BLOCAGE
dans des caisses-sacs échouées sur l'emplacement que le bloc doit occuper. Les parois de ces caisses se composent de grillages en poutrelles recouverts intérieurement d'un double fond de planches à joints croisés, le profil inférieur de ces parois étant découpé à peu près suivant le profil du sol. Une toile goudronnée, clouée à l'intérieur, forme sac et est assez ample pour se plier aux sinuosités du fond, de sorte que le béton dont on remplit la caisse peut se mouler, en quelque sorte, sur le terrain. La ; seconde espèce de blocs est fabriquée dans des caisses en bois avec fond en charpente : le béton que l'on y coule est enlevé après un séjour d'un mois ou ; deux, suivant la saison, puis lancé à la mer à toute volée, comme les blocs naturels dans les jetées en pierres per- | dues.
Par le premier des procédés que nous ] venons d'indiquer, on a fabriqué sur place, au môle d'Alger, des blocs dont 1 le cube variait de 60 à 200 mètres, et, par le second, des blocs de 10 à 50 mè- I très. Lors de l'agrandissement du port de cette ville au moyen d'un nouveau môle, on adopta, pour les masses de béton, des dimensions uniformes : 3m,40 de longueur, 2 mètres de largeur et lm.o0 de bauteur. produisant un cube de 10 mètres. Ce sont les mêmes dimensions qui ont été adoptées pour les blocs composant la jetée du bassin Napoléon à Marseille.
Blocage, s. m. — Maçonnerie formée de matériaux de différentes grosseurs, jetés pêle-mêle dans un bain de mortier et que l'on emploie : 1° pour la construction des murs, en ayant soin de la maintenir par des ebaînes et des assises horizontales, ainsi que le montre la figure 060 ; 2° comme remplissage entre deux parements de pierre de taille ou de moellons taillés : tel était Vopus iheertum des Romains (voy. Appareil).
L'intérieur des murs, dans les constructions romanes, était généralement
BLOCHET
BLOCHET
en blocage et le revêtement en pierre de taille.
Fi g. 565.
Les architectes de la période ogivale n'utilisèrent ce genre de maçonnerie que dans les fondations ou pour garnir le centre des grosses piles et des contreforts épais.
Blocailles, s. f. pi. — Petites pierres ou moellons qui sont fournies par les bancs de carrière trop minces, trop faiblement agrégés ou traversés par de nombreuses fissures.
On ne peut employer les blocailles comme pierres d'appareil.
Blochet, s. m. — Dans les combles avec faux-entrait, on appelle ainsi une
pied de l'arbalétrier avec la jambe de force.
Le blochet se réunit, par entaille à mi-bois, avec la contre-fiche, et un boulon maintient l'assemblage.
Cette pièce est formée quelquefois de deux pai'ties accouplées faisant moises
Fig. 567.
(flg. 567). Parfois aussi, la jonction avec la jambe de force se fait par un tenon
Fig. 566.
pièce de bois B (fig. 566) qui relie le
Fig. 568.
en queue d'aronde serré au moyen d'une clef C (iig. 568), ou bien, pour ne pas
affaiblir le bois, on emploie une bride boulonnée (fig. 569).
BLOCHET
Dans ces divers exemples, on voit que le blochet se pose sur le haut du mur et que souvent il s'assemble avec la sablière ou plate-forme par une entaille à mi-bois.
La figure 570 montre une ferme où le blochet est remplacé par un lien en fer.
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dans lesquels s'assemblent à tenon et
Fig. 570.
Dans certains combles à grande portée (fig. 571) l'arbalétrier s'assemble, par son pied, avec un blochet qui se relie
Fig. 571.
avec la contre-fiche et est soutenu luimême par un potelet reposant sur un corbeau.
Les charpentes élevées par les architectes du moyen âge au-dessus des voûtes en arcs d'ogive présentent (fig.
572) (1), des exemples de blochets B,
(1) Viollet Le Duc, Dictionnaire raisonné de f architecture française.
mortaise les chevrons portant les fermes intermédiaires aux fermes maîtresses.
