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BARDER

Ton pose entre elles les bardeaux B (fig. 394).

2° Ce nom s'applique aussi à de petites tuiles rectangulaires en bois de chêne, de châtaignier, de hêtre ou de sapin qui servent à la couverture dans certains pays.

On donne aux bardeaux de 0m,20 à 0m,30 de long, sur 0m,10 à 0m,io de large ; leur épaisseur varie entre 0m,008 et 0m,02. On les emploie pour des couvertures très-inclinées. On les dispose comme la tuile, en les fixant à L'aide d'un clou ou mieux de deux clous, pour lesquels il est utile de faire les trous à l'avance, afin d'éviter la fente.

On leur donne différentes formes :

leur partie inférieure est arrondie, en

Fig. 395.

pointe ou à pans .(fig. 395). Il est bon de tremper le bardeau dans du goudron, pour en augmenter la durée.

Les Romains ont appliqué ce genre de couverture. Les architectes du moyen âge l'ont employé pour les combles et même pour les pans de bois des maisons élevées avec économie.

Barder, v. a. — Charger et transporter les matériaux au lieu d'emploi, à l'aide d'un chariot appelé bard ou binard (voy. ce mot).

Il ne nous est guère parvenu de renseignements au sujet de la manière employée par les anciens pour barder les matériaux, et cependant nous devons croire qu'ils possédaient, à cet effet, de très-puissants moyens, si l'on en juge par les dimensions des blocs que l'on voit dans leurs constructions.

Les constructeurs de l'époque romaine faisaient le bardage à l'épaule ou colti-

193 — BARDEUR.

nage, parce que les pierres d'appareil étaient de petit échantillon.

Du xne au xvie siècle, alors qu'on employait des pierres de moyen appareil, le bard et la civière servaient à faire le bardage. Aujourd'hui, ces engins ne sont plus guère utilisés dans ce but que par les marbriers, les miroitiers et les bronziers.

Le bardage de la pierre comprend le transport des blocs à pied-d'œuvre et la mise en place, lorsque ces blocs ont été montés au niveau de l'assise où ils doivent être posés.

Le transport à pied-d'œuvre se fait par plusieurs moyens : 1° on charge la pierre taillée sur un chariot à deux roues, appelé binard (voy. ce mot) ; 2° on procède par abatage, c'est-à-dire en faisant faire quartier aux blocs, à l'aide de pinces, de leviers ou de crics ; 3° on barde au rouleau, lorsque le sol est bien aplani, et, à cet effet, on le recouvre souvent de plats-bords. Les rouleaux, étant légèrement fuselés, ne portent que sur le milieu, et ce seul point de contact facilite le transport en supprimant une large part du frottement.

On peut, en outre, modifier, à chaque instant et d'une manière très-simple, la direction du frottement, en frappant avec un maillet de bois sur l'une des extrémités du rouleau de tête, qui pivote alors sur lui-même.

Le bardage au rouleau sur plan incliné ascendant, se fait ainsi : des ouvriers placés derrière le bloc le font avancer à l'aide de pinces, pendant que d'autres le tirent avec une corde ou au moyen d'un treuil. S'il s'effectue sur un plan incliné descendant, le bardage s'opère inversement ; la pierre est retenue, et on laisse aller peu ta peu de manière à faire avancer le bloc.

Le bardage des pierres montées au niveau de l'assise dont elles doivent faire partie s'exécute également au rouleau.

Bardeur, s. m. — Ouvrier employé à faire des bardages.

BARRADINE.

BARRADINE.

Barillet, s. m. — Boîte qui renferme le ressort d'un loqueteau (voy. ce mot).

Baiiotières, s. f. pi. — Traverses de fer de plus petite dimension que la traverse dormante et formant les divisions des fenêtres.

Barradine, s. f. — On donne ce nom, dans les constructions rurales, à des fossés pratiqués en écharpe sur le flanc des montagnes pour recueillir les eaux pluviales et les écouler avec une faible pente.

L'établissement de ces fossés a pour objet d'empêcher le sol cultivé d'être raviné, puis entraîné par les eaux. On leur donne, comme profil, la forme d'un arc de cercle et on gazonne leurs bords avec soin. Comme pente, on ne leur donne guère plus de 0m,001, par mètre, afin d'éviter, d'une part, l'érosion que produit un courant trop rapide, et, d'autre part, afin que les terres entraînées dans la barradine y restent déposées, au moins en partie, au lieu d'être entraînées de celle-ci dans l'évacuateur ou collecteur, qui reçoit les eaux de tous ces conduits.

