HOURD
cours qui a été ouvert pour la reconstruction de Y hôtel de ville de Paris : 1° Logement particulier du préfet; 2° Appartement du préfet ; 3' Conseil municipal ; 4* Conseil de préfecture ; 5° Deux salles de réunions publiques ; 6* Cabinet du préfet ; 7° Secrétariat général ; 8° Direction des affaires étrangères ; 9' Direction de l'enseignement ;
10° Direction des travaux ;
11» Direction des eaux et des égoûts ;
12* Service d'architecture ;
13° Service de l'agent voyer en chef du département ;
14* Direction des linances ;
15* Service des caisses municipales et des titres ;
16" Services divers au rez-de-chaussée ;
17s Bibliothèque et logement du chef de matériel et de quatre garçons dans les combles ;
18" Water-closets avec urinoirs.
Hôtel-Dieu (voy. Hàpitat).
Hotte, s. f. — Portion d'une cheminée qui est comprise entre le dessus du manteau et le plafond et qui est formée par des languettes do face et cotières présentant l'aspect d'une pyramide.
Les cheminées de cuisine dans les habitations rurales, les fourneaux dans les maisons des villes sont surmoulés de hottes avec tablettes supportées, soit par des jambages élevés, soit par des consoles (voy. Cheminée, Fourneau).
Houe, s. f. - 1° Rabot avec lequel on corroie le mortier.
2° Pelle de fer recourbée et à manche court que les terrassiers emploient pour fouiller la terre.
Houiller {calcaire), — Calcaire carbonifère provenant du terrain houiller, de couleur gris de fumée plus ou moins foncée et compacte.
Houppette, s. f. — Petit ciseau carré et pointu avec lequel les sculpteurs taillent le fond des feuilles et autres ornements.
Hourd, s. m. — Ouvrage de défense appartenant a l'architecture militaire du
l - HOUX,
moyen-âge et qui consistait dans une double galerie en charpente dressée au sommet des courtines ou des tours.
L'une des galeries du howd, placée en encorbellement sur te rempart, permettait aux assiégés de défendre le pied des murailles sans se découvrir. La communication entre les deux couloirs s'établissait par les crénclages.
La fig. 1590 représente la coupe de l'un des hourds qui dominaient les remparts de la cité de Carcassonne Les deux galeries étaient surmontées d'un toit à une seule pente; les poutres qui supportaient le plancher passaient dans des trous pratiqués au pied des créneaux.
Fig. 1590.
Parmi les hourds, la plupart étaient posés à demeure, les autres seulement en temps de guerre.
Ceux qui étaient fixes étaient bourdes en maçonnerie comme les pans de bois et recouverts d'ardoises.
Hoordage, Hourdla (voy. Hourder).
Hourder, Hourdlr, ». a. — 1° L Laison ner des matériaux au moyen de plâtre, de mortier ou de ciment.
2° Remplir de plâtras, de garnis de terre, de briques, etc., les intervalles des poteaux ou des solives qui composent un pan de bois ou un plancher.
On dit aussi faire un howdage ou un hourdis.
Houx, s. m. — Arbre de la famille des CélaslrinéeB, qui produit un bois très-lin,
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prenant bien le poli, mais se rabotant assez difficilement.
Le houx s'emploie dans la marqueterie ; il donne aussi d'excellents manches de marteau et de liaclie.
Hoyau, j m. — Pioche tranchante, employée par les terrassiers dans les fouilles.
Huile, s. /. — Matière fluide, grasse, que l'on extrait de diverses substances, principalement végétales.
On divise les huiles ea plusieurs classes : huiles fixes, huiles essentielles, huiles empyreumatiques.
Les huiles fixes, dites aussi huiles grasses, a cause de leur identité de composition avec les graisses, proviennent des végétaux et des animaux à sang froid, tels que les poissons. Elles présentent, à la tem pérature ordinaire, une viscosité que l'on appelle consistance huileuse. Leur pesanteur spécifique varie de 0m,89 à 0m,93.
Les huiles sont a peu près insolubles dans l'eau ; les unes absorbent, à l'air, une petite quantité d'oxygène sans changer d'aspect; les autres en prennent beaucoup plus, s'épaississent, se couvrent d'une couche d'apparence résineuse et se solidifient peu à peu. Ces dernières reçoivent le nom à'huiles siccatives; on les emploie en peinture; telles sont les huiles de lin, de ckénevis, de noix, Caillettes, de ricin (voy. ces mots). Les qualités siccatives de ces huiles sont augmentées par la présence de corps tels que la litbarge, la couperose, les sels de manganèse. Le meilleur procédé pour amener une prompte dessiccation est de faire bouillir préalablement les builes avec quelques centièmes de litharge ou d'oxyde de zinc; on leur donne alors le nom à'huiles cuites (voy. Siccatif).
Les huiles essentielles, appelées aussi huiles volatiles, huiles éthirées ou essences, sont des produits végétaux volatils d'une odeur pénétrante. Ils sont peu Bolubles dans l'eau, mais se dissolvent plus ou moins dans l'alcool, l'éther et les huiles fixes. C'est l'essence de térébenthine qui est surtout employée dans la peinture, pour détremper les couleurs broyées à l'huile (voy. Essence).