BUANDERIE
et en B celle dite jambon.
sa forme.
en raison de
Pig. 650.
Les doreurs commencent par dégrossir avec le brunissoir en agate ou en silex, et finissent par le brunissoir en sanguine.
Les outils d'acier sont à l'usage des ouvriers qui travaillent les métaux; ces brunissoirs sont courbes ou droits, arrondis ou en pointe.
Brut, adj. — Qui n'est pas encore travaillé, ou qui, après le travail, reste dans son état primitif : bois brut, pierre brute, parement brut.
Buanderie, s. f. — Pièce fermée qui fait partie d'une blanchisserie et dans laquelle on fait le lessivage et souvent aussi l'essangeage et le savonnage du linge.
La buanderie renferme des dispositions spéciales pour chacune de ces opérations. L'essangeage ou nettoyage du linge à l'eau froide se fait dans des baquets. Le savonnage, dans un bassin où l'on amène l'eau par des conduits et qui est pourvu d'une margelle formée de dalles inclinées servant de carreaux à laver; cette opération peut se faire encore dans un local à pari ou dans le lavoir même. On procède au lessivage par trois méthodes différentes : le coulage, le bouillage ou le lessivage à la vapeur. exigeant toutes l'emploi de bacs ou cu-
i - BUANDERIE.
viers et de chaudières installées sur des fourneaux.
On a retrouvé, dans les ruines de Pompéi, un établissement de foulon avec buanderie, dont nous représentons (fig. 651) le plan, emprunté à l'ouvrage de M. Antony Rich sur les Antiquités
Fig. 651.
romaines et grecques. On voit, en A, l'entrée donnant sur la rue ; en B, la loge du portier ; en C, l'impluvium entouré d'un portique ; sur l'un des piliers sont peintes les figures de foulons à l'œuvre ; D est une fontaine avec un jet d'eau; E, un appartement que l'on croit destiné au séchage des étoffes ; F, un tablinium avec une chambre de chaque côté, où l'on recevait, sans doute, les pratiques ; G, une pièce sur les murs de laquelle on voit des marques de rayons et dans laquelle les étoffes étaient déposées après le dégraissage et gardées jusqu'à ce qu'on les demandât ; H et I sont des chambres formant la buanderie proprement dite avec un réservoir où l'on lavait et rinçait les étoffes ; en K est la partie de l'établissement où l'on enlevait la boue et la graisse en frottant les étoffes et en les foulant aux pieds ; les côtés de cette pièce étaient occupés par de petites niches qui séparaient des murs à hauteur d'appui et dans chacune desquelles un homme placé dans une cuve foulait les étoffes avec les pieds nus, se soulevant à cet effet, à l'aide des mains, sur les murs de séparation ; en M sont des réservoirs où l'on faisait sans doute tremper les étoffes avant de les laver; X est une fontaine ou puits à
BUCRAXE.
l'usage des ouvriers ; 0 est une porte de derrière ; en P sont des chambres dont on ignore la destination : Q est le fourneau de rétablissement ; R est un appartement attenant au fourneau; S, sont les escaliers conduisant à l'étage supérieur : en T sont les appartements que Ton suppose avoir été ceux du maître de la maison. Sur la rue principale, plusieurs boutiques sont ouvertes et n'ont pas de communication avec rétablissement.
Bùchement, s. m. — On fait un Hchement quand on enlève avec un têtu une partie de la pierre faisant saillie ou quand on diminue l'épaisseur d'une pièce de bois avec la besaigu'è.
Le bûchement fait sur le tas dans une pièce de charpente, avec dressage de la surface, se paye dans l'évaluation du prix des ouvrages d'après la Série de la ville de Paris, 3 fr. 20 le mètre superficiel à 0m.03 d'épaisseur. Une plus-value de 0 fr. 35 est accordée pour chaque centimètre de recoupement en plus.
Bûcher, s. m. — Local faisant partie d'une maison d'habitation urbaine ou rurale et servant à conserver le bois à brûler et même le charbon de bois et la houille.
Le bûcher est généralement situé au rez-de-chaussée; on doit l'éloigner des écuries, granges et dépôts de matières inflammables. Un hangar peut servir de bûcher. Souvent aussi on utilise les caves, quand elles ne sont pas humides, pour conserver le combustible.
Bucrane. s. m. — Mot qui vient du grec et qui signifie : tête de bœuf. On désigne ainsi des têtes de bœuf décharnées, que les anciens exécutaient en peinture ou en sculpture, pour décorer les frises des temples et des tombeaux, les aulels. les candélabres et autres objets du culte.
Parmi les temples où l'on voit des 5mcranes, on compte celui de Vesta à Ti-