BATTANT
tons-rompus pour ne pas perdre les bois trop courts qui ne pourraienl porter sur les murs ou sur les poutres principales, par exemple dans un plancher.
Menuiserie. Dans les compartiments de parquets, on dispose quelquefois les frises en bâtons-rompus (fig. 448).
Fig. 448.
Marbrerie. Vitrerie. On combine aussi les matériaux en bâtons-rompus pour former différents dessins.
Battage, s. m. — Pour établir des fondations sur un sol léger, poreux ou qui a été remué, on le bat à l'aide du mouton ou d'autres machines, ou bien on y enfonce des pilotis.
Le battage du terrain compressible est moins coûteux que le pilotage et lui est préférable, quand la nature du sol oppose une trop grande résistance à renfoncement des pilotis. Les couches de béton, les blocages à bain de mortier, que Ton étend pour servir de base aux fondations établies sur ces terrains, doivent aussi être battus au fur et à mesure.
Le battage des pieux, que les fondements soient établis sous l'eau ou hors
de l'eau, se fait au moyen de la sonnette (voy. ce mot). La tête des pilotis est coupée perpendiculairement à leur longueur et cerclée avec une frette en fer forgé. Ces pilotis étant disposés en quinconce, on fait le battage en commençant par le milieu et s'avançant progressivement vers les bords. La hauteur de chute du mouton de la sonnette varie entre 2 et 4 mètres ; cependant, aux derniers coups, cette hauteur peut aller jusqu'à 6 mètres.' On dit qu'un pieu est enfoncé à refus, quand, après chaque coup de mouton, il ne pénètre que de 3 à 5 millimètres. On s'arrête le plus souvent lorsque l'enfoncement est réduit à 0m,04 ou 0m,05 ; c'est ce qui est nécessaire si les pilotis doivent supporter de 10 à 12 kilogr. par centimètre carré de section.
Battant, s. m. — Menuiserie. ^Partie d'une porte, d'une fenêtre, d'un volet, d'une persienne ou d'une armoire qui est mobile autour de gonds et qu'on appelle aussi vantail (voy. ce mot).
C'est un châssis composé de traverses et de montants et suspendu par des ferrures, soit à la maçonnerie même, soit à un bâti dormant qui encadre l'ouverture de la baie. Le nom de battant s'applique particulièrement aux deux montants de ce dormant et à ceux du châssis mobile.
Dans les croisées à deux vantaux, les montants qui s'appuient contre le bâti fixe sont dits battants de noix, parce
Fig. 449.
qu'ils portent une languette qui s'engage dans une rainure pratiquée sur le mon- I tant du dormant (fig. 449 j.