On appelle blochet d'arêtier celui qui reçoit le pied d'un arêtier.
Blockaus, .s. m. — Terme d'architecture militaire qui désigne un fortin détaché construit en bois.
Le blockaus est tantôt une enceinte palissadée avec fossé, tantôt une construction à deux étages, l'étage supérieur faisant saillie sur le rez-de-chaussée pour en défendre l'approche.
Bloquer, v. a. — Ce mot signifie, en terme de maçonnerie et de pavage, placer des moellons ou des pavés les uns à côté des autres, en les serrant simplement aussi bien que possible.
Bœuf (Œil de). — Voy. Œil.
Bois, s. m. — Construction. Substance qui forme le corps des arbres.
Si l'on coupe un tronc normalement à son axe, on voit qu'il est formé de deux parties bien distinctes : l'une extérieure, Yécorce, l'autre intérieure, le ligneux ou bois.
Dans les arbres de nos pays, la partie ligneuse est composée de couches con-
BOIS. — 272
centriques d'un tissu fibreux qui se divisent elles-mêmes, si Ton va de la circonférence au centre, en aubier voy. ce mot) ou faux bois e1 cœur ou bois parfait, qui est le bois proprement 'lit.
On remarque encore des espèces de lames verticales qui sont formées de libres horizontales allant du centre à la périphérie et qui semblent relier les conciles concentriques ; on les nomme rayons médullaires, parce que ce sont des canaux qui conduisent la moelle d'un conduit central très-étroit à la partie intérieure de l'écorce. Quand on coupe le bois verticalement, ces lames présentent des surfaces miroitantes que les ouvriers appellent mailles et qui sont particulièrement apparentes dans le chêne.
La matière ligneuse qui forme le bois possède, contre l'opinion générale, une densité qui est un peu supérieure à celle de l'eau. En effet, si Ton jette, dans un vase plein de ce liquide, une poignée de sciure de bois, on la voit bientôt descendre au fond. C'est à cause de l'air qui est renfermé dans leurs pores et qui diminue leur densité absolue, que les bois peuvent flotter sur les rivières. Nous allons donc indiquer, dans le tableau cidessous, non pas la densité réelle, mais la densité apparente des principales espèces de bois, celle qu'ils ont quand la matière qui les compose n'a pas été désagrégée :
ESSENCES. poids
spécifiques
Chêne le plus dur (cœur) ... lk 17
— le plus léger (sec) ... 0 85
Châtaignier : U 80
Hêtre (densité très-variahle). . 0 04 — U 84
Charme 0 70
Bouleau coupé en été l> 55
— coupé en hiver .... 0 62
Aune 0 .'il
Acacia 0 78
Orme 0 70
Frêne (densité très-variable). . 0 69 — 0 78
Alisier blanc 0 75
Sorbier des oiseleurs 0 64
Érable sycomore 0 74
Saule 0 41 — () iii
Peuplier blanc 0 41
— d'Italie 3 03
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ESSENCES. poids
spécifiques.
Sapin (densité très-variable). . 0k 54 — 0*63
Platane id. id. . . u 48 — 0 05
Mélèze o 6 î
Pin sylvestre (densité très-variable) o 66 — 0 55
Pin sylvestre (pesanteur moyenne 0 78
— maritime 0 68
Ce tableau n'indique que des moyennes ou des limites extrêmes, car la densité d'une même essence varie suivant le climat, le sol, l'exposition, l'âge, le mode de traitement des forêts, ou enfin suivant la partie même de l'arbre que Ton considère ; elle est plus grande au midi qu'au nord, aux expositions méridionales qu'aux expositions septentrionales, dans les terrains secs que dans les sols fangeux, dans les forêts convenablement éclairées que dans celles qui sont abandonnées à elles-mêmes, au cœur et à la partie inférieure d'un arbre qu'à l'aubier ou aux rameaux.
Nous avons dit, plus haut, que la densité des bois est plus grande lorsqu'ils viennent dans les terrains secs que dans les terrains humides ; leurs propriétés mécaniques sont également supérieures ; ils sont plus résistants et d'une plus longue durée ; on les appelle bois nerveux.
