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CHARDONNET

le

Chappes, s. f. pi. — Poignées qui servent à ouvrir ou fermer le moule dont les plombiers se servent pour fondre leurs tuyaux.

Chaput, s. m. — Billot de bois qui sert pour équarrir les ardoises.

Char, s. m. — Les places publiques et les temples de la Grèce étaient décorés de chars en bronze, à l'exécution desquels les victoires remportées dans les jeux avaient donné lieu. Les Romains adoptèrent ces images pour perpétuer le souvenir des triomphateurs.

Des chars de bronze ornèrent les arcs triomphaux ; ils en firent le couronnement. Ces chars de triomphe furent aussi travaillés en marbre ; on en voit un spécimen au musée du Vatican.

Chardon, s. m. — Architecture.

On appelle feuille de chardon un ornement usité dans l'architecture du xvc siècle pour la décoration des chapiteaux, des corniches et des archivoltes .

Serrurerie. — On désigne sous le

au haut d'une grille (fig. 906), ou sur les courbes renversées qui servent d'amor-

nom de chardons des pointes de fer, en forme de dards ou de flammes, adaptées

'il

Fig. 907.

tissements aux pilastres d'une porte en fer (fig. 907.)

On place aussi de ces défenses audessus des murs, pour en empêcher l'escalade, ou sur le parcours des grands balcons de certaines maisons, pour les diviser en plusieurs parties indépendantes les unes des autres.

L'usage des chardons a surtout été très développé au xvme siècle.

Chardoiinet, s. m. — 1° Menuiserie. Pièce ou montant de bois qui termine les portes charretières du côté des gonds. Le chardonnet porte par le bas dans une crapaudine et son extrémité supérieure est taillée en cylindre pour entrer dans une bourdonnière (voy. ce mot).

2° Architecture hydraulique. On nom-

Fig. 908.

me ainsi, dans une écluse (fig. 908), les feuillures C qui contiennent les poteaux tourillons des châssis en charpente formant les vantaux des- portes.

CHARGE

Cliarentenay (Banc royal de. — Pierre de construction qui provient des carrières de Cliarentenay, arrondissement d'Auxerre.

C'est un calcaire oolithique, demidur, à grains très fins, blanc, légèrement jaunâtre. Sa hauteur d'assise est de 0m.80 à 1 mètre. Le mètre cube pèse 1.950 kilogr. La charge d'écrasement par centimètre carré est de 125 kilogr.

Cette pierre est souvent employée à Auxerre. On en a fait usage à Paris à la Banque de France, aux Arts et métiers, à la Bibliothèque nationale, au Louvre, au nouvel Hôtel de ville, etc.

Charge, s. f — 1° Epaisseur de plâtre que l'on ajoute à un enduit de mur, de cloison ou de pan de bois en faux aplomb pour rendre le parement vertical.

2° Maçonnerie de menus matériaux, gravois ou autres, que l'on pose à sec sur les solives et ais d'entrevous ou sur le h ourdis d'un plancher qui n'est pas de niveau, pour rendre horizontale l'aire en parquet ou en carreaux que l'on établit ensuite.

3° Charge, surcharge (voy. Exhaussement).

4° On dit qu'un arc , une voûte sont appareillés en tas de charge, quand les joints de lit de leurs claveaux sont en

Fig. 909.

partie normaux à la courbe de douelle et en partie horizontaux (fig. 909).

— ±T5 — CHABIOT.

Chargement, s. m. — Les terres provenant des fouilles, les matériaux que l'on doit transporter à pied-d'œuvre sont chargés sur des véhicules appropriés à la nature de ces objets.

Le chargement des terres, en particulier, se fait à la pelle sur une hotte, un panier, une brouette, un camion, un tombereau, un wagon, etc. On doit quelquefois, pour faciliter le pellage, repiocher les terres jetées sur berge, à cause de leur affaissement. Quand la fouille est peu profonde, le chargement de la terre se fait de suite, dans les brouettes ou dans les tombereaux.

Le chargement des moellons, de la pierre et des matériaux de couverture se fait à la main.

Les bois de charpente sont transportés à bras ou à dos d'hommes pour être chargé*.

Charger, v. a. — Voy. Chargement.

Peinture. Couvrir une surface d'un grand nombre de couches de couleur.

Dorure. Etendre de l'or sur de l'or déjà appliqué.

Chariot, s. m. — Maçonnerie. Véhi cule servant au transport de la pierre. On distingue plusieurs sortes de chariots :

1° Celui qui est semblable à un binard (voy. ce mot), a la forme d'un plateau porté sur deux roues basses et muni d'une flèche avec traverses. Ce sont des hommes qui traînent ce chariot en poussant les traverses ; quelquefois, on attelle un cheval à l'extrémité de la flèche. Le diable (voy. ce mot) est un véhicule du même genre, mais de plus petite dimension. Ces chariots servent à barder la pierre du chantier de taille à pied-d'œuvre.

2° Le chariot h deux roues élevées (fig. 910), est muni de deux brancards et est traîné par plusieurs chevaux. On l'emploie pour transporter les blocs de la carrière au chantier de taille ou au

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