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BLEU

naissaient pas le bleu de Prusse et que les belles couleurs qui se sont conservées dans les monuments antiques sont composées d'outremer, de cobalt et d'indigo. Les bleus des anciens, dit le même observateur, sont plus ou moins foncés, suivant la quantité de carbonate de chaux qu'ils contiennent ; ils sont mêlés de silice et d'alumine, et leur couleur bleue est brillante quand ils sont traités par des acides : on reconnaît que ces bleus sont des frittes faites au moyen de la soude et colorées par l'oxyde de cuivre .

L'Egypte et l'île de Chypre fournissaient aussi des sables, que Davy considère comme des lapis-lazuli combinés avec des carbonates et des arséniates de bleu de cuivre. Pline parle également d'un bleu indien qui était combustible.

C'était donc une espèce d'indigo, et cette opinion est confirmée par Davy, qui a reconnu cette matière dans les ruines du monument de Caïus Cestius.

L'azur égyptien trouvé dans les ruines grecques, aussi beau que lorsqu'il a été appliqué et qui n'a pas changé depuis dix-sept siècles, non plus que les jaunes, les rouges et les noirs, est une fritte qui incorporait la couleur dans une pierre factice, afin de prévenir le dégagement des fluides élastiques et l'action décomposante des éléments, ce qui devient une espèce de lapis-lazuli artificiel, dont la partie colorante est inhérente à une pierre siliceuse fort dure et qui pourrait être très-facilement imitée, selon le même savant, par quinze parties en poids de carbonate de soude, vingt parties de caillou siliceux pulvérisé et trois parties de limaille de cuivre ; ce mélange, soumis pendant deux heures à une forte chaleur, produit une substance d'un beau bleu de ciel foncé, parfaitement semblable à l'azur antique et presque aussi fusible.

Les variétés de bleu employées aujourd'hui dans la peinture sont' le bleu de Prusse, Voutretner, le bleu de cobalt, dit aussi bleu d'émail, le smalt ou bleu

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