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BLANCHISSAGE

On falsifie le blanc de zinc avec le sulfate de chaux ouplâtre et quelquefois

avec la blende (voy. ces mots).

2° Le blanc de plomb, qui est un carbonate de plomb appelé céruse (voy. ce mot).

3° Le blanc d'étain, qui est un oxyde d'étain obtenu par la dissolution rapide de Tétain par l'acide nitrique.

Ce blanc résiste mieux que l'oxyde de plomb à l'impression de la lumière, mais il est difficile à broyer, foisonne et couvre peu.

4° Le blanc de régule d'antimoine :

c'est la neige ou fleurs argentines du régule d'antimoine, c'est-à-dire la chaux de ce demi-métal sublimé par le feu.

Cette neige, lorsqu'elle est recueillie avec soin, fournit un blanc superbe, car elle a tout le corps nécessaire à l'huile et n'est point susceptible d'altération.

5° Le blanc de bismuth, qui est un oxyde obtenu par l'action sur le bismuth de l'acide nitreux ou d'un autre acide.

Cette couleur n'est point préférable à celle qui a le plomb pour base, parce qu'elle s'altère plus facilement à l'impression de la lumière et à celle des vapeurs sulfurées.

On nomme blancs d'apprêt, dans la peinture à l'huile vernie polie, des couches que l'on applique après l'encollage et qui procurent plus de fraîcheur et de durée aux couleurs.

Dorure. L'une des opérations de la dorure s'appelle: apprêter de blanc (voy. Blanchir).

Maçonnerie. Blanc en bourre : enduit pour plafonds (voy. Bourre).

Marrrerie. On donne le nom de blanc veiné, de blanc statuaire à certains marbres blancs que l'on trouve dans le commerce à Paris et qui sont employés pour chambranles, tablettes de meubles, carrelages, etc.

Blanchir, v. a. — Menuiserie.

Dresser le bois, soit au cabot soit à la

scie, de manière à enlever les aspérités de la surface.

Serrurerie. Limer ou passer à la meule une pièce de fer ou de cuivre à la lime commune, de façon à ne plus laisser voir de traces du fer.

Plomberie. Recouvrir le plomb d'une couche mince d'étain.

Peinture. Imprimer les plafonds ou les murs en blanc de détrempe.

Dorure. Blanchir ou apprêter de blanc : cette opération consiste à donner successivement huit à dix couches de blanc de Meudon à la colle, en n'appliquant une nouvelle couche que lorsque la dernière est bien sèche.

Blanchissage, s. ni. — Application de lait de chaux ou de blanc à la colle sur les aires en plâtre, murs, plafonds, etc.

Le blanchissage au lait de chaux se fait à deux couches. Le lait de chaux que l'on emploie en première couche s'obtient en délayant de la chaux éteinte depuis quelques jours avec un volume d'eau égal au sien ; pour la deuxième couche, on ajoute 1 kilogr. de colle de peau ou d'alun pour 80 litres de chaux ; lorsqu'on veut avoir une légère teinte, on y mêle un peu de noir de fumée et d'ocre jaune ou rouge, suivant la couleur que l'on veut obtenir ; la seconde couche ne doit être appliquée que lorsque la première est bien sèche.

Le blanchissage à la colle se fait de même, mais la deuxième couche doit être apprêtée avec de la colle de Gand et appliquée tiède.

Les surfaces que l'on a à blanchir au lait de chaux doivent être d'abord parfaitement grattées, nettoyées et balayées ; dans le cas de vieux murs, le parement doit, en outre, être bien humecté.

L'usage de blanchir les habitations, et même les édifices publics, est très-répandu en Belgique.

A Paris, où le plâtre, matière poreuse el Manchàlre employée dans les enduits

BLASON

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des maisons particulières, prend rapidement, à l'air, le ton le plus noirâtre, on fait usage de ce procédé facile de blanchiment pour remédier au contraste choquant que cet aspect de vétusté présente avec les bâtiments plus modernes .

Les règlements de police obligent les propriétaires à blanchir leurs façades tous les dix ans.

Si ce moyen de rendre aux édifices leur propreté primitive a sa raison d'être pour des constructions particulières, il ne peut être justifié, lorsqu'il s'agit de monuments publics, auxquels le ton de vétusté convient au contraire parfaitement ; on doit, dans ce cas, se borner aux soins qui peuvent y maintenir une stricte propreté.

Blanchisserie, s. f. — Lieu où l'on blanchit le linge, c'est-à-dire où on le nettoie.

Les diverses parties de l'opération du blanchissage exigent des locaux distincts : 1° le dépôt du linge sale, qui est une pièce sèche et bien aérée, souvent située dans les combles ; parfois on emploie, pour cet usage, une portion de la buanderie ou de la lingerie ; c'est dans celte pièce qu'on fait le triage du linge à blanchir ; 2° la buanderie où se fait le lessivage ; 3° le lavoir, où l'on savonne le linge, quand cette opération n'a pas été exécutée dans la buanderie, et où principalement on fait le rinçage ; souvent même c'est dans les bassins du lavoir qu'a lieu Yessangeage ou lavage préliminaire du linge dans l'eau froide ; 4° la sécherie ou séchoir (voy. Buanderie, Lavoir, Séchoir).

