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BRASSERIE

Braser, v. a. — Souder ensemble deux pièces de fer ou d'acier, au moyen d'un alliage de laiton et de zinc, qui fond à une température peu élevée relativement au fer.

On a soin de limer et de décaper préalablement les bords des pièces à souder avec une pâte formée de borax et d'eau. L'endroit où les deux morceaux sont brasés se nomme brasure.

Brasier, s. m. — On a donné ce nom à un système de chauffage qui est le plus simple de tous : il suffit de mettre le feu à une masse de combustible, bois ou charbon de terre à tlamme, placée sur une aire quelconque et disposée de manière à faciliter l'introduction de l'air nécessaire à la combustion.

Il faut, pour constituer le brasier à l'air libre, et surtout en petite masse, des combustibles qui émettent des gaz ou vapeurs inflammables, sans quoi l'air, affluant avec excès, ne trouve pas d*aliments, refroidit le combustible et l'éteint.

Le brasier ainsi disposé est encore employé par les populations qui ont conservé les mœurs primitives et, en particulier, par les peuples nomades; mais il n'est pas économique à l'air libre, car la chaleur des gaz chauds qui s'élèvent dans l'atmosphère est complètement perdue.

Si on l'emploie dans un espace clos, ainsi qu'on le fait dans quelques pays, on utilise, sans doute, la chaleur rayonnante et une partie de la chaleur directe, avant que la fumée et l'air échauffé sortent par le trou d'évacuation ménagé à la partie supérieure de l'habitation; mais il est inutile d'insister sur les dangers qu'un semblable moyen de chauffage fait courir à la santé de ceux qui s'en servent.

On a cherché à utiliser la chaleur fournie par des combustibles sans flamme ; il faut, dans ce cas, que la combustion ait lieu en masse, avec une

faible affluence d'air. On a obtenu ce résultat en plaçant le combustible allumé dans une cuve circulaire plus ou moins profonde et percée de trous ; on a ainsi constitué le brasero. Cet appareil est utilisé, en Espagne, pour combattre la fraîcheur des nuits.

Les braseros les plus simples sont portés sur des cercles en bois ; on en fait de plus luxueux, en cuivre ou en laiton repoussé, reposant sur une couronne de même métal et surmontés d'un couvercle ; les uns et les autres sont ajourés.

On se sert également en Italie de brasiers ou braseros.

D'ailleurs, les Grecs et les Romains n'usant point de cheminées pour chauffer les appartements, se servaient de bassins portatifs qu'ils emplissaient de charbons ardents. On en fabriquait avec toute espèce de métaux, mais surtout avec le bronze, et l'art du ciseleur y déployait souvent toutes ses ressources.

On a trouvé, à Pompéi, un beau brasier de 0m,70 de long sur 0m,43 de large, et quelques autres de dimensions diverses.

Brasserie, s. f. — Bâtiment qui contient les locaux et appareils nécessaires à la fabrication de la bière.

Une brasserie comprend :

1° Une salle où se fait le mouillage, opération destinée à ramollir le grain pour le rendre propre à la germination, et qui s'exécute dans de grandes citernes en bois ou en pierre dites cuves mouilloires ;

2° Le germoir, pièce où l'on dispose en couches de 30 à 40 centimètres, l'orge extraite des cuves mouilloires ; ce local doit être construit en matériaux imperméables, le sol étant formé d'un dallage en briques avec joints en ciment ou d'une couche de mastic bitumineux; pour mettre le germoir à l'abri des changements brusques de température, on le construit au-dessous du niveau du sol ; un grenier placé immédiatement au-dessus de cette salle sert à recevoir

BRAYAGE.

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