ABBAYE DU VAL
ABOUCHEB.
au xnc siècle, et qui renfermait deux cloîtres. L'entrée se trouve à gauche, au bout d'une allée plantée d'arbres, et donne accès dans une grande cour, autour de laquelle sont groupés les services et le logement des frères convers.
Fig. 17.
L'enceinte réservée aux religieux profès comprenait deux cloîtres, le grand et le petit. Los divers bâtiments qui les entourent sont le réfectoire, la cuisine, les dortoirs, la bibliothèque et l'infirmerie. Une enceinte enveloppait toutes ces constructions et leurs dépendances, jardins, cours d'eau, etc.
Abbaye (Pierre de Y). — Calcaire compacte, très-dur, de nuances variant du blanc au rose et que l'on extrait des carrières de Y Abbaye, commune de Damparis, arrondissement de Dole.
Cette pierre, susceptible de poli, porte de 0m,25 à 1 mètre de hauteur d'assise et pèse 2,660 kilogr. le mètre cube. Elle s'écrase sous une charge de 850 kilogr. par centimètre carré.
Abbaye du Val (Banc royal de Y).
— Calcaire tendre qui provient de la carrière des communaux de Villiers, com-
mune de Villiers- Adam, arrondissement de Pontoise.
Cette pierre, de couleur blanc jaunâtre, est propre à la sculpture et à l'ornementation.Elle porte de 0m,70càlm,40 de hauteur d'assise et pèse 1,850 kilogr. le mètre cube. La charge nécessaire pour produire l'écrasement est 80 kilogr.
par centimètre carré.
Le banc royal de l'Abbaye du Val a été employé notamment à la Biblio thèque nationale, à la Banque de France, à THô tel-Dieu, au château des Tuileries, à Paris ; au palais de Versailles, etc.
Abbée, s. f. — Terme d'architecture hydraulique désignant l'ouverture par laquelle on fait couler l'eau d'un ruisseau ou d'une rivière pour faire tourner la roue d'un moulin et que l'on ferme, suivant le besoin, à l'aide de pales ou de lançoirs (voy. ces mots); l'eau s'écoule alors par le déversoir.
On écrit encore abée.
Ablancour t (Chaux hydraulique d'j. — Chaux moyennement hydraulique que l'on fabrique à Ablancourt, dans le département de la Marne.
Abloc, s. m. — Nom que l'on donne, dans le métré des ouvrages de maçonnerie, à un pilier soutenant un édifice. h' abloc se compte, jusqu'à hauteur du sol, comme massif ; au-dessus du sol, comme assises ordinaires, s'il est en pierre de taille; et comme mur en élévation, s'il est en meulière, moellon ou brique (1).
Abonnir, v. a. —Faire sécher préalablement à l'air de la terre qui doit ensuite être rebattue pour former des carreaux.
Abornement, s. m. — Voy. Bornage.
Aboucher, v. a. — Joindre en-
(1) Masselin, Dictionnaire raisonné du métré.
ABOUTER.
ABREUVOIR
semble les pièces d'une charpente, des bouts de tuyaux, etc.
About, s. m. — En général, extrémité d'une pièce de bois taillée pour être assemblée avec une autre. Cette désignation s'applique, en charpente, spécialement au joint d'assemblage oblique (1).
V about est l'arête de l'angle dièdre
formé par la surface du joint et celle du bois a b (fig. 18). La gorge c d, opposée à Y about, est ordinairement le supplément de son angle. La figure montre, en D, le plan de la mortaise.
On distingue, suivant l'inclinaison de Y about, par rapport à la surface du joint :
1° h' about carré ou ordinaire A, où le tenon est coupé d'équerre à la direction oblique du joint; dans l'exemple que nous donnons, Y about est dit ordinaire avec embrèvement ; cet assemblage présente plus de solidité que Yabout ordinaire simple ;
2°L 'about fournisse B, quand le tenon est coupé d'équerre à la direction des faces du bois ;
3° L'about picard C, quand la coupe du tenon forme, à cet endroit, un angle obtus avec la direction oblique du joint.
Abouter, v. a. — En général, mettre bout à bout deux pièces de bois, deux barres de fer, etc.
(1) Eyerre, Alphabet du Charpentier.
Plomberie. Réunir par les bouts deux tuyaux a et b de diamètres différents, à l'aide d'un collet de plomb c, de forme conique (fig. 19).
Fig. 19.
Aboutir, v. a. — 1° Terme de plombier, qui signifie revêtir de tables minces de plomb blanchi un membre saillant d'architecture, à l'aide d'outils qui permettent d'en conserver la forme, malgré l'épaisseur du métal. On dit aussi amboutir.
