‹ Dictionnaire des termes employés dans la constructionChapitre 170 sur 278 · BOURSE · texte numérisé non relu

BOURSE

indispensable de fixer les traverses d'une manière invariable et de les faire porter solidement sur le sol préparé à cet effet : on tasse alors la couche de ballast de façon à ce qu'elle soit serrée fortement sous ces pièces ; c'est ce qu'on appelle faire le bourrage des traverses. Cette opération se fait d'abord au moyen de battes en bois ou en fer, puis avec des pioches à bourrer, sortes d'arcs en bois garnis à leurs extrémités de ferrements aciérés.

Bourre, s. f. — Poil qui provient des peaux tannées et sert, par son mélange avec de la chaux seule ou de la chaux et de l'argile, à fabriquer le blanc en bourre, qu'on emploie pour les enduits et pour les plafonds, dans les localités où le plâtre manque. Le sable très-fin remplace l'argile avec avantage.

La bourre rousse, qui est la moins chère, sert pour les couches inférieures ; mais, pour les couches apparentes, on emploie la bourre blanche. Les meilleures bourres sont celles qui proviennent du veau ou de la tonte des draps.

Les enduits classés parmi les enduits en mortier de chaux grasse (voy. Enduit), de blanc en bourre, se font le plus souvent à deux couches, la première ayant de 0m,018 à 0m,020 d'épaisseur, et la seconde deOm,007 environ.

On appelle bourre tontisse une laine courte provenant d'une étoffe de drap tondue, et que l'on emploie dans la fabrication des papiers veloutés ou papiers tontisses.

Bourrelet, s. m. — Rebord d'une plaque de plomb ou de zinc roulé ; on en voit surtout au devant des cuvettes de chéneaux.

Bourriquet, s. m. — 1° Caisse à claire-voie (fig. 611) qui sert à extraire le moellon du fond de la carrière ou à le monter au haut d'un bâtiment, au moyen d'une grue ou de toute autre machine,

2° On donne aussi quelquefois ce

Fig. 611.

nom au chevalet des couvreurs (voy.

Chevalet).

Bourru, adj. — Moellon dont on s'est contenté d'enlever le bousin.

Bourse, s. f. — Édifice dans lequel se réunissent les négociants et les financiers, pour traiter de leurs affaires et où le public est admis.

L'agora, chez les Grecs, et un portique donnant sur le forum chez les Romains, étaient réservés aux commerçants. La basilique fut affectée, plus tard, au même usage.

Au moyen âge, et particulièrement en Flandre, des bourses furent construites dans les villes ; c'étaient des places carrées, quelquefois plantées d'arbres et entourées de portiques ou promenoirs couverts. Un beffroi muni d'une horloge était joint aux bâtiments.

Aujourd'hui, la bourse est ordinairement un édifice entouré de portiques à l'extérieur et contenant une grande salle précédée d'un vestibule. Les dépendances sont, le plus souvent, un tribunal de commerce, des salles de réunion et des bureaux pour les agents de change, pour les opérations de transferts, les tenues des registres; des cabinets pour un commissaire du gouvernement et pour les agents de l'administration supérieure. Les portiques extérieurs seraient avantageusement

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