M. Charles Barbier, dans l'Encyclopédie pratique de l'agriculteur, pose les règles suivantes : il faut : 1° que chaque barradine puisse écouler toute l'eau qu'elle reçoit sans la déverser par ses bords ; 2° (pie d'une barradine à l'autre les eaux n'aient pas le temps de se réunir et de raviner.

L'ensemble de ces canaux constitue une série échelonnée de fossés se prêtant, avec la pente indiquée, à toutes les inflexions de la surface.

Un collecteur, dirigé obliquement ou normalement à leur profil longitudinal, reçoit successivement l<is eaux des barradines el les conduit dans un évacualeur au dehors de la pièce ainsi coupée de fossés. Si ce collecteur n'a qu'une faible pente, on revêl simplement de gazon le fond el les parois ; mais, plus

souvent, on exécute ce revêtement en pierres sèches (lig. 396 . les parois ayant

Fig. 396.

une épaisseur et un fruit suffisants pour maintenir la poussée des terres. Il est bon de donner à ce canal un large évasement ; quant à sa profondeur, elle doit être calculée sur la masse d'eau qu'il reçoit et en prévision des plus forts orages. Si le terrain s'y prête, on peut racheter les fortes pentes par des chutes.

Le collecteur aboutit à un ravin, un fossé de chemin, un boitout ou un cours d'eau.

Dans les contrées où l'usage des barradines est ancien, la servitude est prescrite pour le passage du collecteur à travers les terrains étrangers. Le propriétaire traversé entretient le conduit sur son terrain. Les changements de direction et les créations sont résolus en commun et les indemnités, s'il y a lieu, se règlent à l'amiable. Mais, dans les régions où l'on veut introduire cette mélhode, on peut redouter certaines résistances au passage du collecteur de la part des propriétaires inférieurs. Ceux-ci pouvaient, en effet, il y a une trentaine d'années, en invoquant l'article 640 du Code civil, s'opposer, d'une manière formelle, à recevoir des eaux à l'écoulement desquelles la main de l'homme avait contribué,

La loi du 10 juin 1854, confirmant et développant celle du 29 avril 1845, a son article 1er ainsi conçu : « Tout propriétaire qui veut assainir son fonds, par le drainage ou tout autre mode d'assèchement peut, moyennant une juste et préalable indemnité, ou conduire les eaux souterrainement ou à ciel ouvert, à travers les propriétés qui séparent ce

BARRAGE

BARRE

fonds d'un cours d'eau ou de toute autre voie d'écoulement. »

Or, il est certain que les barradines n'ont pas seulement pour but d'empêcher la dénudation, le ravinement du sol ; elles ont aussi pour résultat de l'assainir, de l'assécher ; elles rentrent donc dans l'expression générale tout autre mode, la loi n'ayant pas spécifié ni limité les moyens d'assèchement.

Barrage, s. m. — Digue établie en travers d'un cours d'eau, afin d'élever le niveau en amont, soit pour les besoins de la navigation, soit pour former une chute destinée au service d'une usine. L'eau, s'élevant en amont, arrive à dépasser la crête du barrage et tombe en déversoir (voy. ce mot).

Le barrage est fixe et construit en maçonnerie, ou mobile et formé de poutrelles superposées.

Les barrages fixes sont à paroi verticale ou à paroi inclinée du côté de Y aval. Dans le premier cas (fig. 397), le mur qui forme la construction doit

Fig. 397.

avoir une épaisseur égale à sa hauteur ; un encaissement en moellons recouverts d'une couche de terre glaise le garantit du côté de l'amont ; les fondations sont descendues jusque sur le terrain solide.

Fig. 398.

Dans les barrages à paroi inclinée, comme le montre la figure 398, le revê-

tement est un mur en pierres de taille ; l'encaissement existe toujours en amont ; la pente est beaucoup plus allongée du côté de l'aval, pour faire perdre au courant de sa force, et même, ordinairement, on termine la partie inférieure par une plate-forme en maçonnerie, où on laisse dépasser la tête des pieux. On fait aussi des barrages de direction oblique à la rivière ; le débit est plus grand ; leur avantage est sensible dans les fortes crues.