2° Ce terme s'emploie dans le sens (Y abouter (voy. ce mot).
Abras, s. m. — Garniture de fer dont est muni le manche d'un marteau de forge.
Abreuver, v. a. — Maçonnerie. Répandre de l'eau, avec une truelle ou une brosse, sur un vieux mur dégarni de son enduit, pour y attacher un nouvel enduit, ou sur l'aire d'un plancher qu'on a hachée, pour que le plâtre d'un nouveau carrelage forme liaison avec cette aire.
Peinture. Etendre sur un fond poreux une couche d'huile d'encollage, de couleur ou de vernis, pour en boucher les pores.
Abreuvoir, s. m. — Lieu disposé pour faire boire et baigner les animaux domestiques. On établit plusieurs sortes (Yabreuvoirs, en raison des localités : les uns sont naturels, les autres sont artificiels.
1° L' abreuvoir naturel est une pente
ABREUVOIR
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d'accès, pavée ou cailloutée, préparée sur le bord dune rivière, d'un canal ou d'une pièce d'eau. L'inclinaison de cette pente ne doit pas dépasser Om,10 par mètre, et sa largeur doit être d'au moins 3m,o0 par le haut pour permettre le passage de trois chevaux à la fois. La pente va en s'élargissant par le bas. Si l'eau est courante, il faut limiter l'abreuvoir, soit par une clôture, qui consiste en pilotis reliés par des traverses, soit par des pièces de bois flottantes, attachées les unes au bout des autres et maintenues, en leur place, par quelques piquets. Si l'eau est stagnante, comme dans une pièce d'eau, on dispose à part Vabreuvoir qui doit servir à faire boire les animaux, le séparant ainsi de la pièce d'eau dans laquelle ils se baignent. 2° L'abreuvoir artificiel est. soit une auge voy. ce mot qui ne sert qu'à désaltérer les bestiaux, soit un bassin dont le fond est pavé et dont les parois sont construites en ciment ; on v ménage
Fig. 20.
une ou deux pentes d'accès et l'on y amène les eaux de pluie ou de source, au moyen de tuyaux, qu'il est bon de faire en ciment (fig. 20).
Les fermes, les cours d'écurie, les chenils, les abattoirs, etc., doivent être pourvus d'abreuvoirs.
En général et lorsque la chose est possible, on choisit, pour remplacement d'un abreuvoir, quelque bas-fond placé aux abords des bâtiments et dans lequel
les eaux peuvent être recueillies. Il faut que cet emplacement soit dominé, par les terrains -qui l'entourent, sur une assez grande étendue pour fournir, par les pluies, un écoulement d'eau suffisant. Il faut, de plus, faciliter l'évacuation des eaux surabondantes et même de toutes les eaux, parce qu'il est nécessaire de vider le bassin, de temps en temps, poulie nettoyer. Enfin, des fossés ouverts, des rigoles couvertes ou des tuyaux de drainage doivent diriger les eaux vers l'emplacement choisi.
Dans tous les cas, il vaut mieux que Vabreuvoir soit en dehors et près des bâtiments de la ferme, plutôt que dans la cour, où il est difficile de conserver les eaux pures, à cause du voisinage des fumiers.
La capacité de Vabreuvoir est déterminée par le nombre des animaux qui doivent s'y désaltérer. Dans son Encyclopédie pratique de l'agriculture, M. Moll admet, comme chiffre fort, qu'il faut, pour chaque tête de gros bétail, 40 litres d'eau par jour ; pour chaque mouton.
2 litres; pour chaque porc. 3 litres.
Comme il importe de conserver de l'eau pour le temps des sécheresses; Vabreuvoir devra contenir une provision d'eau basée sur ces chiffres, pour une consommation de deux à trois mois, en ajoutant 25 à 30 p. 100 pour évaporation et autres pertes.
Les bassins peuvent être établis avec des formes diverses.
En Angleterre, on en fait de circulaires, de 20 mètres de diamètre, dont le fond présente une surface concave d'une profondeur de 2 mètres. Ces bassins sont d'une exécution très-simple ; ils n'ont pas besoin de maçonnerie , il suffit de leur donner un sol imperméable ; enfin, ils sont accessibles au bétail par tous les points de leurs bords. Toutefois, cesabreuvoirs présentent une grande surface à l'évaporation et deviennent une cause d'insalubrité pour le voisinage.
