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BAVETTE

Bauge ou Bauche, s. f. — Mortier de terre grasse détrempée avec de la paille bâchée, et qui sert à former des murailles, à garnir des panneaux de cloisons et à charger des planchers dans les constructions rurales. On l'appelle aussi torchis.

Dans le gâchage de la bauge, on emploie la paille ou le foin, dans leur longueur, ou bien hachés à 0m,10 ou 0m,15.

Ce mode de construction, appliqué aux murs, n'offre que peu de durée, mais il n'est pas coûteux. On procède par couches horizontales, puis on applique un enduit quand la bauge est sèche. Il est bon de faire une fondation en pierre jusqu'à 0m,25 au-dessus du sol.

Quand on veut charger les planchers, on se sert de bardeaux qu'on entoure de bauge faite avec du foin brisé et qu'on accole les uns aux autres.

Souvent, les bardeaux se posent à nu côte à côte et on les couvre d'une couche de bauge, qu'on égalise par-dessus ; on bat légèrement et l'on donne une seconde couche, qu'on bat encore. Ces aires garantissent bien les locaux contre les émanations gazeuses et les modifications de température; elles sont bonnes, par exemple, pour la conservation des fourrages.

Bavette, s. f. — On donne ce nom, en général, aux bandes de métal qui servent de recouvrement, telles sont :

devant des croisées ou des lucarnes pour rejeter l'eau, soit en dehors, soit dans les chéneaux ou dans les gouttières ;

2° Les feuilles de métal B (fig. 464) munies d'un rebord arrondi qui recouvrent les saillies, les bandeaux, etc. ;

3° Les lames de plomb que l'on place sur les arêtiers des couvertures en ardoises, tantôt à leur partie inférieure (voy. Arêtier), tantôt sur toute leur longueur. Ces bavettes recouvrent la suture imparfaite de deux pans de couverture.

Fig. 'ni.

1° Les lames de zinc qu'on lixe au

Fig. 465.

Elles peuvent être simples ou composées : les premières (fig. 46o) sont formées d'une suite de feuilles de plomb de plus ou moins de largeur couchées sur la ligne d'arêtier et fixées par des

Fig. 466.

pattes p ou par des mouches m ; les bavettes composées (fig. 466) sont formées de deux bavettes en plomb clouées sur un tasseau à couvre-joint carré et maintenues, sur la couverture en ardoises,

par i\*>* pattes placées de distance en

le couvre-joint est en zinc.

dislance

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