Les bois gras, c'est-à-"dire ceux qui viennent dans les terrains humides et qu'on appelle encore bois creux, à cause des nombreux vaisseaux qu'ils renferment, sont cependant supérieurs aux précédents en deux points : ils ne se tourmentent pas et se laissent facilement travailler, grâce à leur tissu lâche ; aussi les préfère-t-on d'ordinaire pour les ouvrages de menuiserie.
On peut reconnaître la qualité des bois à l'épaisseur de leurs couches annuelles : plus ces couches sont épaisses et plus les propriétés mécaniques augmentent ; cela tient à ce qu'une couche épaisse renferme plus de fibres, toute proportion gardée, qu'une couche mince.
I) après les expériences de M. E. Che-
BOIS
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vandier, c'est Yacacia qui possède les propriétés mécaniques les plus remarquables ; vient ensuite le sapin, que l'élasticité et la cohésion clans le sens des rayons et dans celui de la tangente à ces rayons, rendent impropre ta résister à la compression ou à l'arrachement transversal ; le chêne, qui n'occupe le premier rang pour aucune des propriétés mécaniques, les possède cependant toutes à un degré assez élevé pour que son usage soit devenu très fréquent ; le charme, le hêtre et le bouleau se distinguent par leur élasticité et leur cohésion dans le sens transversal.
Le bois employé en architecture se distingue en plusieurs espèces : le bois dur, qui sert pour la charpente et dont le chêne est le type principal ; le bois tendre ou blanc, tel que le peuplier, employé surtout pour la menuiserie ; le bois résineux, comme le sapin, appliqué à la charpente ordinaire et h la grosse menuiserie ; le bois précieux, dont les ébénistes se servent pour les placages et la marqueterie. Nous traitons, dans des articles séparés, chacune des espèces de bois.
Les plus importants pour l'architecture sont les bois de charpente ; ce sont eux qui fournissent les pièces de grandes dimensions ; leurs fibres , rectilignes, tenaces, élastiques leur permettent de résister à de grands efforts de traction, de flexion et de compression (voy. Résistance des matériaux). On peut donc les appliquer à la construction de bâtiments entiers ou de parties séparées de bâtiments ; mais, le choix des pièces à mettre en œuvre exige l'observation de conditions essentielles.
Tout d'abord, les bois doivent être exempts des maladies ou des accidents qui peuvent les altérer. Le bon bois se reconnaît à ce qu'il rend un son clair sous le choc ; quand le son est sourd ou étouffé, c'est que le bois est atteint d'un commencement d'altération (voy. Défauts des bois). En outre, ils ne pourraient se conserver s'ils n'étaient em-
ployés parfaitement secs. On les empile sous des hangars, à l'ombre, en ménageant autour d'eux un accès facile à l'air ; des procédés artificiels sont aussi appliqués pour obtenir une dessiccation plus rapide et assurer une durée plus grande ainsi que l'incombustibilité (voy. Conservation des bois). On doit, de plus, retrancher dans le débit (voy. ce mot) toutes les parties où il reste de l'aubier.
Le commerce de Paris a adopté, pour les échantillons de certaines essences usuelles et particulièrement du chêne, du hêtre et du sapin, une nomenclature que nous donnons à chacun des mots qui traitent de ces essences.
Nous donnerons ici quelques développements sur le cubage des bois de charpente, opération délicate, en ce qu'elle a ordinairement pour but, au point de vue pratique, de déterminer le volume utilisable du bois, lequel diffère du volume réel à cause de l'écorce, de l'aubier, de l'irrégularité des pièces, de leurs défauts, etc.
