrantes, le système d'ornementation que nous venons d'indiquer est inapplicable, ces arêtes ne pouvant plus jouer le même rôle. On a recours aux compartiments de formes et de dimensions diverses, ordinairement rectangulaires dans la majeure partie de la voûte, triangulaires ou trapézoïdaux le long des arêtes.

Les voûtes sphériques admettent les divers modes de décoration que nous venons de signaler, soit des nervures ou arcs-doubleaux convergeant au sommet de la voûte et laissant entre eux des fuseaux avec compartiments peints ou sculptés, comme on le voit au dôme de Saint-Pierre de Rome, soit des caissons plus ou moins ornés, comme au Panthéon de Paris.

Les culs de four sur pendentifs se décorent, comme les voûtes sphériques, de caissons qui se prolongent jusque sur les pendentifs. Quelquefois le cul de four se sépare des pendentifs par une corniche, la première de ces divisions étant seule ornée de caissons et les autres décorées de sujets peints ou sculptés.

Historique des voûtes. Pendant longtemps on n'a point osé assigner à l'emploi de la voûte une haute antiquité ; aujourd'hui le doute n'est plus permis. On a trouvé à Abydos, dans le palais d'Osymandins, dont le règne remonte à 2500 ans avant Jésus- Ghrist,uneuoùfecnberreau formée depierres posées en encorbellement les unes • audessus des autres avec assises horizontales. Un temple de Thèbes, une galerie de la grande pyramide de Chizeh, présentent des dispositions semblables.

Dans quelques antiques monuments de l'Asie-Mineure, on a pu constater également l'existence de voûtes. Les constructions pélasgiques de Tyrinthe renferment une porte en forme ogive construite par assises horizontales. Le trésor d'Atrée, près de l'acropole de Mycènes, est couvert par une voiïte exécutée dans le même système. On a trouvé à Ninive des voûtes en plein cintre construites en briques. Enfin tous ces témoignages attestent l'cntiquité de la voûte.

Toutefois les Romains firent de ce mode de construction un beaucoup plus fréquent usage que les autres peuples de l'antiquité, on est même porié à çroi/e qu'ils imaginèrent la voûte d'arête, la voûte hémisphérique et la voûte en cul de four ; mais ils n'employèrent que le demi-cercle complet.

Il semble que lors de la décadence des arts, à la srîte dos invasions barbares, la science de la construction des voûtes se soit

perdue, car l'architecture romane primitive ne nous a laissé qu'un très-petit nombre d'églises voûtées.

Jusqu'au XIe siècle, on ne voûta guère que l'abside et les bas côtés à cause de leur peu de largeur, et encore ce travail était-il exécuté en blocage. Aux xie et xu° siècles, les architectes se mirent à voûter en plein cintre la nef principale des églises ; mais dans un grand nombre de ces monuments, la couverture s'écroula, parce que la voûte en plein cintre, au delà d'une certaine largeur, exerce une pression considérable sur ses points d'appui et les pousse au vide vers leur sommet. On chercha à remédier à cet inconvénient,par l'établissement d'arcsdoubleaux qui renforcèrent la voûte, puis par l'application de la voûte d'arête avec nervures diagonales, divisant l'intrados en compartiments rectangulaires et reportant la pression sur les colonnes ou piliers, placés à la naissance des arcs-doubleaux. Les voûtes des nefs latérales furent, en outre, disposées de manière à servir d'arcsboutants à la voûte de la nef principale, et la saillie des contreforts fut augmentée.

A la tin du xii° siècle, la substitution de Tare ogive à l'arc plein cintre permit d'élever les voûtes à une hauteur prodigieuse. Il fallut alors, pour remédier à l'insuffisance des murs comme points d'appui, établir des arcs-boutants d'une grande hardiesse, reposant sur les contreforts à plan rectangulaire des collatéraux.

Ainsi au xjii° siècle, les nefs furent couvertes par une série de voûtes d'arête, chacune s'appuyant sur deux arcs-doubleaux parallèles et sur deux arcs formerets également parallèles. De plus, les nervures diagonales et saillantes sont ornées de moulures de forme généralement arrondie, et leur intersection est décorée par un fleuron ou par une petite rosace.

