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CHARMILLE

chantier de construction. On rappelle aussi harnais.

3° Le chariot à quatre roues basses

Fig. 911.

et deux brancards est appliqué au même usage que le précédent (fig. 911).

Chemins de fer. On nomme chariots de petits plateaux montés sur quatre roues, que les ouvriers poussent sur les rails, après y avoir placé soit leurs outils, soit des matériaux pour les conduire au lieu d'emploi.

Charix {Pierre de). — Pierre calcaire que Ton extrait de la carrière de Biollet, commune de Charix, arrondissement de Nantua.

C'est un calcaire crayeux, tendre, à grains fins, propre à la sculpture. Il présente une hauteur d'assise de 0m,80 ; le poids du mètre cube est de 2,040 kilogr. et la charge d'écrasement de 200 kilogr. par centimètre carré.

Charly {Pierre de). — Pierre calcaire provenant de la carrière de Charly, commune de ce nom, arrondissèment de Saint-Amand.

Ce calcaire est oolithique, demi-dur, blanc-grisâtre, d'un grain fin, propre à la sculpture. La hauteur d'assise est de 0m,60.

Cette pierre a été employée à la cathédrale de Bourges et à l'hôtel de Jacques- Cœur.

Charme, s. m. — Arbre qui convient très bien à l'ornementation des jardins et à divers usages. Son bois est blanc, d'un grain fin et serré ; en séchant, il devient très dur, raide, liant et de longue durée. Il est très résistant : une solive de 0m,053 d'équarrissage sur 2m,5o de longueur a supporté, avant de se rompre, une charge de 114 kilogr., tandis que le frêne s'est rompu à 9o kilogr., le chêne à 92 kilogr. S, et le hêtre à 82 kilogr. 3. Toutefois ce bois a peu d'élasticité. On en fait des roues de moulin, des vis, des poulies, des leviers, des essieux, des flèches, des limons, des manches d'outils, des maillets, des serre-joints, etc.

Charmille, s. f. — Terme que l'on emploie, dans l'ornementation des jardins, pour désigner certaines dispositions décoratives.

Bien que l'étymologie de ce mot paraisse indiquer que le charme est l'élément constitutif de la charmille, on y emploie d'autres arbres tels que l'if, le buis, etc.

Dans les jardins du genre régulier, on se sert des charmilles pour constituer des murs impénétrables, tapisser des murailles, diviser les allées ou former les compartiments des bosquets, quelquefois même des salles, des cabinets, des corridors, des murs percés d'arcades. On obtient ces résultats divers au moyen de la taille, et le principal entretien des palissades de charmille consiste à les tondre régulièrement.

La description que Pline, dans sa lettre à Apollinaire, fait de sa villa de Toscane, montre (pie l'usage des charmilles est fort ancien. Dans les temps modernes, on peut citer particulièrement coiameayant été dotés de ce genre de décoration les parcs de Versailles, de Clagny, de Sceaux, etc.

CHARNIÈRE

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CHARNIÈRE

Charnier, s. m. — 1° Les Romains donnaient le nom de carnarium au

garde-manger ou office dans lequel ils conservaient les viandes.

2° L'encombrement des cimetières chrétiens donna naissance aux ossuaires, lieux de dépôt des ossements exhumés du sol pour faire place à de nouvelles sépultures. Ces ossuaires prirent, dans un certain nombre de villes, le nom de charniers. Ils étaient composés de galeries voûtées formant l'enceinte des cimetières, et éclairées par des arcades qui laissaient voir les sépultures placées dans le champ des morts comme au hasard, sans ordre, ni symétrie.

Les charniers les plus étendus qu'ait possédés la ville de Paris, étaient ceux qui entouraient le cimetière des Innocents ; ils étaient composés de soixantequatre arcades d'architecture gothique.

Dans la surélévation en charpente qui les recouvrait étaient amoncelés , depuis le xme siècle, les ossements d'un grand nombre de générations. De riches habitants de la ville contribuaient de leur argent à la construction de ces édifices et leurs devises et armoiries étaient peintes ou sculptées aux clefs des voûtes. Les tombeaux de certaines familles étaient même placés sous les portiques. Ces derniers étaient aussi décorés de peintures représentant des sujets religieux.

