‹ Dictionnaire des termes employés dans la constructionChapitre 228 sur 278 · CELLIER · texte numérisé non relu

CELLIER

CELLULE

bres des voyageurs dans les hôtelleries; aux pièces qui, dans les bains, renfermaient les commodités nécessaires pour le bain chaud et le bain froid.

Celle-Bruère (Pierre de la). — Pierre calcaire que Ton exploite dans la commune de la Celle-Bruère, arrondissement de Saint-Àmand.

C'est un calcaire oolithique miliaire, dur ou demi -dur, blanchâtre, à grains fins.

Cette pierre a une hauteur d'assise de 0m,50 et le poids du mètre cube de la variété dure est de 2,450 kilogr. ; la charge d'écrasement qu'elle peut supporter par centimètre carré est de 430 kilogr.

Nous pouvons citer, parmi les édifices remarquables où cette pierre a été employée : l'église romane de la Celle- Bruère, le pont-canal de la Tranchasse ; des ponts sur le Cher et la Marmande ; un abattoir, une halle au blé et une gare à Saint-Amand.

Cellier, s. m. — Local disposé, dans une habitation, pour la conservation des vins, des liquides et autres provisions d'économie domestique.

Les Romains faisaient usage de celliers ou caves et leur donnaient des noms différents, suivant leurs destinations diverses.

Au moyen âge, les abbayes et les prieurés qui percevaient des dîmes considérables en vins, avaient des celliers ou magasins à un ou plusieurs étages.

Ces constructions avaient l'aspect de granges et renfermaient différents locaux, tels que des pressoirs, nécessaires à la fabrication du vin.

Un cellier doit être au rez-de-chaussée ou seulement à quelques décimètres en contre-bas du sol ; l'exposition est celle du nord ; les ouvertures sont garnies de panneaux pleins et de volets ; le sol est dallé, avec pentes et rigoles, pour l'écoulement des liquides répandus accident ellement ; on peut remplacer le dallage par une couche d'asphalte.

Les celliers où l'on fait le vin ne sont, d'ordinaire, que des hangars mal couverts et exposés à toutes les intempéries. Sous ces abris insuffisants s'exécutent toutes les opérations de la fabrication du vin ; on y trouve les cuve* et le pressoir ; le vin y est mis à cuver, y accomplit sa fermentation; c'est là aussi qu'on l'encuve, qu'on le décuve et qu'on le met en barriques.

Le cellier devrait, au contraire, être un bâtiment vaste, clair, aéré, mais clos. Voici quelles sont les conditions essentielles d'un bon cellier (1) :

Le bâtiment doit être en maçonnerie et le plus vaste possible ; la hauteur est particulièrement importante ; la forme en sera un rectangle allongé. Les cuves doivent être rangées sur une seule ligne en face des pressoirs. Ceux-ci seront construits soit près de l'entrée, soit près de larges fenêtres par lesquelles, au besoin, les vendangeurs pourraient entrer, grâce à une planche posée en plan incliné, pour déverser leurs charges. Enfin, les fenêtres doivent être pratiquées en vis-à-vis, de façon que les courants d'air se puissent établir avec une grande facilité.

Cellule, s. f. — 1° Nom que l'on donne à de petites chambres servant à l'habitation et à la retraite, dans les établissements religieux d'hommes ou de femmes et qui sont ordinairement placées sur les deux côtés de vastes galeries.

Les premières constructions monastiques furent des cellules isolées ou réunies en petit nombre. La figure 787 montre, en plan, la disposition d'un petit ermitage situé près de l'abbaye de Fontenelle, fondée au vne siècle par saint Wandrille : derrière une chapelle A sont construites deux cellulesB, chacune au milieu d'un enclos cultivé par l'ermite (2).

(1) Moll, Encyclopédie pratique de V agriculture.

2) Albert Lenoir, Berne d'architecture, 1851.

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Les cellules de femmes avaient souvent leur porte murée et prenaient ïe nom de réclusoirs. Une seule ouverture.

verre dépoli b. de forme convexe et qui concentre la lumière sur la table du délenu; l'allumage se fait par une petite

Fig. 787.

pratiquée à une certaine hauteur, permettait l'accès de l'air et l'introduction de la nourriture destinée aux religieuses.

Dans les monastères , les cellules étaient ordinairement accompagnées d'un jardin et rangées autour d'un cloître ou cour centrale.

2° Chambre de détenu dans une prison.

Les cellules sont, en général, disposées, dans de longs pavillons, dits bâtiments cellulaires, de chaque côté d'une galerie destinée à la surveillance et au service.

Nous donnons (fig. 788) le plan d'une des cellules de la maison d'arrêt construite à Paris, rue de la Santé, par M. E. Yaudremer. La pièce a 3m,60 de longueur sur 2 mètres de largeur et 3 mètres de hauteur : elle est éclairée sur la cour par une croisée vitrée L, dont la partie supérieure ne s'ouvre qu'à une distance réglementaire. L'appareil d'éclairage pour la nuit est en A ; il se compose d'un bec de gaz a placé hors de la portée du prisonnier et à l'affleurement de la face intérieure du mur de la cellule, dans un orifice rectangulaire donnant sur la galerie : cet orifice est vitré sur la cellule par un fort

Fig. 788.

porte en tôle C s'ouvrant sur la galerie de surveillance ; cet appareil est pourvu d'un conduit pour l'introduction et le renouvellement de l'air avec le tuyau de gaz au centre, et d'un autre conduit pour l'échappement de l'air échauffé.

La porte est munie d'un guichet B, pour l'introduction des aliments et objets divers, avec judas pour la surveillance ; cette porte est fermée au moyen d'une serrure placée sur le mur et qui est à deux gâches, l'une extérieure, l'autre intérieure ; cette disposition permet de maintenir la porte entr'ouverte d'environ 0m,10, pendant la durée des offices ; les détenus, sans pouvoir communiquer entre eux ni se voir, aperçoivent l'autel placé au milieu de la salle circulaire qui occupe le centre du bâtiment d'où rayonnent les pavillons cellulaires. Un lit en fer P, fixé au mur, peut se re-

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