Les barrages mobiles, composés de poutrelles superposées dans un sens perpendiculaire à la rivière, permettent d'élever ou d'abaisser à volonté la crête du barrage ; il suffit d'ajouter ou d'enlever l'une de ces poutrelles.

D'autres systèmes sont appliqués, qui permettent de supprimer presque instantanément le barrage sur tout ou partie de la largeur de la rivière ; tels sont le barrage à aiguilles dû à M. Poirée ; le barrage de l'ingénieur Thénard, composé de deux séries de portes qui s'abattent sur le radier, les unes d'amont en aval, et les autres en sens inverse. On préfère à ces différents systèmes, hors des cas exceptionnels les barrages à écluses (voy. Écluse).

Barre, s. f. — On donne ce nom, en général, à toute pièce de bois ou de métal, longue, étroite et de faible épaisseur.

En menuiserie, on appelle spécialement barre une tringle ou portion de planche brute ou corroyée qu'on cloue ou que l'on encastre sur des parties de menuiserie qu'il faut relier entre elles.

Les barres sont désignées diversement, suivant leur destination.

1° Barre à queue : petite barre de bois embrevée à queue d'aronde derrière un panneau, pour relier entre elles les planches qui le composent.

La même désignation s'applique aux emboîtures qui ont une forme semblable à celle d'un jet d'eau de croisée et que l'on place quelquefois au bas des portes pleines.

BARRE

BARRE

2° Barre de fourneau : bande de fer plat qui sert à maintenir le dessus du fourneau composé de briques ou de carreaux. Cette barre épouse la forme du fourneau, et ses extrémités sont scellées dans le mur contre lequel il esl adossé.

3° Barre d'appui : barre de fer ou de

bois qui est scellée à hauteur d'appui entre les tableaux d'une baie (fig. 399). La barre d'appui en fer est recouverte, soit d'une plate-bande en fer, soit d'une tringle en bois moulurée. Les balcons et les rampes d'escalier sont surmontés de barres d'appui. Lorsque, dans le métré, on veut évaluer le prix d'une barre d'appui, on distingue deux cas :

1° cette barre est isolée ; 2° elle est placée sur un balcon de fonte ou de fer. Dans le premier cas, on compte : deux trous et scellements, évalués d'ordinaire à 0m,10 de profondeur ; puis le montage, la pose et mise à niveau de cette barre d appui, travail babituellement exécuté par le maçon et que l'on évalue à 0m,08 do légers." Dans le second cas, on ne compte pas ce travail paire (pie les trous que l'on pratique pour la traverse haute du balcon servent, en même temps, pour la barre dappui. Quoi qu'il en soit, il importe de distinguer si le trou esl l'ait dans le moellon, la meulière, la brique ou la pierre. En effet, les trous ci scellements «buis le moellon sont payés 1/100 de léger par chaque centimètre de profondeur ; ceux en meulière sonl payés moitié en plus el ceux en brique ou pierre sont évalués en Laille,

à raison de 1 100 de laille par chaque centimètre de profondeur du trou. Le scellement, compté à part, dans ce dernier cas. est évalué à un demi 1/100 de léger par chaque centimètre de profondeur (1).

4° Barre de trémie (voy. Bande).

5° Barre de languette : barre de fer plat "ii .arré : 1° qui repose par ses extrémités sur les jambages d'une cheminée, pour supporter la languette de face ; 2° qui soutient une ventouse.

6° Barre de fermeture : barre de bois ou de fer qui sert à consolider une clôture, soit les volets d'une croisée, soit les contrevents d'une boutique. Dans ce

Fig. 400.

dernier cas, la barre est une bande de fer plat qui s'engage, par ses extrémités, dans des gâches où elle est maintenue par des boulons avec clavettes (fig. 400).

Les portes à un vantail peuvent se clore par une barre en bois, qui glisse sur la face intérieure el rentre dans une

(1) Masse lin, Dictionnaire du mètre.

BARRE

BARRE

entaille pratiquée dans Lébrasement (fig. 401).

Fig. 401.

Les poiles charretières à deux vantaux ont parfois une barre de fermeture en bois qui pivote sur un axe (voy. Bascule). Quelquefois la barre est fixée horizontalement sur l*un des vantaux et vient battre sur l'autre ; elle est maintenue, à

Fig. 402.

son extrémité, par une clavette qui traverse deux pitons (fig. 402). Ces sys-

tèmes ont été appliqués au moyen âge (1).

