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BLOC

d'azur, le bleu de tournesol el la cendre bleue ou &te« de montagne.

Le fctett ^e Prusse est le résultat de la combinaison du cyanure de potassium ou prussiate de potasse avec un sel d'oxyde de fer tel que le sulfate de protoxyde. Il y en a plusieurs qualités : le bleu de Paris el le bleu de Berlin; cette dernière qualité est la meilleure ; la première tend à noircir et à verdir au bout de peu de temps. Le bleu de Prusse n'a pas beaucoup de fixité ; on remploie mélangé avec d'autres couleurs, telles que la céruse, pour obtenir des nuances variées, ou bien avec des bleus plus fixes que lui pour en rehausser les tons. Il ne faut pas remployer sur des murs exposés au soleil.

On appelle bleu minéral un bleu de Prusse employé dans la fabrication des papiers peints et qui renferme de l'alumine et du carbonate de zinc.

(Pour les autres variétés de bleu voy.

les mots Outremer, Cobalt, Smalt, Tournesol, Cendre).

Marbrerie. Certains marbres se distinguent par la couleur bleue de leur fond ou des veines qu'ils renferment ; on leur a donné diverses désignations :

Le bleu antique est blanc rosé avec des taches d'un bleu ardoisé ;

Le bleu turquin a le fond bleuâtre avec des veines plus intenses, qui se fondent insensiblement dans la couleur de la masse. On exploite des carrières de bleu turquin dans quelques localités voisines de Serravezza, en Toscane.

Blindage, s. m. — Sorte ^étalement (voy. ce mot) qui s'emploie quand on fait une fouille dans un sol meuble, dans du gravier ou dans du sable, et qu'on a des éboulements à craindre.

Le blindage est composé de planches ou de madriers posés en longueur contre le terrain creusé ; ces pièces de bois ne se joignent pas et leurs intervalles sont plus ou moins grands suivanl la mobilité du terrain. Cependant, lorsque l'excava-

tion est pratiquée dans du sable ou dans des terres rapportées, on pose ces planches jointives et même on les maçonne au plaire. On place ensuite des madriers verticaux appelés couches qui maintiennent les premiers dans leur position.

Dans le cas d'une fouille en rigole, comme pour la fondation d'un mur ou d'une fouille en puits, comme pour la construction d'une pile, on soutient ces pièces verticales au moyen d'étrésillons ; quand on fait une excavation d'un grand espace, on se sert de contre -fie lie s dont un bout est posé contre les couches et

Fig. oG4.

l'autre à terre sur des madriers qui prennent le nom de conclus (fig. 564).

Des clous ou des chevilles de fer, lixés aux deux extrémités, retiennent ces étais dans leur position.

Bloc, s. m. — Gros quartier de pierre ou de marbre détaché d'une carrière.

On appelle bloc d'échantillon celui qui est taillé, avant son transport à pied d'œuvre, d'après des dimensions données.

On emploie, dans les fondations, de gros blocs, qu'on équarrit simplement, pour leur donner une hauteur uniforme à chaque assise. Rarement on se serl dé pierres volumineuses dans les consl méfions, parce que le transport en est coûteux et le placement difficile.

Les peuples anciens, el particulièrement ceux qui habitaient l'Orient el l'Egypte, employaient, dans leurs constructions en pierre de taille, i\c* blocs

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