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BROYAGE

BRULAGE.

temps qu'ils emploient au broyage, ils le regagnent du côté de la perfection et de l'emploi ; car, plus les couleurs sont broyées, plus elles sont fines, plus elles s'étendent et couvrent de surface, plus aussi le principe colorant produit d'effet et moins il en faut, par conséquent, dans le mélange.

On emploie souvent les ocres, les noirs et la terre d'ombre sans les broyer : cette coutume est admissible pour les murs, les carreaux et parquets, mais non pour les ouvrages soignés.

Dans les divers cas que nous citons, on infuse ces substances colorantes dans l'eau seulement, et on les détrempe à la colle.

On se sert pour le broyage de tables de porphyre, de granit ou de pierre de liais très-fine et très-unie. La molette dont on se sert est en pierre de même nature. Les couleurs se broient à l'huile, à l'essence ou à l'eau.

Le broyage à l'huile ou à l'essence se pratique de la manière suivante : on met sur la table une quantité déterminée de blanc ou de couleur, et l'on verse dessus la dose indispensable de liquide, huile ou essence, pour commencer la trituration ; puis, on en ajoute de nouveau, au fur et à mesure qu'elle s'avance et qu'enfin on la juge assez divisée et assez fine ; elle doit avoir la consistance d'une pâte un peu ferme.

Dans le broyage à l'eau, on humecte la couleur avec de l'eau, au lieu d'y mettre de l'huile ou de l'essence; lorsqu'elle est assez fine, on en fait de petits tas sur des planches, des morceaux de verre ou des feuilles de papier blanc; et on les laisse sécher dans un endroit sec où la poussière ne peut pénétrer.

En général, toutes les couleurs ainsi préparées ont besoin d'être broyées une seconde fois, avant d'être employées soit à l'eau, soit à l'huile.

Une fois broyées, les couleurs sont conservées dans des pots, et peuvent être rebroyées et détrempées à l'eau ou à l'huile au moment de leur emploi.

Broyeur, s. m. — Machine servant à fabriquer le mortier.

C'est un cylindre en forte tôle reposant sur un patin en bois ; une plaque également en tôle ferme le fond de l'appareil et est reliée au cylindre par une cornière. Le mélange des matières est produit par la rotation d'une tige ou axe en fer autour de laquelle s'enroule en hélice une lame de même métal. Le mouvement est donné à l'aide d'un système d'engrenage sur lequel agit une

Fig. 648.

roue que fait tourner un homme au moyen d'une manivelle. Une porte à coulisse, placée à la partie inférieure, sert à la sortie du béton ou du mort ici' fabriqué (fig. 648).

Brûlage, s. m. — On donne ce nom à l'une des opérations préparatoires des travaux de peinture, qui a pour effet d'enlever entièrement les anciennes peintures à l'huile, les vernis et les vieux apprêts que le lessivage n'a pu faire disparaître.

Le brûlage se fait en étendant à la surface de l'objet de l'essence de térébenthine que l'on enflamme avec une torche de paille, une chandelle allumée ou mieux avec un réchaud qu'on pro-

BRULOIR.

BRUNISSOIR.

mène sur toutes les parties à mettre à vif.

Les peintures soumises à Faction du feu sont alors faciles à détacher par le grattage.

Le brûlage s'opère principalement sur les peintures sur bois.

Brûlement, s. m. — Terme de série employé pour désigner l'opération dans laquelle on passe au feu le pied des poteaux taillé en pointe pour le faire durcir.

Brûloir, s. m. — Bâtiment qui sert à brûler les porcs dans un abattoir.

La figure 649 représente, en plan, le brûloir des nouveaux abattoirs de La Villette à Paris. C'est une grande salle

Pig. 649.

polygonale régulière qui est construite en briques avec contreforts en pierre de taille aux angles. Deux portes opposées la font communiquer avec le dehors, et un couloir la relie avec la porcherie. Sur chacun des côtés du poix gone est établie une baie à une assez grande hauteur au-dessus du sol. La couverture repose sur treize arcatures en fer projetées sur le plan et qui se réunissent, à leur partie supérieure, à une lanterne centrale en fer munie de lames de persienne en tôle. Ces arcatures supportent des voûtes partielles

C, C, en briques, qui forment des espèces de demi-conduits inclinés, facilitant ta sortie, par la lanterne, de la fumée provenant du brûlage des porcs, opération qui a lieu sur le sol.

Brun, s. m. — Peisture. Couleur qui offre différentes variétés. On distingue les terres d'ombre, de Sienne, de Cologne (voy. Terre), et les bruns proprement dits :

1° Le brun Van Dyck. couleur très solide, qui s'emploie principalement à Thuile et provient soit de la calcination de l'ocre jaune tiré du midi de la France et de l'Italie, soit de la calcination du colcotar; le premier de ces produits est le brun Van Dyck ordinaire ;

2° Le brun de Prusse, résultant de la calcination à air libre d'un bleu de Prusse ;

3° Le brun de manganèse, préparé par un mélange d'eau de Javelle avec un sel soluble de manganèse ; cette couleur était employée par les Romains ;

4° Le brun doré de plomb, obtenu en traitant la céruse par l'eau de Javelle alcaline.

Au nombre des couleurs brunes, on compte encore le marron, le bitume, le bistre, et la sépia (voy. ces mots).

Brunissage, s. m. — On donne ce nom à l'une des opérations de la dorure qui a pour effet de rendre luisante certaine partie de l'objet adorer; le luisant obtenu s'appelle le bruni et cette opération se fait au moyen d'outils appelés brunissoirs (voy. Dorure .

Brunissoir, s. m. — Outil en acier poli, pierre sanguine ou caillou dur et transparent, affûté en dent de loup, pourvu d'un manche, et qui sert à brunir, c'est-à-dire à donner du brillant à certaines parties d'un objet doré.

Les brunissoirs en pierre sont en agate ou en silex ; la figure 6o0 représente en A la. pierre ù brunir ordinaire,

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