BOUTER
remplacés par une cour entourée de galeries couvertes et précédant la salle principale ; autour de cette cour seraient groupés les bureaux accessoires.
Bourseau, s. m. — 1° Grosse moulure ronde, boudin ou membron que forme la panne de brisis d'un comble à la Mansard, et qui est ordinairement armée d'une table de plomb (voy. Membron).
2° Morceau de bois en forme de prisme triangulaire à manche rond qui sert aux plombiers à arrondir le rebord ou bourrelet des cuvettes.
Bouser, v. a. — Faire Faire d'une grange avec un mélange de terre et de bouse de vache.
Bousillage, s. m. — Voy. Bauge.
Bousin , s. m. — Croûte tendre qui se trouve à la surface des calcaires que Ton emploie comme pierres de taille ou comme moellons, et que Ton doit enlever, avec la laie, avant de les mettre en place ; c'est ce que l'on appelle ébousiner.
Bout, s. m. — 1° Bois de bout : bois taillé et assemblé de façon à être soumis à des efforts parallèles à la direction de ses fibres.
Joint de bout (voy. Assemblage) ;
2° On appelle bout d'une clef bénarde, l'extrémité qui est arrondie en bouton ;
3° Nom que l'on donne aux tuvaux de descente s'emboîtant les uns dans les autres et qui se fabriquent par bouts, demi-bouts et quarts de bouts.
BOUTIQUE
Bouterolle, s. f. - Garniture d une serrure qui entre dans le panneton, auprès du bout de la clef, dans une entaille pratiquée à cet effet et qu'on nomme aussi bouterolle.
Boutée. - Vov. Butée.
— 1° Contre-buter
Bouter, v. a.
(voy. Buter).
2° Arrondir l'extrémité de la tige d'une clef bénarde à l'aide d'une lime qn on appelle lime à bouter.
Boutique, s. f. — Salle ouverte sur la voie publique, au rez-de-chaussée d'une maison, et dans laquelle les commerçants étalent leurs marchandises.
La boutique est ordinairement accompagnée d'une arrière-boutique, ou pièce qui vient immédiatement après et qu'on appelait ouvroir au moyen âge.
A l'origine, les boutiques romaines étaient, pour la plupart, des échoppes adossées aux maisons ou établies sous les portiques entourant les marchés. Plus tard, des rangées entières d'habitations particulières et même les palais eurent leur rez-de-chaussée converti en boutiques, que les propriétaires louaient séparément à des marchands.
Généralement, il n'y avait pas de communication entre la maison et la boutique, celle-ci n'étant occupée que pendant le jour par le commerçant, qui avait son domicile ailleurs. Cependant, on a découvert à Pompéi, quelques boutiques communiquant avec l'intérieur de la maison dont elles faisaient partie ; il est probable que le marchand avait, dans ce cas, son logement dans la maison même.
A en juger par les spécimens trouvés à Pompéi, les boutiques romaines avaient une devanture uniforme, présentant un mur d'appui qui servait de comptoir, tout le reste étant ouvert et muni de volets de fermeture en bois pour la nuit. Il est rare d'y trouver une arrière-boutique et quelques autres dépendances.
La figure 612 représente, en plan, la partie antérieure d'une maison de Pompéi qui possédait deux boutiques en façade ; la plus petite, A, appartenait au maître de la maison, qui y faisait vendre le produit de ses biens, ainsi que l'indique la communication établie entre cette pièce et l'habitation; la seconde. B,
BOUTIQUE. — °296 -
était destinée à un marchand de profession, qui logeait dans des chambres situées au premier étage, ainsi que le
BOUTIQUE
Fig. 612.
montre un escalier en bois, dont les premières marches en pierre sont encore visibles.
Au moyen âge, les boutiques avaient, pour devanture, une large baie avec mur d'appui, fermée soit par des>batants inférieurs et supérieurs, les premiers s'abaissant en dehors, de manière à former tablettes pour les étalages, les
Fig 613.
seconds se relevant de bas en haut; soit par des feuilles de menuiserie ou volets se repliant les unes sur les autres (fig.
613) (1). Au-dessus de ces baies étaient des parties à claire-voie, vitrées et grillagées, pour donner du jour à l'intérieur. Aujourd'hui, les boutiques ont toutes une devanture vitrée avec porte à vantail simple ou double (fig. 614) ; des colonnes en fonte remplacent généralement les piliers en pierre et les poteaux
Fig. 614.
en bois ; le sous-sol est pourvu de soupiraux ou de baies en abat-jour qui s'ouvrent dans le seuil en pierre sur lequel repose la devanture ou dans la partie de menuiserie qui forme l'appui.
Les fermetures de boutique sont en bois ou en fer ; dans le premier cas, ce sont des volets mobiles ou à charnières se développant les uns à la suite des autres et qui se referment dans des espèces de boîtes ou caissons, qui forment pilastres de chaque côté ; dans le second cas, ce sont des plaques de tôle qui se meuvent au moyen de différents systèmes (voy. Fermetures).
Dans un sens plus relevé, le nom de magasin remplace aujourd'hui celui de boutique.
On appelle encore boutiques des constructions légères en charpente et à claire-voie que l'on établit sur les promenades publiques, particulièrement à Paris; ces boutiques sont couvertes d'un toit à une seule pente.
(1) Viollet Le Duc, Dictionnaire raisonné de l'architecture française.