BANDER
que de parties plates. S'ils sont moulurés, on les évalue comme moulures.
Pour les bandeaux en pierre, le sousdétail ainsi que le présente le Dictionnaire raisonné du métré de M. Masselin est le suivant : 1° taille en pente du dessus et ragrément, au prix des moulures ; 2° ragrément sur la face, au prix des tapisseries ; 3° ravalement de la saillie du dessous, comme tapisserie seulement, s'il n'y a pas de larmier ; comme moulure, si le larmier est bien dressé et bien accusé.
Menuiserie. Planche mince et étroite qui remplace une corniche, au-dessus d'un lambris de hauteur ; la rive de cette planche est taillée de façon à supporter toutes les inégalités des plâtres du plafond.
Marbrerie. Petit renfoncement taillé entre deux moulures.
Bandeaux : ceintures saillantes sur le corps d'une colonne de poêle (voy.
Bague). .
Bandelette, s. f. — 1° Petite moulure plate, ayant à peu près autant de saillie que de hauteur, et comprise entre le listel et la bande. Elle surmonte l'architrave dorique et supporte les triglyphes de la frise (voy. Triglyphe).
2° Les serruriers appellent bandelettes des fers plats de petits échantillons ; on les nomme aussi fers spatés. Leur épaisseur est toujours très-petite, par rapport à leur largeur. On les vend par bottes.
Pour les limons et les mains courantes d'escalier, on emploie ces fers, qui ont d'ordinaire de 0m,005 à 0m,009 d'épaisseur, et de 0m,016 à 0m,018 de largeur, la longueur variant entre 2 et 4 mètres.
Bander, r. a. — Construction.
1° Bander un arc, une plate-bande, une voûte : signifie en assembler d'abord les voussoirs sur des cintres de charpente, poser la clef et décintrer.
Cette opération met en action l'équilibre de la voûte, équilibre obtenu au moyen de la poussée et de la butée.
2° On dit encore bander une vofite.
c'est-à-dire diriger sa force dans un certain sens par la coupe des pierres qui la composent : ainsi, une voûte sphérique est bandée du centre à la circonférence .
Les voûtes doivent être bandées dans le sens de leur courbure pour qu'elles soient solides. Ainsi, une voûte en berceau, dont la courbure est uniforme, doit être bandée du même sens dans toute sa longueur, c'est-à-dire que les joints longitudinaux doivent suivre la même direction que les murs qui la supportent.
La voûte d'arête, étant formée par la rencontre de deux berceaux, chaque partie doit être bandée selon la direction de sa courbure. Il en est de même pour les voûtes en arc de cloître, les voûtes sphériques et toutes les autres voûtes dont la surface intérieure est courbe.
Les voûtes plates, plafonds et platesbandes peuvent, au contraire, se bander en tout sens, selon la disposition des murs ou points d'appui qui les soutiennent. Par exemple, une voûte plate, supportée par deux murs ou deux pieds-droits, doit être bandée comme une voûte en berceau ou en arc. Une voûte plate, soutenue par plus de deux pieds-droits ou piliers isolés, se bande comme une voûte d'arête ; si elle repose à la fois sur tous les murs qui forment l'enceinte qu'elle recouvre, on la bande comme une voûte en arc de cloître ; enfin, elle est bandée comme une voûte sphérique, si elle est portée par une enceinte circulaire.
Les voûtes romaines, construites, pour la plupart, en blocage, c'est-à-dire au moyen de petites pierres mêlées au mortier et jetées pêle-mêle sur un cintre en bois qui leur servait de moule, ne devaient leur solidité qu'à la qualité du mortier, au moyen duquel elles ne formaient qu'un seul corps. Toutefois, ces voûtes, dès qu'elles atteignaient une certaine étendue, étaient exposées à des chances nombreuses de destruction , comme on le voit par le peu qui nous en reste, et encore les quelques exem-