On emploie en outre, aujourd'hui, la bascule à auberonnière, comme barre de fermeture voy. Bascule).

1° Barre de linteau (voy. Bande).

8° Barre d'écurie ou barre volante :

morceau de bois cylindrique de2m,30 de long servant de séparation entre les chevaux. Dans une écurie il importe, si l'on veut se conformer aux règles de l'hygiène, de donner à chaque cheval une stalle (voy. ce mot) formée, soit par deux cloisons en planches ou deux barres de bois dites barres d'écurie. En effet, les plus forts ou les plus hardis de ces animaux portent toujours préjudice aux faibles, en les privant tantôt d'une partie de leur ration, tantôt d'une portion de l'espace qui leur est réservé pour se livrer au repos ; les séparations ont également pour but d'empêcher les chevaux de se battre et de se blesser par les ruades.

En Angleterre, on fait quelquefois des barres en fonte, que Ton prétend plus durables, mais aussi elles sont plus coûteuses, se brisent plus facilement et peuvent occasionner de graves accidents.

Les barres en bois sont préférables à tous égards et offrent d'ailleurs une durée suffisante. Il faut qu'elles soient cylindriques ou arrondies pour éviter 1rs blessures que causeraient certainement de vives arêtes. Mais, il importe de disposer ces barres de manière à ce qu'on puisse facilement les détacher ou les faire tomber quand les chevaux, en ruant, se les mettent entre les jambes. On a donc cherché, pour les lier à leur corde de suspension, des moyens qui permettent de les en séparer avec promptitude.

Ordinairement, cette barre est fixée, d'un côté , à la mangeoire par un crochet et un anneau : de l'autre, elle est soutenue par une corde ou une

(1) Viollet Le Duc, Dictionnaire raisonne de l'architecture française.

BARRE

BARREAU

chaîne attachée à une solive du plafond ou à un pilier enfoncé dans le sol (fig. 403).

Fig. 403.

On a voulu aller plus loin et le problème que Ton s'est proposé de résoudre peut se formuler de la manière suivante : faire en sorte qu'un cheval, ayant la barre entre les jambes, puisse se dégager lui-même par le plus petit poids de son corps. La figure 404 repré-

Fig. 404.

sente le système de sauterelle (voy. ce mot) imaginé par M. de Bourhlan et donné par M. Moll, dans l'Encyclopédie pratique de l 'agriculteur '. Cette attache comprend : un crochet de bois de 0m,30 de longueur et un anneau brisé ouverl au poinl a. En pesant sur le point h, le cheval agit comme on Levier parrapport au point c : les branches de l'anneau

s'écartent et la sauterelle dégagée fait bascule ; la barre tombe et l'animal se trouve débarrassé sans autre secours.

Il faut, toutefois, que le jeu de l'anneau ne soit pas assez facile pour que le moindre mouvement imprimé à la barre suffise à son écartement et en provoque la chute sans nécessité.

Dans tous les cas, la barre doit être promptement relevée.

Quant à l'élévation à laquelle ces barres doivent être placées, on fait en sorte que, par devant, elles partagent également l'avant-bras du cheval dans son milieu ; par derrière, elles doivent être 10 ou 12 centimètres environ audessus du jarret.

Il est bon, pour amoindrir les effets de la barre, de l'entourer, dans le tiers de sa longueur, dune couche plus ou moins épaisse de paille que Ton recouvre d'une tresse en paille également formant enveloppe. On peut encore suspendre à la barre un paillasson contre lequel les coups de pied viennent s'amortir .

9° On appelle encore barre, dans un tribunal, la cloison élevée à hauteur d'appui qui ferme l'enceinte réservée aux juges.

Barreau, s. m. — Nom qui s'applique à toute barre de bois ou de métal faisant partie d'une clôture, soit que cette barre soit scellée par ses abouts, pour empêcher le passage par une baie de croisée ou par un soupirail ; soit que, réunie à d'autres barres, elle compose une grille, une rampe ou une balustrade de balcon.