Si l'on veut mesurer, d'une manière assez exacte, le volume réel d'une bille en grume droite, il faut la décomposer en éléments de 1 mètre de longueur et en calculer les volumes séparés, en considérant chacun d'eux comme un cylindre ayant le diamètre pris à mi-hauteur comme diamètre uniforme. Ce procédé, applicable dans certains cas, par exemple par les forestiers ou par les marchands de bois à brûler, fournirait un volume trop élevé pour le marchand de bois à ouvrer. On considère alors la bille comme un tronc de cône limité par deux sections de l'arbre, et l'on procède ainsi : on mesure, avec un ruban, les circonférences du gros et du petit bout ; on en prend la moyenne, puis on multiplie par la longueur de la bille la surface du cercle correspondant à cette circonférence. On a ce que l'on appelle le volume tronçonique. On peut aussi prendre le quart de cette circonférence moyenne, multiplier ce quart par lui-
BOIS
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ui(Miie, puis par la longueur de la bille, ce qui donne sensiblement le volume brut de la pièce équarrie qu'on en peut tirer ; cette seconde méthode se nomme cubage au quart sans réduction. Enfin, retranchant 1/12% 1/6C, 1/5C de cette circonférence moyenne, prenant le quart du reste et multipliant ce quart par luimôme, puis par la longueur de la bille, on obtient le volume au douzième, au sixième ou au cinquième réduit, qui représente sensiblement le volume de la pièce équarrie sans aubier qu'on peut tirer de la bille considérée (1).
Le cubage des bois équarris est plus délicat, parce que l'équarrissage n'a pas généralement été fait à vive arête. Si la pièce est destinée à servir de poutre, de membrure ou de tout autre élément de construction, on ne tient pas compte des Haches, encoches et inégalités de dimensions des faces : le cube commercial est le cube résultant des plus grandes dimensions de cette pièce. Ce mode de mesurage est employé à Paris, mais on admet qu'on livre le bois par équarrissages multiples de 0m,03, et par longueurs multiples de 0m,25 ; tout ce qui excédera les plus grands multiples de 0m,03 sur l'équarrissage, et de 0m,25 sur la longueur, n'est pas compté ; c'est le profit de l'acheteur. On nomme ce procédé cubage par pieds et pouces pleins, et nous dirons plus justement, avec MM. Dupont et Bouquet de la Grye, cubage par 0m,03 et 0m,25 pleins.
Dans Test de la France, dans les bassins du Doubs, du Rhône et de la Saône, on pratique ce qu'on appelle le cubage à ht ficelle. On passe un ruban autour de la pièce et on prend pour équarrissage le plus petit multiple de 0m,03 ou de 0m,0°2 immédiatement inférieur au quart de ce contour. Ce mode de cubage tient assez bien compte des Haches.
Les h<)is de menuiserie, utilisés pour les revêtements, les ornements inté-
(1) A. Dupont et Bouquet de la Grye, Les bois
indigènes et étrangers.
rieurs, sont, en général, le chêne et le sapin. Les précautions qu'il faut prendre, avant leur emploi, sont les mêmes que celles désignées ci-dessus pour les bois de charpente.
Les bois précieux ou de marqueterie son! d'un usage peu répandu en architecture, à cause de leur cherté et du peu de solidité qu'offre leur application dans les revêtements.
L'usage du bois remonte à la plus haute antiquité; les premières constructions ont été exécutées avec cette matière, dont l'emploi semble avoir donné naissance à certaines formes des édifices primitifs de l'Egypte et de la Grèce. C'est surtout après la chute de l'empire romain, que le bois entra, comme élément principal, dans les constructions ; mais on le remplaça, à partir du xic siècle, par la maçonnerie, à cause de la fréquence des incendies ; le bois ne servit plus que pour recouvrir les voûtes et supporter le plomb ou la tuile dans les édifices publics ; on en composait les planchers et les maisons particulières.
On a même employé cette matière pour la couverture et pour les revêtements intérieurs (voy. Bardeau).
Au xve siècle, les maisons en bois reparurent, surtout dans le nord de la France ; souvent même, les façades en bois étaient sculptées ; il reste de cette époque des boiseries très-remarquables.
Nous terminerons cette étude des bois par quelques considérations sur les bois étrangers importés en France. Nous appelons bois du Nord, les bois (chênes, pins et sapins) qui nous viennent de la Baltique, de la Norvège et de la mer Blanche. Les deux dernières essences que nous venons de citer sont désignées, à tort, par le nom commun de sapin.
