‹ Dictionnaire des termes employés dans la constructionChapitre 108 sur 278 · BAMBOU · texte numérisé non relu

BAMBOU

la double poire simple, la double poire ornée, le balustre à ceinture. Le rustique, le balustre en Mr/10 et cannelé, à retour, en p<we. etc.

Fig. 359.

On fait aussi des balustres en bois ou en fer (fig. 358 et 359).

Dans les balustrades d'escalier, c'està-dire les balustrades rampantes, la tablette d'appui ou main-courante est inclinée, les balustres restent verticaux, leur chapiteau et le socle de leur piédouche s'engagent dans les plans inclinés

Fig. 360.

placés au-dessus et au-dessous (fig. 360)

Fig. 361.

ou suivent la même direction (fii

On appelle encore balustre, coussinet ' ou oreiller la face de côté des volutes du chapiteau ionique.

Serrurerie. — 1° Les rampes d'escalier, les balustrades intérieures se font quelquefois avec des balustres en fer ou en bronze fondu, ou ciselés à jour (voy. Rampe).

2° Balustre de rampe (voy. Pilastre).

3° Certains boutons et objets de quincaillerie sont profilés en forme de balustres (voy. Poignée).

Bambou, s. m. — Sorte de gros roseau des Indes qui acquiert jusqu'à 0m,38 de grosseur à sa partie inférieure.

Les arbres de celte espèce s'élèvenl droits et avec une grande rapidité ; ils sont fistuleux, et la cavité en est interrompue, de distance en distance, par d'épaisses cloisons situées au niveau des nœuds.

Les parois en sont d'autant plus épaisses que le bambou est plus gros ; elles sont constituées par un tissu ligneux à longues fibres, très-dense et rendu presque imputrescible par la grande quantité de silice dont il est imprégné (1). Doués, par conséquent, d'une structure très-solide et d'une grande légèreté, les bambous sont beaucoup plus élastiques et beaucoup plus résistants que ne le seraient des pièces de bois de même longueur et de même grosseur. Aussi les emploie-t-on, dans les pays qui les produisent, à une foule d'usages domestiques. Les grands servent, dans les habitations, de poutres pour les murs et de solives pour les planchers. On peut les fendre dans le sens de la longueur et en faire des planches, (iue l'on rend parfaitement planes par la compression. Les bambous de moindres dimensions sont employés pour faire des échelles, des claies, des lattis, des ustensiles de toutes sortes.

Il j a une espèce particulière, le bam-

(1) Moll, Encyclopédie pratique de F agriculture.

BANC

BANC

bon noir de la Chine, qui est d'une taille peu élevée, mais qui vient très-bien dans le Midi de la France. Cette espèce, qui n'atteint guère qu'une hauteur de 2 mètres, pourrait être employée, dans les pays méridionaux, à former des clôtures autour des habitations et des jardins.

Banc, .s*, m. — 1° On donne ce nom à des sièges assez longs pour permettre à plusieurs personnes de s'asseoir.

Les bancs peuvent être simples ou doubles, libres ou à dossier, droits ou courbes.

L'usage des bancs remonte très-haut.

Les anciens se servaient de bancs en pierre dans les exèdres, les gymnases, les palestres, les thermes, les théâtres, les cirques ; ils n'ont pas seulement fait

J-U11G1DIY5YACCVLAPS

Fig. 362.

usage de bancs fixes, mais aussi de bancs mobiles, comme le témoigne le banc en bronze que l'on a trouvé dans les bains de Pompéi, et qui est représenté par la figure 362.

On utilisait ces sièges dans les endroits où un grand nombre de personnes étaient réunies : dans les salles de vente aux enchères, dans la salle des séances du Sénat, dans les lieux de réunion des tribunaux, pour les juges, les avocats, le demandeur et le défenseur, les témoins, etc.

Les premiers chrétiens eurent des bancs en pierre, dans les catacombes ;

puis ils en établirent dans les basiliques ; il y avait notamment le banc semi-circulaire du presbytcrium ou abside (voy.

Abside).

Plus tard, on établit, le long des murs latéraux, une suite de bancs qui formaient comme un soubassement con-

Fig. 363.

tinu (fig. 363) ; il en fut aussi placé dans les promenoirs des cloîtres (fig. 364),

Fig. 364.

dans les chauffoirs des monastères ; les réfectoires, les salles d'étude des novices étaient pourvus de bancs en bois . Dans les maisons particulières, des bancs en pierre étaient disposés auprès de la cheminée ou bien sous le manteau même. Les ébrasements des fenêtres en étaient garnis dans un sens parallèle

BANC

on perpendiculaire (fig. 365 et 366) à la

Fig. 365.

face du mur. On en plaçait aussi au de-

BANC

d'accoudoirs 1) : il est à remarquer que. malgré la simplicité de leur construction, on les ornait toujours de quelque moulure élégante.

Dans l'architecture arabe, on remarque toujours des bancs massifs on pierre à la porte des mosquées. Les habitations particulières ont elles-mêmes fréquemment un siège monolithe voisin de rentrée.

Ce n'est qu'à partir «lu \\ic siècle qu'on commença à se servir de bancs en menuiserie dans les églises, et encore les réservait-on pour les chapelles particulières de familles nobles et pour les sacristies. Dès cette époque, on fit aussi des bancs en bois, en pierre, en marbre, pour les promenades publiques, les parcs, les jardins, etc.

Cet usage s'est conservé jusqu'à nos jours; ces sortes de sièges sont pourvus

Fig. 366.

vant des habitations : la figure 367

Fig. 368.

ou non de dossiers (fig. 368 et 369). Le modèle adopté pour les boulevards de

Fig. 367.

donne l'exemple «l'un de ces bancs muni

Paris a des supports en fonte de fer ornée, dont les pieds sont scellés sur un dé en pierre ; le banc est double ; le dossier est une planche étroite et le siège

(1) Viollet Le Duc, Dictionnaire raisonné de l'architecture française.

BANC

BANC

un madrier de chêne (fig. 370). Nous ajouterons à cet exemple un dessin per-

Fig. 370.

spectif, qui montre la forme des bancs installés dans le parc de Saint-Germainen-Laye (fig. 371) et pour lesquels l'ar-

Fig. 371.

chitecte a employé du fer forgé ; ces bancs sont composés d'une planche épaisse en bois, fixée sur deux montants en fer et d'une barre formant dossier, maintenue dans une entaille ménagée au droit de chaque support.

Actuellement, les églises sont garnies de chaises ou de bancs en bois pour les fidèles. Souvent les bancs sont disposés pour servir k la fois de sièges et de prie- Dieu, comme celui que représente la figure 372 et qui est placé dans la crypte de Saint-Pierre de Montrouge, à Paris.

Législation. Il est défendu d'établir des bancs en saillie sur les trottoirs. (Ordonn. de police du 25 juillet 1862, art. 82.)

2° Banc-rf œuvre : On appelle ainsi, dans les églises, un banc qui est particulièrement réservé aux marguilliers pour les offices ; on le place en face de la chaire.

Fig. 372.

Au moyen âge, le banc-d'oeuvre était formé de stalles et surmonté d'un dais sculpté. A partir du xvie siècle, on l'entoura d'une enceinte en menuiserie.

On construit encore aujourd'hui des bancs-tf oeuvre : leur décoration doit s'al-

Fig. 373.

lier avec le style général de l'édifice. La figure 373 représente le banc-d'œuvre

BANC

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