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ACOUSTIQUE

Acompte, s: m. — Payement partiel effectué sur le montant dune somme.

L'architecte fait délivrer aux entrepreneurs, par le propriétaire, des acomptes à valoir sur les règlements définitifs des mémoires. Les entrepreneurs eux-mêmes donnent des acomptes à leurs ouvriers sur la paye du mois ouïe prix de la journée.

Acoustique, s. f. et adj. — Branche de la physique qui a pour objet l'étude des lois suivant lesquelles se produit et se propage le son.

L'étude de ces lois est utile aux architectes, particulièrement pour la construction des salles de théâtre, salles de concerts, amphithéâtres de cours, etc.

Malheureusement la théorie de cette science est encore dans l'enfance et le mieux est, pour le constructeur privé de formules pratiques facilement applicables, de mettre à profit les résultats observés dans les édifices analogues à ceux qu'il doit élever.

On appelle vases acoustiques des vases de terre ou de bronze ayant à peu près la forme de cloches, que les anciens accordaient entre eux et qu'ils plaçaient dans des cavités pratiquées sur plusieurs points des théâtres, pour augmenter le volume de la voix des acteurs.

Fig. 44.

Selon Vitruve, cesjases devaient être placés, d'après les règles de la musique,

ACROPODIUM.

dans de petites cases ou niches pratiquées entre les sièges du théâtre et de manière qu'ils ne touchassent point au mur, mais qu'ils eussent tout autour et par-dessus un espace vide. « Il faut qu'ils soient inclinés, dit l'auteur latin, et que, du côté qui regarde la scène, ils soient, élevés et soutenus par des coins. » La figure 44 représente, avec le vase qu'elle renferme, une de ces niches, telles que Vitruve les décrit.

On prétend que ce système a été appliqué dans plusieurs églises du moyen âge pour renforcer la voix des chantres.

On appelle tubes acoustiques des appareils destinés à transmettre la parole d'un point à un autre. On a reconnu qu'un tube de 0m,037 de diamètre, ayant 16 coudes et 250 mètres de développement est capable, malgré cette longueur, de rapporter distinctement, à l'une des extrémités, ce qui se dit à haute voix à l'autre extrémité.

Acquisition, .s-, f, — Mitoyenneté.

En vertu de l'article 661 du Code civil, tout propriétaire a la faculté de rendre un mur mitoyen, en remboursant au -maître du mur la moitié de sa valeur ou la moitié de la valeur de la portion qu'il veut rendre mitoyenne et la moitié de la valeur du terrain sur lequel ce mur repose. Il ne s'ensuit pas, pour l'acquéreur, l'obligation de se servir dudit mur. Le prix doit en être payé suivant la valeur du mur au jour de l'estimation, et non pas d'après ce qu'il aura coûté.

L'acquisition peut être partielle et, dans ce cas, le propriétaire à qui restent les autres portions du mur peut y conserver ses ouvertures et même en pratiquer de nouvelles.

Acropodium. — Mot tiré du grec et que l'on ne trouve employé que dans certains textes latins. On pense que ce terme désignait une plinthe basse et carrée, supportant une statue de marbre et faisant souvent corps avec elle.

ACROPOLE

ACROPOLE

Acropole, s. f. — Nom donné, dans les anciennes cités grecques, ta la partie haute de la ville. L'acropole était une éminence escarpée, fortifiée par la nature et par Part, et sur laquelle s'élevaient les édifices consacrés aux principales divinités du pays.

Occupé par les premiers habitants, cet endroit élevé était resté, en même temps, la citadelle et le lieu sacré, lors de Pagrandissement de la cité. Une enceinte Pentourait, percée d'un petit nombre de portes, défendues par des ouvrages avancés appelés propijlées.

Outre les monuments religieux, cette enceinte devait renfermer l'habitation royale et même des tombeaux de personnages célèbres ou honorés d'un culte particulier.

Au point de vue de la construction primitive, chez les Grecs, les acropoles nous ont laissé de précieux vestiges :

l'appareil cyclopéen s'y retrouve, avec ses énormes blocs irréguliers on ses pierres grossièrement équarries, pour arriver à l'horizontalité des joints. Des terrasses, revêtues en maçonnerie de cette nature, défendent les côtés accessibles. L'origine de l'arc se reconnaît, par exemple, à Yacropole d'Argos, dans des portes et des galeries couvertes par des pierres en saillie l'une au-dessus de l'autre ; on trouve même, à Tyrinthe, une porte en arc aigu. A Mycènes, il reste encore une entrée formée de deux jambages verticaux, couverts par un linteau surmonté d'un bloc triangulaire.