Toutefois, on fait, dans le commerce, une distinction entre les bois provenant du débit des pins et de celui dr> sapins. On appelle les premiers sapins rouges ou bois rouges, et les seconds sapins blancs ou bois blancs.
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La Norvège ne possède point de chênes assez gros pour fournir une matière exportable. Les essences qui y dominent sont ïe sapin et surtout le pin sylvestre. En Suède, où le climat est plus rude qu'en Norvège, les hêtres, les chênes et les ormes sont fort rares. On y trouve parfaitement le sapin, le pin sylvestre, débités en poutres et poutrelles, madriers, bastaings, planches, lames de parquet ou planches de frise, etc. Ces bois sont très homogènes et à fibres très fines : ils sont fort recherchés par les menuisiers.
La Russie nous fournit des bois de mêmes essences et de mêmes qualités que ceux de la Suède. De plus, elle expédie des chênes, ceux de Courlande étant considérés comme les meilleurs.
On ne trouve pas ce degré de richesse en essences utiles pour la construction sur les côtes méditerranéennes. Cependant, la Corse exporte des pins laricio de belles dimensions, résistants et riches en résine, mais trop chargés d'aubier.
Les ports de l'Italie situés de Livourne à Naples nous envoient des chênes nerveux d'excellente qualité comme bois de charpente. Il en est de même des ports de l'ancien royaume de Naples et de Romagne.
Trieste est une grande place de commerce pour les bois, qui exporte des chênes de la Styrie, de l'Istrie, de la vallée du Danube ; ces bois atteignent de grandes dimensions : mais, conformément cà ce que nous disions plus haut, comme ils poussent dans des terrains humides, ce sont des bois gras, à pores très ouverts, sujets à se fendre et à se rouler en desséchant ; ils sont très rapidement piqués lorsque l'on ne les immerge pas. Cette même ville fournit encore des mélèzes de diverses qualités suivant leurs origines, et des sapins en grande quantité, mais qui ne valent même pas nos sapins des Vosges.
Du Canada, le produit ligneux qui nous arrive le plus abondamment est lepinus strobus: les États-Unis exportent le pi-
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nus mites, appelé dans le pays yellow pine. Les bois de cette origine ressemblent, comme nuance, à nos sapins des Pyrénées et des Alpes méridionales ; ils perdent, comme eux, leur résine en très-peu de temps, et deviennent trèscassants. On doit les conserver sous l'eau ou les mouiller fréquemment si on ne les emploie pas de suite. Le Canada fournit encore : le pinus ruina. fio/splus foncé, de meilleur grain que le pin du Nord, mais très-cassant ; — l'orme rouge, parfaitement droit, de belles dimensions et qui se vend à bon marché ; — l'orme blanc, très-blanc, très-dur, à grain très-fm, tout à fait différent de notre orme de France ; — le merisier rouge, qui rappelle l'acajou et s'emploie comme bois de construction ; — le merisier blanc, utilisé par les menuisiers et les ébénistes ; — le timarac, très-employé dans la construction et jouissant de la même réputation de durée que le mélèze ; — le sapin blanc, qui sert à faire des planches ; — deux variétés de chêne : le cbêne blanc et le chêne rouge, bois trop gras pour être employés en construction, mais dont on fait d'énormes quantités de merrains qui s'exportent en France pour une très-grande partie.
Les États-Unis du Sud produisent, en quantités considérables, des bois de l'espèce du pinus Australie et plus ou moins résineux. Convenablement choisis, ils offrent d'excellents matériaux de construction, sous le rapport des dimensions, de la résistance, de la durée et du bon marché.
Les côtes occidentales de rAmérique du Nord sont couvertes de forêts qui donnent des bois de l'essence dite red trood, encore insuffisamment définis, très homogènes, de grandes dimensions et très propres à être employés dans les constructions. Malheureusement, les prix élevés du fret ne permettent pas de les employer, en France, aux usages ordinaires. On donne le nom de petits bois à des