Charnière, s. f. — Pièce de quincaillerie en tôle ou en cuivre qui sert à la ferrure des portes, croisées, abatants, etc.

Les anciens employaient la charnière, à laquelle ils donnaient le nom grec de ginglymos, mot dont il ne faut pas confondre le sens avec celui de car do, employé par les Romains et signifiant pivot, crapaudine. La figure 912 représente deux spécimens de charnières, dont l'une, celle qui est déployée, a été trouvée à Pompéi ; l'autre est conservée au Rritish Muséum.

La charnière employée de nos jours

se compose de deux platines de métal qui sont pourvues, sur Tune de leurs rives, d'anneaux ou chaînons, s'encla-

Fig. 912.

vant les uns dans les autres et formant le nœud de la pièce ; l'une de ces branches est placée sur la partie dormante de la fermeture, l'autre sur la partie mobile ; une goupille, dite broche, réunit ces deux pièces et sert au battant d'axe de rotation.

On distingue :

1° La charnière carrée longue ordinaire, qui se pose en feuillure, et qui a l'une de ses branches vissée sur l'épais-

Fig. 913.

seur du montant d'une porte (fig. 913); 2° La charnière carrée longue renfor-

Fig. 914.

cée, plus épaisse que la précédente (fig. 914); 3° La charnière toute carrée, sem-

CHARNIÈRE

CHARPENTE

blable à celles décrites ci-dessus, mais à branches plus larges ;

4° La charnière coudée (fig. 915), qui embrasse le battant ;

Fig. 915.

5° La charnière à pans, employée surtout pour la fermeture des portes d'armoire, mais qui n'est plus guère en usage aujourd'hui;

6° La charnière à nœuds carrés, faite pour bien affleurer les bois ;

7° La charnière à section droite;

8° La charnière à hélice, pour faire retomber les portes seules ;

9° La charnière à nœuds à boules tournées ;

10° La charnière à briquet, dite aussi charnière à coq, qui sert pour la ferme-

Fig. 916.

ture d'un abatant de comptoir (fig. 916); le coq étant un arrêt, il y a des briquets à deux coqs ; 11° La charnière longue à nœuds sou-

Fig. 917.

dés, élargie au collet pour ferrure de volets de boutique (fig. 917);

12° La charnière à nœuds de compas, qui a la forme d'une tête de compas et qui est employée pour les vantaux brisés des grilles.

Ces différentes pièces sont posées à plat ou entaillées.

Certaines pièces de ferrures à char-

nière prennent le nom de couplet (voy.

ce mot).

Dans les chaînages, on se sert d'un assemblage dit à charnière (voy. Chaînage).

Cliarnons, s. m. pi. — Petits cylindres creux placés sur les lames ou ailes des charnières (voy. ce mot) pour recevoir les goupilles qui en réunissent les deux parties.

Charpente, Charpenterie, s. f.

— Ensemble des procédés qui constituent l'art de tailler et d'assembler les bois destinés aux ouvrages de grosse construction.

Ces ouvrages mêmes reçoivent le nom de charpentes et, par extension, on applique le même mot aux constructions dans lesquelles le fer fondu et le fer forgé se trouvent associés au bois et souvent le remplacent complètement.

On distingue, dans la charpente, plusieurs catégories :

La charpente civile, qui comprend tous les ouvrages en bois de gros échantillon qui sont employés à l'intérieur ou à l'extérieur des bâtiments ;

La charpente hydraulique, ayant pour objet la construction de tous les ouvrages qui s'exécutent dans l'eau, tels que ponts, digues, barrages, estacades, batardeaux, encaissements, caissons, etc.;

La charpente navale, ou l'art de construire les navires ;

La charpente mécanique, s'appliquant à la construction des machines et engins de toutes sortes destinés à mouvoir, élever, descendre ou transporter des fardeaux considérables.

