‹ Dictionnaire des termes employés dans la constructionChapitre 218 sur 278 · CARTON · texte numérisé non relu

CARTON

2° L'extraction par galerie se fait ordinairement quand la carrière aboutit au flanc d'un coteau ; on exploite en creusant un boyau, à droite et à gauche duquel on fait l'abatage, en soutenant le banc supérieur, qui forme plafond ou ciel de carrière, au moyen de piliers réservés dans la masse, ou à l'aide de boisages.

3° Dans d'autres cas, on est obligé d'atteindre le banc inférieur de la carrière, au moyen de puits, à partir desquels on creuse des galeries dans toutes les directions. A l'ouverture du puits est un treuil, ordinairement manœuvré par des hommes marchant sur le pourtour d'une grande roue en bois, montée à l'extrémité de son arbre; ce treuil permet l'enlèvement des matériaux (voy.

Treuil .

Législation. La loi du 2 avril 1810 considère comme carrières les endroits d'où l'on extrait les ardoises, les grès, pierres à bâtir et autres, les marbres, granits , pierres à chaux , pierres à plaire, les pouzzolanes, le trass , les basaltes, les marnes, craies, sables, pierres à fusil, argiles, kaolin, terres à foulon, terres à poteries, les substances terreuses et les cailloux de toute nature.

Rien qu'appartenant au propriétaire de la surface du sol, les carrières peuvent être exploitées, malgré lui, par les entrepreneurs des travaux publics, à la condition de payer les matériaux qu'ils en tirent si elles sont déjà en exploitation.

L'exploitation à ciel ouvert a lieu sans permission, sous la surveillance de la simple police, et avec l'observation des lois ou règlements généraux et locaux.

Ainsi, il est défendu d'ouvrir une carrière à moins de 60 mètres du pied des arbres bordant les routes, et l'on doit se tenir à même distance des édifices quelconques, et à 64 mètres du bord des chemins non plantés d'arbres.

L'exploitation par galeries souterraines esi soumise à la surveillance de

l'administration ; celle-ci a toujours le droit d'interdire, et cela sans recours par la voie contentieuse, toute exploitation dont l'état actuel offre des dangers (1).

Cartel, s. m. — Voy. Cartouche,

Cartelette, s. f. — Voy. Ardoise.

Carthame, s. m. — Petite plante appelée carthamus tinctorius , et qui fournit deux couleurs : l'une, jaune, soluble dans l'eau, qui est le safran d'Allemagne, et l'autre insoluble dans l'eau, mais soluble dans l'alcool et les solutions alunées.

Le mélange de ces deux couleurs, additionné de colle et de partie égale de curcuma, est employé par les peintres pour la mise en couleur des parquets.

Cartibulum. — Nom que les Romains donnaient à une sorte de table en pierre ou en marbre qui consistait en une dalle supportée par un seul pied central ou par plusieurs pieds.

Suivant Varron, cette table était placée dans Y atrium pour servir de buffet d'apparat portant la vaisselle d'argent et les vases de la maison. La description de l'auteur latin a été confirmée par la découverte que l'on a faite d'une table de ce genre sur le bord de Yimpluvium, dans la maison de Néréides, à Pompéi.

Carton, s. m. — 1° Feuille de carton ou de fer-blanc servant de calibre (voy. ce mot).

2° Dessin qui sert de modèle pour des peintures à fresque, des vitraux, des tapisseries.

On fait ce genre de dessin au crayon noir, rehaussé de blanc, en vraie grandeur ou à une échelle réduite ; puis on le reproduit, par le système des carreaux (voy. ce mot), sur l'endroit qu'il faut décorer; c'est-à-dire que l'artiste trace sur son modèle des lignes rec-

(1 ) Code Perrin.

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