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BALLAST

versées se réunissent pour supporter un globe qui porte une croix.

Balèvre. s. /'. - - 1° Quand une pierre, une pièce de cbarpente, de menuiserie ou de serrurerie ont été mal dressées, elles présentent, auprès de leurs joints d'assemblage, une petite saillie qu'on appelle balèvre, et qui s'abat lors du ragrément.

2° Dans un ouvrage coulé en plâtre ou fondu en bronze, on donne le nom de balèvre aux parties de la matière qui font saillie sur la surface de l'épreuve moulée et présentent des plans inégaux.

Il ne faut pas confondre ici les balèvres avec les coulures produites par les joints du moule.

Le rabattement des balèvres, considérées comme excédant d'épaisseur d'une pierre sur une autre, se mesure, dans l'évaluation des prix des ouvrages, au mètre superficiel, et l'on compte par chaque mètre 0m,125 de taille pour recoupement, frottage au grès et jointoiement. Ce dernier travail est le jointoiement en mortier de chaux ou en plâtre ; quand on dégrade les joints et qu'on les remplit en ciment, mastic ou limaille, on les compte au mètre linéaire (1).

Baliveau, s. m. — Voy. Échasse.

Ballast, s. m. — Couche de gravier dans laquelle on fat l'établissement d'une voie de chemin de fer.

Le ballast a pour objet de répartir sur une grande surface la pression des trains sur les rails, de maintenir les supports de ces rails dans une position déterminée, de rendre la voie suffisamment élastique et de laisser passer les eaux d'infiltration.

Pour être bon, le ballast doit être formé de graviers moyens mélangés d'une petite quantité d'argile qui lui donne une certaine cohésion, mais qui ne L'empêche pas d'être perméable. On

(1) Masseliu, Dictionnaire raisonné du métré.

BALUSTRADE. — 1

l'établit généralement en deux couches, la couche inférieure étant composée soit

BALUSTRADE

Fig. 347.

de sable plus fin, soit de fragments de pierres (fig. 347).

Le ballast provient des tranchées de la voie, des minières, des rivières ou des carrières les plus rapprochées.

Ball-flower. — Bouton de fleur employé comme ornement dans les édifices du style ogival anglais du xive siècle.

Le ball-floicer décore particulièrement les bandeaux, les corniches, etc.

Balmes (Granit des). — Granit un peu tal queux, dur, provenant de la carrière des Balmes, commune de la Grave, arrondissement de Briançon.

Cette pierre est de couleur gris foncé ou bleuâtre. Sa hauteur d'assise est de toutes dimensions.

Balteus. — Mur qui séparait deux étages de gradins, clans un théâtre ou amphithéâtre romain.

Ce mur était percé de portes [vomitoires) donnant sur une galerie couverte, voûtée en arcade et faisant le tour de la précinction (voy. Amphithéâtre). C'est dans ce corridor obscur que les spectateurs circulaient, avant de pénétrer dans l'intérieur, pour gagner les places qui leur étaient assignées.

Balustrade, s. f. — 1° Suite de

Fig. 348.

balustres couronnée d'une tablette (fig.

2° Clôture à hauteur d'appui présentant l'aspect d'une cloison à claire-voie.

L'usage des balustrades n'était pas connu des anciens ; on n'en voit aucun exemple dans les monuments de l'antiquité.

Au moyen âge, les architectes firent usage de balustrades intérieures et de balustrades extérieures. Les premières furent d'abord de simples murs d'appui ; ensuite, elles furent composées de colonnettes, de piliers avec arcatures à jour. Les secondes servaient de gardefous aux chéneaux (voy. Bahut) et aux galeries de circulation construites aux différents étages,

Dans les monuments du xme siècle, ces appuis sont formés de pierres posées en délit et évidées ; les pleins sont

souvent des montants avec arcs trèfles (fig, 349) ou en ogive (fig. 350), ou bien

Fig. 350. •

encore des trèfles, des quatre-feuilles.

des triangles, des carrés posés sur la pointe.

Dans les xive, xvc et xvie siècles, on composa les balustrades de panneaux

BALUSTRADE

BALUSTRADE

de pierre, percés d'un ajour et séparés au joint par un montant, le tout couronné d'un appui (fig. 351 1 .

Fig. 351.

A partir du xve siècle, les attributs, les chiffres, les armoiries, les lettres sculptées entrent clans la décoration de ces membres d'architecture.

