BOUTON
BOUVET
ébène, gaïac ; on en fait aussi en corne de buffle.
On appelle boutons à bascule ou à boîte d'horloge, ceux qui sont à vis et à
Fig. 618.
écrou et agissent sur une petite bascule pour la fermeture des armoires (fig. 618).
Le bouton de barre est en fer profilé et se rive sur les barres de fermeture des boutiques.
Le bouton de coulisse, que l'on remplace généralement aujourd'hui par le bouton coudé, sert à ouvrir le pêne demitour d'une serrure.
Les verrous, les fléaux, les targettes, les crémaillères, les crémones, les poignées d'espagnolettes sont aussi munis de boutons.
Les boutons de tirage pour battants de portes sont des pièces rondes en fer
Fig. 619.
ou en cuivre avec rosette, tige taraudée et écrou (fig. 619) ; ceux qui sont en
Fig. 620.
cuivre sont pleins ou creux ; on en fait aussi en fonte profilée (fig. 620).
Les boutons de tirage de sonnette sont ronds, en cuivre et se placent sur les tableaux des portes d'entrée de maison ou d'appartement (voy. Tirage).
Boutonnière, s. f. — Sorte de petite gâche ou platine évidée d'une mortaise en forme de T, qui se place sur les lames de persiennes et qui reçoit un bouton agissant à coulisse dans la boutonnière pour faire mouvoir ces lames ; c'est à l'aide d'une crémaillère à poignée qu'on fait agir le système.
Bouvement, s. m. — Rainure faite au moyen du bouvet.
Bouverie, s. f. — Voy. Étable.
Bouvet, s. m. — Outil de menuisier et de parqueteur.
Les bouvets les plus employés en menuiserie sont les bouvets h joindre, qui servent à faire des languettes et à creuser des rainures sur l'épaisseur des planches pour les unir par leurs tranches.
Le bouvet à languettes (fig. 621) est composé d'un fût en bois percé d'un
Fig. 621.
trou, dit lumière, dans lequel entre un fer qu'on y serre à l'aide d'un coin. La semelle de l'outil est creusée de façon à présenter une rainure qui la divise en trois parties ; les deux parties latérales s'appuient sur le bois qui doit être enlevé des deux côtés parle fer, dont le tranchant est divisé en deux parties, comme on le voit en a (fig. 622). La lumière est inclinée d'environ 45°; un œil circulaire est ouvert sur la face droite pour le dégorgement des copeaux ; la
BOUVET
BOUVET
semelle est bordée par un épaulement ou joue qui sert de guide pour conduire
Fig. 622.
l'outil le long de la pièce ; cette joue est prise dans le fût même ou s'y applique avec vis.
Le bouvet à rainures (fig. 623) diffère du précédent, en ce que la semelle porte
Fig. 623.
une languette, correspondant à la rainure que doit creuser le fer, dont le tranchant est unique (b, fig. 622) et a juste la largeur à donner à la mortaise ; cette largeur est aussi exactement égale au vide laissé entre les deux parties du tranchant du fer dans le bouvet à languettes. Cette condition exige que les bouvets soient toujours par couple ; aussi, très souvent, les deux bouvets à
Fig. 624.
rainures et à languettes sont-ils réunis dans un seul fût plus épais (fig. 624) ; les deux fers se croisent à angle droit et les deux semelles sont séparées par un épaulement commun.
Dans foutil représenté par la figure 624, une lame de fer remplace la lan-
guette en bois qui fait saillie sur la semelle dans la partie servant à creuser les rainures ; cette lame est formée de deux morceaux fixés sur le fût, au moyen de vis et séparés par la lumière.
On fait aussi des bouvets où le fer fourchu destiné à faire la languette est remplacé par deux fers.
Certains de ces outils et particulièrement les bouvets de friseurs ou raineurs de parquets, ont une poignée qui rend la manœuvre plus facile. La figure 625 représente le bouvet de par quêteur, ser-
Fig. 625.
vant à faire les languettes ; il est muni à sa partie antérieure de deux anneaux à patte vissée sur le fût et qui servent à le tirer en même temps qu'on le pousse
Fig. 626.
avec la poignée. La figure 626 donne le bouvet à rainures.
Quand on veut faire des rainures et des languettes à différentes distances des bords du bois, on emploie le bouvet de deux pièces. La joue de cet outil est mobile et peut s'éloigner ou se rapprocher à volonté de la partie du fût qui porte le fer ; à cet effet, deux tringles de bois carrées passent au travers de deux trous percés dans la joue, qui glisse sur ces tiges ; au-dessus des trous
BOXE
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et en sens inverse, c'est-à-dire sur la largeur de la pièce, sont creusées deux mortaises destinées à recevoir des clavettes ou clefs qui serrent ou arrêtent les tiges. Les languettes sont en bois ou en fer.
Le bouvet à approfondir est aussi formé de deux pièces à écartement i (fig. 627) ; cet outil a pour but de creu-
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Fig. 627.
ser des rainures d'une profondeur et d'un écartement variables. La figure 628 représente le profil du bouvet ; on voit
Fig. 628.
que la partie du fût portant le fer est armée d'une petite tringle qui peut se mouvoir dans le sens vertical, et qu'on appelle une descente ; on la fait en bois ou en fer ; elle permet de changer la profondeur des rainures ; le bouvet que nous donnons ici à une descente en fer, dite à T.
Bouzin, s. m. — Voy. Bousin.
Boxe, s. f. — On donne ce nom à des compartiments disposés, dans certaines écuries, pour recevoir des chevaux sans attache et libres de leurs mouvements.
Les boxes sont souvent groupées à part dans un bâtiment spécial. Tantôt ce sont deux rangées <l<i cases placées de chaque côté d'un couloir central. Tantôt
ces compartiments ne forment qu'une seule rangée donnant sur un couloir longitudinal, ayant seul son issue au dehors ; ces compartiments ne communiquant pas directement avec le dehors, leur mode de construction est blâmable, parce qu'il ne procure pas une aération suffisante. Il importe, au contraire, que les boxes aient leur entrée sur la cour ; la chaleur peut y être entretenue, même pendant les plus grands froids, au moyen d'une abondante litière et, pendant l'été, l'aération y est très-facile.
Les dimensions de chacune des boxes varient, pour la longueur, entre 4 mètres et 6m,10, et pour la largeur entre 3 mètres et 5 mètres ; les divisions sont formées par des cloisons en planches auxquelles on donne de 2 mètres à 3 mètres de haut ; les cases communiquent avec le corridor par une porte de 1 mètre à lm,10 pratiquée dans l'angle ou dans le milieu de la cloison qui les sépare du couloir. Les ouvertures sont garnies de châssis vitrés ; un grenier à fourrages occupe l'étage supérieur, dont le plancher est percé pour donner passage à une cheminée d'aération. Le long de la façade on établit ordinairement un auvent destiné à abriter les chevaux pendant le pansage et le harnachement.
Le sol des boxes éprouvant moins de fatigue que dans les écuries où les chevaux piétinent, en quelque sorte, sur place, n'exige pas autant de solidité dans son établissement. Le plafond et les fenêtres sont disposés comme dans les écuries ordinaires. Les portes doivent être tenues un peu plus larges, particulièrement si les boxes doivent renfermer des poulinières. Généralement on remplace le râtelier par une corbeille et la mangeoire par une petite auge, que l'on lixe l'une au-dessus de l'autre dans l'angle droit de la boxe qui se trouve le plus éloigné de la porte d'entrée. Quand on doit placer dans le compartiment une poulinière avec son produit, on accroche pour ce dernier, une petite mangeoire
BOXE