Dans ce dernier cas, les barreaux

Fig. 405.

sont ordinairement en fer et sont reliés

BARRIÈRE

BARRIÈRE

enlre eux par des traverses, la jonction se faisant souvent, comme le montre la figure 405, au moyen de tenons que traverse une goupille. Dans le cas d une grille, les barreaux ou montants sont généralement encastrés haut et bas dans des traverses munies de trous affectant la

Fig. 406.

forme carrée ou circulaire, suivant la section même de ces montants (fig. 406). On appelle barreau montant de cÔtière celui qui soutient une porte de fer, et barreau montant de battement celui où Ton fixe la serrure (voy. Battement).

Barrière, s. f. — 1° On appelle ainsi des clôtures à claire-voie et à hauteur d'appui formées de poteaux sur lesquels sont assemblées des traverses ou lisses et qui se placent ordinairement autour des cours ou devant les maisons. On donne plus spécialement ce nom aux portions de ces clôtures qui s'ouvrent pour donner passage. Elles sont composées de deux parties , Tune fixe , formée de poteaux qui soutiennent la barrière, l'autre mobile, la barrière ellemême.

Ces ouvrages de charpente peuvent être isolés, par exemple, s'ils sont placés en travers d'un chemin, ou s'ils ferment l'entrée d'une cour, un passage à niveau sur une voie de chemin de fer, etc.

La barrière la plus simple, qui était en usage au moyen âge est représenter par la figure 407 ; c'est une barre ou lisse munie, à l'une de ses extrémités,

d'un contre-poids servant à la relever et qui s'abaisse au moyen d'une chaîne. Aujourd'hui, dans les barrières à bas-

Fig. 407.

cule employées dans les chemins de fer, le contre-poids est généralement un sabot en fonte.

La barrière à lisse glissante (fig. 408) est composée de trois poteaux méplats, dans lesquels on perce des mortaises,

Fig. 408.

pour recevoir deux ou plusieurs traverses horizontales, qu'on y fait glisser séparément et qu'on arrête par des chevilles ou par une serrure.

Les barrières à pivot sont à un vantail ou à deux vantaux. Dans le premier genre, nous citerons, parmi les plus simples, les barrières à lisse pivotante. composées, soit d'une lisse doublée à l'une de ses extrémités avec contrepoids et tournant horizontalement au-

tour de la tête arrondie du poteau i fig. 409), soit d'un montant, d'une tra-

BARRIÈRE

BARRIÈRE

verse et dune écharpe ou lien (tig. 410). Cette dernière clôture est suspendue au poteau à l'aide de deux paumelles. La

Fig. 410.

lisse pivotante et à contre-poids peut être munie de barres verticales que relie une traverse inférieure, comme le montre la figure 409. Dans l'exemple que nous donnons, la pièce de bois pivote sur un poteau muni d'un goujon qui s'insère dans un trou qu'on y perce.

La ligure 411 est celle d'une barrière

Fig. 411.

en charpente ayant deux montants inégaux et une écharpe qui donne plus de solidité à l'assemblage.

Les barrières h deux vantaux sont préférables quand le débouché servant au passage dépasse 3m,50. La figure 412 représente, une barrière formée de deux

ap

Les barrières des passages à niveau des chemins de fer sont à un vantail ou ii deux vantaux ; elles s'ouvrent quelquefois sur la voie pour la clore de chaque côté et empêcher les voitures de s'écarter à droite ou à gauche. Ces barrières sont souvent composées (fig. 413)

Fig. 412.

châssis on charpente, sur lesquels sont rapportées dos lames verticales ; une écharpe relie les montants el les traverses. La fermeture se fait ainsi : un des vantaux est arrêté par un verrou long, el l'autre vantail s'\ rattache à l'aide d'un collier ou d'un verrou horizontal.

Fig. 413.

d'un vantail supporté à une extrémité par un poteau tourillon et, à l'autre extrémité, par un tirant en fer qui vient se relier audit poteau. La charpente du vantail est formée par deux cours de madriers moisant une série de contrefiches. A côté du vantail est un portillon pour le passage des piétons.

Quand la ligne traverse une route d'une grande largeur, ou bien quand elle coupe un chemin, sous un angle très-aigu, on établit ordinairement des barrières roulantes, parallèles à la voie,

Fig. 414.

avec contre-barrières. On les fait en bois (fig. 414) ou plus généralement en

fer (tig. 415). Dans le premier cas, ce sont des châssis en charpente dont les

BARRIÈRE

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