‹ Dictionnaire des termes employés dans la construction (volume 5)Chapitre 60 sur 553 · HONORAIRES · texte numérisé non relu

HONORAIRES

d'arène correspond aux cirques romains, avec celte différence capitale, marquée sur la fig. 1583, que les stalles réservées aux chevaux et aux chars n'étaient pas disposées sur un segment de cercle, mais placées sur deux rangs, avec des côtés curvilignes se rencontrant et s'avançant sur le devant de l'arène en forme de proue de

Dans Yhippodrome d'Olympe, dont nous donnons ici le plan conjectural, suggéré à Visconli par la description de Pausanias ', on voit l'espace compris entre les stalles, que les Grecs nommaient âjtSU. Une colonnade qui n'existait peut-être pas toujours, terminait l'extrémité plate de l'hippodrome. L'arène était divisée en deux parties par une levée de terre ou barrière correspondant à la spina des cirques romains. Les spectateurs étaient assis sur des gradins pratiques dans des talus eu terre entourant l'arène de trois côtés. Cet hippodrome avait 370 mètres de long sur 185 mètres de large.

Des iîces destinées à l'art de l'équitation étaient également ménagées dans les gymnases OU palestres (voy. CC mot).

Les riches Romains, du temps des empereurs, avaient quelquefois dans leurs jardins un hippodrome qui consistait simplement en une pièce de terre entourée de plantations, où l'on pouvait se livrer à 4es exercices équestres.

Hoche-, s. f. — Nom que l'on donne à de petits montants en bois qu'on scelle dans les murs pour tendre des lignes ou cordeaux et qui servent à en constater l'épaisseur.

Honguette ou hoquette, s. f. — Ciseau carré et pointu que les marbriers emploient dans la taille du marbre,

Honoraires. — Les honoraires alloués à un architecte, pour la confection de plans et devis ou pour l'exécution de travaux quelconques, sont réglés, soit par couvention, par l'usage ou, en cas de contestations, par un arbitrage à l'amiable ou par expertise judiciaire.

■ Anlony Ilich, Ântiq. romaines et greapttt.

HOPITAL

HOPITAL

L'usage qui prévaut en France est d'allouer 5 pour 100 du règlement des mémoires, lorsque l'architecte a fait les plans ' et dessins, dirigé l'exécution des travaux et procédé à la vérification et au règlement des mémoires des entrepreneurs. Ces 5 °/0 se répartissent de ia façon suivante:

Pour plans et devis 1 1/2 %•

Pour conduite des travaux 1 1/2 °/o-

Pour vérification et règlement des mémoires 2 %•

Il est alloué, en plus desdits honoraires, pour frais de voyages nécessités par les travaux, par myiïamètre, pour les architectes de Paris, Lyon, Bordeaux, Nantes et Rouen (aller et retour) 6 fr.

et pour les architectes des autres villes

4 fr. 50.

Pour fourniture de plans seulement, il est alloué de 1 1/2 à 1/2 °/0 et, en général, 0 fr. 75 °/0.

Pour conduite des travaux, vérification et règlement des mémoires, les plans n'étant pas fournis, de 3 1/2 à 4 1/2 % et, en générai, 4 25 %.

Pour conduite de travaux, plans non fournis et sans vérification ni règlement de mémoires, 2 25 °/0.

Pour vérification et règlement seuls de mémoires 2 1/2 %•

Cette allocation, équitable pour des travaux d'une certaine importance, ne l'est plus pour des travaux d'une très-modique valeur et qui exigent autant de surveillance et de perte de temps que s'ils étaieut considérables ; elle ne l'est pas non plus pour des travaux très-importants qui s'exécutent avec autant de promptitude que de très-minimes.

Aussi est-il d'usage d'accorder 7 % P°ur plans, conduite, vérification et règlement, pour travaux dont la valeur totale ne dépasse pas 5000 fr.

Pour tous travaux au-dessous de 400 fr. il est dû une ou deux vacations, selon le cas (voy. Vacation).

Hôpital, s. m. — Établissement dans lequel ou reçoit et l'on traite gratuitement les malades pauvres.

Les hôpitaux étaient inconnus des anciens;

leur institution est due au christianisme et prit naissance dans l'empire d'Orient ; mais ces établissements ne furent, dans le principe, comme l'indique l'étymologie de leur nom (soit qu'on les appelle maisons hospitalières, hôpilaux ou hospices), qui provient du mot latin hospes, hôle, simplement destinés qu'à recevoir les pèlerins ou les étrangers qui voyageaient par un motif de piété. C'est à Jérusalem, vers la fin du m0 siècle, que furent créées les premières maisons hospitalières. Saint Basile en fonda une aux portes de Césarée vers 375. Une dame romaine, du nom de Fabiola, en 380, construisit plusieurs hôpitauxoixYon recueillait les malades indigents, jusqu'alors abandonnés dans les rues et sur les places publiques.

A partir du Ve siècle, on vit apparaître un nombre considérable de maisons de refuge pour les malades de toutes sortes. Elles prirent les noms d'hôtels Dieu, hospices, léproseries, ladreries ou maladreries.

La fondation de l'hôtel-Dieu de Paris est attribuée à saint Laudry, huitième évéque de cette ville.