Chacune de ces branches de l'art de la charpenterie a des procédés particuliers d'exécution ; mais toutes ont pour principes fondamentaux : la connaissance et le choix des bois propres à la construction, tels que le chêne, le châtaignier, le hêtre, l'orme, le pin, le sapin, le mélèze ; les différents moyens employés pour leur abatage et leur con-

CHARPENTE

CHARPENTE

sérvation ; les assemblages divers qui permettent leur mise en œuvre. Nous traiterons spécialement de la charpente civile, qui comprend les assemblages, les pans de bois, les planchers, les combles, les escaliers, etc. (voy. ces mots).

Il y a tout lieu de croire, si Ton considère Part d'employer le bois, sous le rapport de l'ancienneté, que la charpente fut le premier des arts de la construction, et même, selon quelques auteurs, Parcbitecture tirerait son origine de la combinaison des bois ayant servi pour l'édification des monuments les plus anciens.

Quoi qu'il en soit, il est certain que la hutte et la cabane primitives, la première, de forme conique, la seconde, construite sur plan rectangulaire, furent exécutées entièrement avec des bois non équarris. De nos jours, on trouve encore, dans certains pays, des constructions de ce genre.

Le besoin d'assainir les demeures et sans doute aussi d'économiser le terrain, donna lieu à la superposition des étages ; c'est alors que les bois ne furent plus employés en grume, mais équarris à la cognée ; les outils se perfectionnant, les assemblages remplacèrent les liens grossiers primitivement en usage, et la charpente devenant un art véritable , permit les combinaisons de bois les plus diverses : escaliers pour faire communiquer entre eux les étages, planchers pour les diviser dans le sens vertical, pans de bois pour les clore et y former les distributions, et enfin, combles, nécessaires pour abriter les bâtiments et faciliter l'écoulement des eaux.

Parmi les peuples de l'antiquité qui semblent avoir été les plus habiles dans l'art de la charpenterie, il faut citer en première ligne les Romains , qui construisirent en bois des édifices considérables, tels que des amphithéâtres destinés à contenir des milliers de spectateurs. Les voûtes sphériques ou d'arête, dont l'architecture romaine présente de si nombreux exemples, dénotent, pour

les besoins de leur construction, l'emploi de charpentes très compliquées.

De la fin de l'empire au xie siècle, des villes entières furent construites en bois ; mais c'est surtout au moyen âge que le travail de cette matière acquit son plus haut degré de perfection, au point de vue de l'habileté et de la hardiesse de la mise en œuvre (voy. Comble, Pan de bois, Plancher).

Aujourd'hui, la charpente en fer tend à se substituer à la charpente en bois, aussi bien pour les fermes qui doivent supporter les toitures que pour les piliers servant de points d'appui et les planchers séparant les étages ; on a même fait, dans ces derniers temps, l'essai de cloisons intérieures et extérieures en fer. Toutefois, il est certain que l'application du bois à Part de bâtir conservera toujours une importance qui fera de l'étude de cette matière et de son emploi un des premiers devoirs du constructeur.

Considérée comme science, la charpente renferme trois parties distinctes :

1° La connaissance théorique de certains principes fondamentaux de géométrie et de statique;

2° L'application de ces principes à la combinaison des assemblages et à P appareil, art de tracer les épures, de disposer les assemblages et de choisir les bois qui doivent être employés. (On appelle épures les dessins que font les charpentiers sur un sol horizontal, convenablement préparé, et qui représentent les pièces avec leurs dimensions réelles, leurs joints et leurs assemblages; ces dessins prennent le nom d'ételons, quand les bois n'y sont représentés que par leurs lignes d'axe);

3° La pratique, nécessaire pour le tracé sur les bois, d'après l'épure, des différentes coupes nécessaires pour la taille des joints, l'exécution des assemblages, le levage et la mise en place.

Les principaux outils que le charpentier emploie, pour ces divers travaux, sont la jauge, le cordeau, le plomb, le

CHARRETIÈRE

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