Blason, s. m. — On appelle blason ou art héraldique l'ensemble des connaissances qui permettent de décrire et d'expliquer les armoiries.

L'origine de ce mot paraît être l'anglais blasing (publication) ou l'allemand blasen (sonner du cor), parce que, dans les tournois, c'était au son de cet instru-

ment que l'écuyer d'un chevalier signalait son arrivée ; les hérauts d'armes sonnaient ensuite de la trompette en introduisant le combattant dans la lice et décrivaient à haute voix la forme et la qualité de ses armoiries.

Dans l'antiquité déjà, les guerriers faisaient peindre sur leurs armures, leurs bannières ou leurs boucliers des insignes et des couleurs qui permettaient de les reconnaître de loin ; mais ces marques distinctives étaient toutes personnelles, tandis que le blason est un insigne de famille se perpétuant de génération en génération.

On ne peut guère faire remonter l'invention des armoiries au delà du xie siècle. En effet, le premier exemple certain que l'on puisse en citer est dû à Raymond de Saint-Gilles, comte de Toulouse, qui vécut de 1047 à 1105. Ce personnage avait pris pour emblème une croix d'une forme particulière, qu'il porta pendant la première croisade et que ses descendants conservèrent comme un souvenir glorieux.

C'est vers le milieu du xue siècle que cet usage se généralisa. Les fils des premières familles, au lieu de choisir des emblèmes nouveaux, s'attribuèrent ceux de leurs ancêtres et cette coutume était passée à l'état de règle à la fin du siècle suivant.

Figurées d'abord sur le bouclier ou sur la bannière, les armoiries passèrent ensuite sur la cuirasse et sur les harnais du cheval ; elles furent sculptées sur les parties apparentes des demeures féodales, sur les voussures des églises, sur les tombeaux et la peinture les reproduisit sur la pierre, sur le bois, sur le cristal des vitraux, etc. . .

L'engouement pour ce mode de distinction ne fit que s'accroître : les familles ecclésiastiques ou bourgeoises, les abbayes, les chapitres, les villes, les universités, les corporations de métiers se composèrent des armoiries. Dès lors, des règles, des combinaisons spéciales s'établirent dont l'ensemble fut réuni

BLASON

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en une espèce de code du blason, dont la connaissance constitua Y art héraldique.

On distingue, dans les armoiries, trois éléments principaux :

1° Vécu ou champ, sur lequel sont ligures les emblèmes ; 2° les émaux ou couleurs dont on les peint; 3° \es pièces, charges ou meubles qu'on y représente.

Il faut ajouter une quatrième division comprenant : les ornements accessoires, tels que cimiers, couronnes, supports, lambrequins, manteaux et colliers dont on entoure l'écu depuis une époque plus moderne.

On dislingue particulièrement dans Técu : 1° le parti, qui le coupe verticalement en deux parties égales (fig.

Fig. 521. Fig. 522.

2° Le coupé, qui le scinde horizontalement (fig. 522) ; 3° le tranché (fig.

Fig. 523. Fig. 524.

523), qui le traverse en ligne diagonale de droite à gauche ; 4° le taillé fig. 524) qui le traverse également en diagonale, mais de gauche à droite.

L'écu, à la fois parti et coupé, est dit écartelé (fig. 525), et chacune des quatre parties se nomme quartier; s'il est à la fois tranche et taillé, on dit qu'il est écartelé en sautoir (fig. 526).

Les émaux sont au nombre de neuf et comprennent : deux métaux, or (jaune),

argent (blanc) ; cinq couleurs, Yazur ou bleu, le gueule ou rouge, le sinople ou vert, le sable ou noir, le pourpre ou violet ; enfin deux fourrures, Y hermine et le vair.

mm

Fig. 525. Fig. 526.

On figure encore les émaux par certaines hachures et lignes convenues, sans le secours de la peinture ; ainsi : Yor par une surface semée de points (fig. 527) ; Y argent par un fond entière-

Fig. 527. Fig. 528.

ment uni (fig. 528) ; Yazur, par des hachures horizontales (fig. 529) ; le

Fig. 529. Fig. 530.

gueule, par des hachures verticales (fig. 530) ; le pourpre, par des traits obliques allant de la gauche à la droite de

Fig. 531. Fig. 532.

l'écu (fig. 531); le sinople[^s.T des traits

BLASON

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obliques également, mais allant de la droite à la gauche de l'écu (fig. 532) ; le sable (fig. o33 . par des lignes horizon-

Fig. 533.

taies et verticales croisées ; Y hermine, par des mouchetures noires sur champ blanc (fig. o34 : le vair, par des cloches

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