Au xive siècle, la voûte ogivale ne fut modifiée que dans les moulures des arcspoubleaux des formerets et des arêtiers. Aux xv* et xvi6 siècles, les architectes multiplièrent les nervures dans un simple but d'ornementation. Ces nervures forment comme un réseau d'arabesques des plus

compliquées, dont les points d'intersection ou clefs de voûte sont souvent ornés de culs-de-lampe, de profils et de découpures très-variée. Ces ornements ont reçu le nom de clefs pendantes et même de pendentifs.

Avec la Renaissance reparurent les voûtes cylindriques en plein cintre et les voûtes sphériques ou coupoles (voy. Coupole, Dame).

Voûter, v. a. — Construire une voûte sur des cintres servant d'échafaudages ou sur des noyaux en maçonnerie (voy. Voûte).

Voyant, s. m. — Partie mobile d'une mire que l'on vise avec le niveau, dans les opérations de nivellement ou de lever des pians (voy. Mire).

Vrille, s. f. — Outil qui sert à percer, le bois, soit de part en part, soit sur une portion de son épaisseur, pour y fixer des vis ou pour amorcer un autre outil.

La vrille est une tige en fer, dont une extrémité est adaptée dans un manche en bois perpendiculaire à sa longueur. L'autre extrémité est terminée en vis, ajin de s'introduire plus facilement dans le bois.

Vrillon, s. m. — Petite tarière dont le fer est terminé en forme de vrille.

Vue, s. f. — Ouverture pratiquée dans un mur, pour donner la facilité de voir au dehors.

Il ne faut pas confondre les ouvertures dites de simple jour (voy. Jour) , qui ne permettent que l'introduction de la lumière, et les ouvertures de vue, qui laissent passage aux regards.

On divise les vues en vues légales, en vues droites ou libres et en vues obliques ou de côté.

Les vues légales sont celles que le propriétaire exclusif d'un mur joignant immédiatement 4'héritage d'autrui peut pratiquer dans ce mur.

Le Code règle de la manière suivante les conditions dans lesquelles ces vues doivent être établies :

« Le propriétaire d'un mur non mitoyen « joignant immédiatement l'héritage d'au- « trui peut pratiquer dans ce mur des « jours ou fenêtres à fer maillé et verre « dormant. Ces fenêtres doivent être gar- « nies d'un treillis de fer, dont les mailles

« auront un décimètre (environ trois pouces « huit lignes) d'ouverture au plus, et d'un « châssis à verre dormant f . »

(( Ces fenêtres ou jours ne peuvent être c établis qu'à 26 décimètres (huit pieds) au- • dessus du plancher ou sol de la chambre « qu'on veut éclairer, si c'est à rez-de « chaussée, et à 19 décimètres (six pieds) c au-dessus du plancher pour les étages « supérieurs '. •

En vertu de l'article 675, l'un des voisins ne peut, sans le consentement de l'autre, pratiquer, dans le mur mitoyen, aucune fenêtre ou ouverture, en quelque manière que ce soit, même à verre dormant. Si le propriétaire voisin permet rétablissement d'une fenêtre à verre dormant et à grillage, cette fenêtre constitue, non une vue légale, mais une vue de souffrance.

La loi ne déterminant pas les dimensions que doit avoir la baie d'un jour ou d'une vue quelconque, celui qui pratique des vues légales peut leur donner la hauteur, la largeur et l'évasement qu'il juge à propos3.

On appelle vues droites des fenêtres qu'on peut ouvrir et fermer à volonté, et qui sont pratiquées dans un mur placé en face de l'héritage, bâti ou nonbâti,du voisin, de manière que le propriétaire de ces fenêtres peut voir directement sur cet héritage, sans avoir besoin de tourner la tête à droite ou à gauche.

On distingue les vues droites en vues d'aspect et de prospect, les premières ayant objet de donner à l'édifice qui en jouit une quantité suffisante d'air et de lumière, les secondes devant assurer à l'édifice une vue étendue.

C'article 678 du Code civil porte qu'on « on ne peut avoir des vues droites ou fête nêtres d'aspect, ni balcon ou autres sem- <( blables saillies, sur l'héritage clos ou non « clos de son voisin, s'il n'y a 19 décimèt très (six pieds) de distance entre le mur « on les pratique et ledit héritage. »

Cette distance se compte, d'après l'article 680, depuis le parement extérieur du

* Code civil, art. 676.

î __ art. 677.

» Gode Perrin, n» 4192.

mur où l'ouverture se fait, et, s'il y a balcons ou autres semblables saillies, depuis leur ligne extérieure jusqu'à la ligne de séparation des deux propriétés (fig. 2879).

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