BARD EAU
Barbe, s. f. — Charpente. Quand deux pièces de bois se rencontrent à angle droit ou obliquement, celle qui porte la mortaise B (fig. 390) peut être déversée de telle sorte que Tune de ses
Fig. 390.
arêtes soit en désaflleurement avec l'arasement du tenon ; dans ce cas, on emploie le joint en barbe ou double fausse coupe, c'est-à-dire qu'on rachète ce désaflleurement par une seconde fausse coupe, en jonction avec la face en retour de celle du joint et formant un angle rentrant avec la première.
On appelle barbe courante B' (fig. 391) celle qui est parallèle au tenon ou qui désaffleure le morceau dans lequel est
Fig. 391.
assemblée la pièce qui la porte C ; dans ce dernier cas, on désaboute la barbe suivant la face opposée à celle du jointe.
La double barbe courante se nomme gargouille (voy. ce mot).
Serrurerie. Petite saillie ménagée sur le côté d'unpèwe H contre laquelle s'engage le panneton de la clef, pour faire avancer ou reculer le pêne.
Le nombre de barbes est égal au nombre des tours nécessaires pour fermer la serrure (voy. ce mot).
Barbelé, adj. — On dit qu'une pièce de fer, un scellement par exemple, est barbelé quand on l'a dentelée à coups de burin ou de tranche.
Bard, s. m. — 1° Sorte de brancard sans pieds (fig. 392), composé de deux barres de bois parallèles, reliées vers le
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Fig. 392.
milieu par cinq ou six traverses plates . On s'en sert dans les constructions pour transporter à bras des fardeaux de pesanteur moyenne.
2° On nomme ainsi un chariot à deux roues sur lequel on transporte la pierre à pied-d'œuvre. Dans ce sens, bard est synonyme de binard (voy. ce mot).
Bardage, s. m. — Voy. Barder.
Bardeau, s. m. — 1° On donne ce nom à des planchettes de bois refendu,
Fig. 393.
que l'on pose joinlives sur les solives d'un plancher pour recevoir un carrelage, comme l'indique en A la figure 393. Si l'on veut établir un parquet, on
Fig. 394.
cloue les tasseaux le Ion" des solives et