Au moyen âge, il résulte des documents parvenus jusqu'à nous que les hôpitaux étaient de très- vastes édifices dans lesquels l'air, l'espace, la lumière étaient largement distribués aux malades. C'étaient ordinairement de grandes salles ou nefs comprenant quelquefois trois travées où les lits étaient disposés par rangées. Souvent un autel était établi dans la salle même, à l'une des extrémités ou dans une pièce spéciale attenante aux dortoirs.

Les abbayes possédaient presque toutes des maisons hospitalières. A l'abbaye d'Ourscamp, on voit encore l'une des plus belles salles d'hôpital datant du xin6 siècle: la fig. 1584 représentera l'échelle de 0m,00l8 pour mètre, le plan de ce vaisseau divisé en trois nefs, celle du milieu étant plus large que les deux autres, et le tout couvert par des voûtes d'arôte.

On voit sur la ligure l'amorce de l'annexe qui servait sans doute de cuisine et de laboratoire, ainsi que le pense M.Viollet-Le- Duc.

Vit. 1584.

Nous citerons encore, comme construction hospitalier*: du moyen-âge l'botel-Dieu de

Vie. 1585.

Beaune, qui est a peu prés conservé lel

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qu'il était au XVe siècle, époque de sa fondation. Cet établissement comprend, ainsi que le montre (Gg. 1585) ' le plan, fait à l'échelle de 0m,001 four mètre, une grande salle A avec la chapelle B, à l'extrémité, trois autres salles C pour les malades, d'nn réfectoire D, attenant au salon de la supérieure, une cave pour les provisions E, H la pharmacie, I la cuisine, L le noviciat des sœurs.

Tous ces services sont distribués en trois corps de bâtiments, aulour d'une cour quadrangulaire contenant un puits M, un lavoir P, et une chaire V.

Les hôpitaux étaient alors élevés avec le produit de donations pieuses faites par des particuliers ou par des princes.

L'administration de ces établissements fut d'abord confiée au clergé; mais, à cause des abus qui ne tardèrent pas à se produire, elle leur Tut retirée, en France, par un édit de Henri II et confiée à des laïques. Cette réforme, tout en mettant un terme aux dilapidations, amena aussi des améliorations, au point de vue des conditions hygiéniques, réservées aux malades.

Toutefois, sous ce rapport, les hôpitaux laissèrent beaucoup à désirer jusqu'à la fin du dernier siècle. Ainsi les salles de ['hôtel-Dieu de Paris étaient garnies de 1 377 [ils, dont les grands recevaient jusqu'à six et huit malades et les moyens, deux malades a la fois. Aujourd'hui, ces établissements ne présentent sans doute pas les meilleures conditions d'hygiène; mais on n'y trouve plus qu'un malade par lit et la propreté la plus grande est rigoureusement observée.

Les hôpitaux sont placés sous l'autorité du ministre de l'intérieur et dirigés par des commissions administratives. On les divise en hôpitaux proprement dits et Auspices (voy. ce mot) ; les premiers, destinés spécialement à recevoir les malades et les blessés, les seconds servant d'asiles pour les vieillards, les enfants, les incurables, les aliénés. Souvent aussi la même construction sert à la fois d'hôpital et A* hospice.

1 Verdier et Catoia.

HOPITAL

Nous examinerons d'abord quelles sont les conditions générales qui doivent régir rétablissement des hôpitaux. Notons seulement ici la division que Ton en a faite en -deux grandes classes, comprenant, la première, les hôpitaux généraux, destinés aux affections aiguës ou chirurgicales ; la seconde, les hôpitaux spéciaux, réservés pour le traitement de maladies déterminées. A ces deux catégories on peut en adjoindre une troisième, dans laquelle trouvent place les établissements mixtes qui, particulièrement en province, participent de la nature des deux premières classes.

La première question qui se présente est le choix de remplacement, qui peut donner lieu à deux solutions très-différentes; suivant les uns, les hôpitaux doivent être placés au centre des quartiers les plus populeux, pour diminuer le trajet qu'ont à faire les malades et faciliter les visites des parents et amis.

Les autres prétendent, et cette dernière opinion nous parait la meilleure, que le bruit des rues fréquentées trouble le repos des malades ; que ceux-ci ont surtout besoin de l'air pur qui n'existe pas là où les habitations sont agglomérées ; que l'espace est toujours limité au centre des villes à cause de la cherté du terrain ; que, du reste, des maisons de secours provisoires, des ambulances peuvent toujours être établies dans les différents quartiers, où seraient recueillies les personnes victimes d'accidents ou atteintes de maladies subites.

C'est donc dans les faubourgs mêmes, sur la limite extrême de la cité, que devraient s'élever les hôpitaux de nos grandes villes, là où le renouvellement de Pair est facile et l'espace largement disponible.

Il faut, de plus, éviter, pour l'établissement hospitalier, le voisinage des eaux stagnantes, des miasmes de toute nature ; la proximité des cours d'eau a été préconisée ; mais s'il est vrai qu'elle facilite le service de la maison et la décharge des immondices, il n'en est pas moins certain que c'est une cause permanente d'humidité fatale aux malades. Il est donc important

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