Aujourd'hui, les balustrades se placent autour des autels dans les églises, dans les baies de fenêtres, aux balcons, le long des terrasses et des toits, aux

Fig. 352.

rampes d'escaliers, etc.. La figure 352 représente une balustrade placée devant un autel et contre laquelle les fidèles viennent s'agenouiller pour recevoir la communion. Ces clôtures sont munies de portes qui s'ouvrent soit sur le côté, soit dans le milieu, et leur hauteur est faible à cause de leur destination.

Nous signalerons ici l'abus que dans les temps modernes on a fait des balustrades. C'est ainsi que l'on en a souvent

(1) Viollet Le Duc, Dictionnaire raisonné de l'architecture française.

placé, comme acrotères, à la partie supérieure des édifices.

Cette disposition, outre qu'elle termine la construction d'une manière mesquine, lui donne de la lourdeur. De plus, le comble, qu'elle cache en partie, produit le plus mauvais effet ; il semble que l'on aperçoive un second édifice derrière la façade de celui que l'on considère. La balustrade suppose un édifice couvert en terrasse et sans toit ; il y a donc contradiction manifeste à joindre la balustrade au toit.

On appelle balustrades feintes ou aveugles celles qui sont pleines avec des ba-

Fig. 353.

lustres ou des ajours formant saillie sur la pierre d'une portion de leur épaisseur (fig. 353).

3° On fait des balustrades en bois composées, soit de potelets qui s'assemblent

dans deux traverses horizontales (fig.

354), soit de traverses réunies par des

Fig. 355.

bois découpés (fig. 355 et 356). Les

BALUSTRE

BALUSTRE

constructeurs des \vc et xvie siècles en plaçaient à l'intérieur des édifices ou dans les endroits couverts.

Fig. 356.

4° Les serruriers donnent le nom de balustrades aux balcons en fonte ou en fer forgé et à toute espèce de clôture ajourée et à hauteur d'appui (voy. Balcon).

Dans le métré des ouvrages, on évalue ainsi le prix d'une balustrade en pierre composée d'un socle, de balustres et d'un couronnement :

Le socle et l'appui se comptent au mètre cube et les balustres à la pièce ; ils se détaillent ainsi : pierre selon sa valeur, premiers parements et épannelages , transport chez le tourneur et retour au chantier après tournage, montage, ajustement et pose, déchet de casse, deux trous de goujons évalués à 0m,05 de taille.

Balustre, s. m. — Sorte de petite colonne en pierre ou en marbre (fig. 357) qui, reproduite un certain nombre de

Fig. 357.

fois, forme une suite couronnée par une tablette ou par une barre d'appui et que l'on appelle balustrade (voy. ce mot).

L'origine du balustre est due, sans doute, aux ouvrages en bois imaginés par la menuiserie, pour faire des appuis

ou des barrières dans les lieux qui ne comportaient pas l'emploi d'une matière plus dispendieuse. Le marbre et la pierre ont été, plus tard, employés à imiter ce genre de support, et, dans les temps modernes, on a même associé cette invention à celle des ordres, en faisant participer le balustre aux proportions et à la décoration qu'on leur donne.

C'est ainsi que l'on a distingué cinq espèces de balustres :

Le balustre toscan, qui est le plus gros et le moins chargé de moulures ; le balustre corinthien, qui est le plus svelte et le plus décoré ; les balustres dorique, ionique et composite, dont les proportions et l'ornementation varient en raison des mêmes éléments dans ces divers ordres.

Une autre règle, prescrite parBlondel dans l'emploi des balustres, est la suivante : « Il faut observer que les balustres soient en nombre impair et que la distance qui les sépare soit égale à la moitié de leur plus gros diamètre, afin que le vide égale le plein. Il convient aussi de mettre une alette à chaque côté des piédestaux pour porter les extrémités de la tablette, au lieu d'employer un demi-balustre . La largeur de ces alettes doit être au moins de la moitié du plus gros diamètre du balustre et leur épaisseur doit avoir au moins un sixième de plus que la largeur du balustre. »

Outre les cinq espèces de balustres que nous venons d'énumérer, il y en a une grande variété, que la fantaisie a mis en usage. Nous citerons, parmi ceux

Fig. 358.

auxquels on a donné des noms particuliers : le piédouche, la panse godronnée,

BALUSTRE

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