En France, où l'évaporation agit plus que dans le pays précité , on adopte
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généralement des bassins de moindre étendue et entourés de maçonnerie. On les fait ronds ou carrés ; dans le dernier cas, il faut en arrondir les angles, parce que c'est en ces points que les fuites s'opèrent. L'ouvrage que nous venons de citer recommande la disposition suivante :
L'abreuvoir (fig. 21) est un bassin de 8 mètres de large et 15 mètres de long. Il est divisé en deux parties ; l'entrée est en A. Depuis ce point jusqu'à B C le fond est en pente douce ; à cette dernière limite il atteint lm,75 et continue à descendre jusqu'au milieu DE, où il est à 2 mètres, profondeur qui est maintenue jusqu'en F. Une barrière, placée suivant la ligne B C, préserve le bétail des accidents pendant les grandes eaux. De cette manière, lorsque les eaux sont abondantes, c'est-à-dire en hiver, le bétail
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à 0m,20 de cailloux bien tassés. Les murs ou parois du bassin doivent être construits en moellons durs, sans enduits, mais avec un bon rejointoiement et, derrière eux, on pilonne de l'argile sur une épaisseur de 0m,50 au moins. Il serait bon, pour obtenir une plus grande pureté des eaux, d'établir, au niveau du sol, sur le pourtour du bassin, un fossé dans lequel viendraient se réunir les eaux pluviales des terrains environnants, pour y déposer leur limon, avant de pénétrer dans Y abreuvoir, par des ouvertures ménagées, dans la maçonnerie, à 0m,30 au-dessus du fond du fossé.
Nous ajouterons à cette disposition un exemple de celle qu'on adopte dans certains établissements tels que les abattoirs. La figure 22 représente, en plan et en coupe transversale, l'un des grands abreuvoirs de l'abattoir de laVillette, à Paris. Une fosse A, profonde de 1 mètre, en son milieu, et se terminant en pente douce à ses deux extrémités, constitue Yabreuvoir proprement dit.
Cette fosse est comprise entre deux
ne pénètre que dans la première partie du bassin , tandis qu'il arrive successivement jusqu'en B G et même D E, lors des grandes sécheresses, les eaux ayant disparu delà première partie. Cet abreuvoir a une capacité de 160 à 165 mètres cubes. Le fond du bassin se fait soit en argile, soit en béton, ce qui est préférable. Dans le premier cas, on étend sur la surface une couche de bon mortier hydraulique; on forme, par-dessus, une aire en argile battue, de 0m,30 d'épaisseur et on recouvre le tout de 0m,18
Fig. 22.
murs B, qui séparent chacun un trottoir C d'une auge extérieure D. Ces murs sont en meulière et enduits de ciment de Portland; ils sont construits sur un lit de béton, ainsi que la fosse, qur possède, en outre, un pavage, avec joints en ciment. L'eau est amenée dans les auges, comme le montre la coupe, par des conduits en plomb, et descend, par des trop-pleins, dans la fosse, dont le fond est lui-même percé d'un trou, avec bonde permettant de vider Yabreuvoir.
La circulation sur les trottoirs est facili-
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tée par des rampes en fer, ajustées dans des petits supports scellés aux murs.
En certains endroits, on a construit des abreuvoirs monumentaux, dans un double but d'embellissement et d'utilité ;
Fig. 23.
par exemple à Parme et à Marly. La figure 23 donne le plan et l'élévation, à l'échelle 0m01 pour mètre, d'une de ces constructions, qui est à la fois fontaine et abreuvoir. La fontaine est placée sous une voûte en cul-de-four; on y accède par quelques marches. Ce petit
édifice a été construit à Salinges dans la Nièvre 1 .
L'Orient offre de nombreux exemples d'abreuvoirs destinés à l'alimentation des bestiaux dans les villes. Au Caire, particulièrement, chaque quartier a ses abreuvoirs publics. Les uns consistent en un seul bassin ; d'autres sont surmontés d'une niche, d'une arcade ; quelques-uns ont même un portique de plusieurs arcades (2).
La figure 24 représente, en plan, à l'échelle de 0m,00o pour mètre, un abreuvoir public, qui se trouve dans le quartier d'El-Souhar, près Bab-el-Toubeh.
On y voit : 1° un bassin A, qui est l'abreuvoir proprement dit et dans lequel les animaux, chevaux, ânes et chameaux, viennent se désaltérer ; 2° un autre
bassin B, auquel on accède par une porte C et qui est à un niveau plus élevé que le premier. C'est de là que l'eau s'écoule, par des conduits, dans le bassin inférieur. On remplit le bassin supérieur au moyen de l'eau contenue dans une citerne voûtée construite en dessous. Cette eau est puisée par un orifice placé en D . Comme un certain nombre d'édifices de ce genre et la plupart des fontaines publiques, cet abreuvoir possède un premier étage, qui sert d'école primaire;
(1) Narjoux, Architecture communale.
(2) Coste, Architecture arabe.
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