ADOUCIR
ADYTUM.
dicataire peut se désister, à la condition de payer la différence de son enchère avec celle qui Ta précédée*
Adossé, ée, part. pass. — Se dit d'une colonne (fig. 50), d'une chemi-
Fig. 50.
née, d'un tuyau, etc., appuyés contre un mur.
Adouci (voy. Adoucir).
Adoucir, v. a. — Architecture.
Raccorder entre eux deux membres d'architecture , au moyen d'un chanfrein, d'un cavet ou de toute forme courbe.
Ainsi, le congé A (fig. 51), unissant à la base d'une colonne la partie inférieure du fût, est un adoucissement ; il
Fig. 51. Fig. 52.
en est de même du chanfrein B (fig. 52), qui joint au nu du mur l'arête supérieure d'une plinthe ou d'un socle.
Marbrerie. Faire l'adouci est une des opérations du polissage des marbres :
quand on a dressé la surface au grès et à la faïence, on la frotte avec une pierre ponce dure, sous laquelle on verse constamment de l'eau.
Adoucir à fond, c'est continuer le polissage, après Y adouci; celte opération, qu'on appelle aussi le piqué, consiste à frotter les marbres avec un tampon ou molette de chiffons de linge fin, impré-
gnés d'un mélange de plomb en limaille et de bouc d'émeri.
Peinture. Fondre des tons.
Dorure. Faire Yadoucissage (voy. ce mot).
Adoucissage, s. m. — On désigne ainsi l'une des opérations de la dorure en détrempe (voy. Dorure).
Quand on a donné les couches de blanc et qu'on a rebouché (voy. ce mot), on humecte les surfaces avec de Feau très-fraîche et on les frotte légèrement avec de la pierre ponce, que l'on profile selon les moulures qu'on doit adoucir.
Pour les parties sculptées, on se sert de petits morceaux de bois tendre et de prêle (sorte de fougère des marais). On passe ensuite un linge ou une toile rude, ce qui rend la surface douce et lisse au toucher.
Adoucissement (voy. Adoucir).
Adytum, s. m. — Ce terme, venu du grec àouxov, désignait, dans les temples anciens, une chambre particulière ou secrète, où les prêtres seuls pénétraient, et qui était ordinairement située en face de la porte principale.
La figure 53 représente un de ces sanctuaires A, placé derrière Yabsis , ou
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Fig. 53.
niche circulaire d'un temple dorique, qui existait, autrefois, près du théâtre de Marcellus, à Rome.
Très-souvent, Y adytum ne communiquait pas avec le corps de l'édifice,
iEDIGULA.
d'une façon visible pour les adorateurs ; il s'enfonçait, en partie, au-dessous du sol du temple, et semblait servir de soubassement à la statue de la divinité à laquelle l'édifice était consacré. C'est au moyen de cette chambre que les prêtres produisaient les effets surnaturels destinés à tromper les fidèles.
^Edes. Mot que les Romains employaient pour désigner, d'une manière générale, un édifice, une maison et, dans un sens particulier, les endroits réservés aux dieux.
Selon Vairon, Y œdes différait du temple en ce que le second était inauguré après sa consécration, tandis que la première était consacrée, mais jamais inaugurée. Les œdes devaient être des édifices à peu près de la même forme que les temples, mais moins somptueux.
La ville de Rome possédait un grand nombre {Y œdes, disséminées dans les différents quartiers.
iEdicula. — Mot qui était pris, chez les Romains, dans différentes acceptions. Ce diminutif iYœdes signifiait, dans l'architecture civile, une petite maison et dans l'architecture religieuse, un petit bâtiment consacré à quelque divinité.
Quelquefois, on désignait ainsi une armoire ou une niche dans laquelle était placée la statue du dieu et qui, par sa décoration extérieure , avait l'aspect d'une œdes ou petit temple.
D'autres divinités que celle à qui le temple était consacré pouvaient avoir leurs images placées sous le même édicule. Telles étaient les divinités associées au culte du dieu principal, qui avaient part aux mêmes sacrifices et dont les autels n'étaient pas distincts : ainsi les grandes déesses étaient réunies à Eleusis ; Latone et ses enfants, dans un temple de Mantinée ; Junon, Minerve et Hébé , dans un autre temple de la même ville, etc.
Si, au contraire, les divinités rappro-
iEGICRANE.
chées dans le même temple étaient l'objet de cultes séparés, chacune avait son image sous un édicule particulier; le temple du Capitole, à Rome, qui était consacré à Jupiter, Junon et Minerve, offrait un exemple de cette disposition.
Outre les édicules dont nous venons de parler, il y en avait encore d'autres, qui étaient destinés à recevoir les effigies peintes ou sculptées de dieux qui n'étaient pas associés au culte de la divinité à laquelle le temple était consacré, mais qui en étaient, en quelque sorte, les hôtes.
On nommait encore ainsi de petites représentations de temples que l'on suspendait, comme des ex-voto, dans les temples véritables.
C'étaient de véritables petits meubles, de petits tabernacles, de proportions réduites et dont l'usage se répandit tellement que des fabricants et des marchands établis dans le voisinage en offraient de pareils h ceux qui ne pouvaient en faire construire de plus considérables (1). Ces édicules étaient faits en métaux, en matières précieuses ou en terre cuite. Il y avait même des édicules portatifs, promenés hors des temples en certaines occasions.
Dans les habitations particulières on voyait aussi des œdiculœ faites, de même, sur le modèle d'un temple et placées dans de grandes cases autour de l'atrium. On y conservait les images des ancêtres, les lares et les divinités tutélaires.
Nos reliquaires ont quelquefois aussi la forme d'édifices et prennent le nom & édicules.
Sur le portail des églises on voit souvent une statue, telle qu'une figure de prince ou de seigneur, tenant à la main le modèle en relief de l'édifice qu'il a fait construire.
iEgicrane, s. m. — Nom que Ton a donné à des têtes de bélier que les
(1) Daremberg et Saglio, Dict. des antiquités grecques et romaines.
jEGICRÀNE.