L'acropole d'Athènes, la plus célèbre de toutes, est située sur un rocher calcaire de forme oblongue, de 300 mètres de longueur sur 150 de largeur et dont la surface a été taillée en plusieurs plans ou terrasses. Un seul côté est accessible. On y trouve des restes d'anciens murs, dont les uns sont attribués aux Pélasges et les autres, plus récents, furent élevés par Cimon, fils de Miltiade.

Une autre muraille, renfermant des fragments d'architecture primitive, est celle qui fut construite avec les débris

mêmes des anciens édifices détruits par les Perses.

L'acropole contenait les principaux monuments d'Athènes. Lorsqu'on se dirige vers la seule entrée A (fig. 45) préparée par la nature, on se trouve en face des Propylées B, auxquels donnait accès une suite de degrés formant un magnifique escalier de toute la largeur de

Fig. 45.

l'édifice. A droite de cet escalier, sur une terrasse haute de 8 mètres, est le temple de la Victoire aptère ou Victoire sans ailes. Ce petit édifice, d'ordre ionique et d'une rare élégance, a été, en partie, détruit par les Turcs : le fronton et le toit n'existent plus ; une frise, qui régnait tout autour , était ornée de sculptures représentant les victoires des

ACROPOLE

Athéniens. A gauche de l'escalier, se trouvait un petit bâtiment semblable, dont les murs étaient décorés de peintures et qu'on a appelé la Pinacothèque, mot qui signifie galerie de tableaux. Audelà des Propylées s'ouvrait une voie qui conduisait au Parthénon, entre deux rangs de statues et d'offrandes. Adroite de cette voie, on remarque les vestiges de l'enceinte de Diane Brauroma C :

c'est M. Beulé qui a déterminé remplacement du petit temple de la déesse, entièrement disparu. Contiguë à cette enceinte, qui renfermait un grand nombre de statues, était celle de Minerve Ergané D, qui avait également son entrée sur le chemin conduisant des Propylées aux autres parties de la citadelle. Il ne

Fig. 46.

reste malheureusement presque rien ni du temple de la déesse, ni des statues qui l'entouraient, œuvres d'art exécutées par les artistes les plus célèbres de la Grèce. En suivant la ligne ponctuée qui indique, sur la figure, le chemin suivi par Pausanias, on arrive au Parthénon P. Après avoir parcouru la portion de Yacropole qui s'étend à l'esl du Parthénon et qui forme plus du tiers de l'enceinte totale, vaste plate-forme où des fouilles ont été commencées en H et sur laquelle se dressaient des groupes de statues et un petit temple circulaire G de Rome et iïAgrigente, indiqués ici par leur emplacement présumé, un arrive a l'enceinte E de Minerve Poliade, placée

ACROPOLE

au-devant de FErechtbéion. Ce dernier

édifice, ainsi nommé en souvenir d'Erechthée. un des premiers rois d'Athènes, possède, en plan (fig. 46 . la forme d'un rectangle de 20 mètres de long sur 10 mètres environ de large. Il est précédé, à l'Orient, d'un portique A de six colonnes, et deux autres portiques s'appuient sur ses longs côtés. Celui qui regarde le nord. B. a quatre colonnes de face et deux en retour ; il est plus particulièrement consacré à Minerve ; l'autre. C. regardant le midi, a la même disposition, mais les colonnes y sont remplacées par six jeunes tilles qui portent l'entablement sur leurs têtes. Ce second portique a reçu le nom de Pandrosion, de celui de Pandrose. fille de Cécrops ; aussi l'Erechthéion est-il encore connu sous la double désignation de temple de Minerve et de Pandrose. L'édifice se termine par deux colonnades ioniques, surmontées de frontons. Ce monument .

construit dans les premières années de la guerre du Péloponèse et. par conséquent, après le Parthénon et les Propylées, est tout entier en marbre pentélique. Au bas des degrés de la façade se trouve l'enceinte qui renfermait, parmi différents ouvrages de sculpture, quel- 1 ques statues de Minerve. En sortant de cette enceinte, on remarquait la statue i de bronze de Cylon, marquée en K sur le plan et. enfin, enL. le colosse, également en bronze, de Minerve Poliade, œuvre de Phidias.

Tel était, dans son ensemble et d'après les ruines qui en subsistent encore, ce plateau sur lequel se trouvaient réunis ; les chefs-d'œuvre de l'art grec.

D'autres villes qu'Athènes eurent des acropoles qui sont restées célèbres; nous citerons, parmi les plus importantes :

Yacropole d'Argos, dite aussi acropole Larisse. du nom de sa citadelle Larisse; Yacropole de Tyrinthe ; Yacropole de Mycènes: Yacropole de Corinthe. appeler Acrocorint/ie ; VacropoU de Thèbes ou Cadmée, du nom de Cadmus, son fondateur.

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