‹ Dictionnaire des termes employés dans la constructionChapitre 25 sur 278 · AGORA · texte numérisé non relu

AGORA

chaussée bombée d'une voie publique (1).

On a trouvé, dans les fouilles modernes exécutées entre la porte Esquiline et la porte Colline, à Rome, des restes considérables de Yagger construit par Servius Tullius et élargi par Tarquin le Superbe. Ce rempart était formé d'un mur de soutènement, construit par assises régulières, partie en tuf, partie en pépérin, et d'un remblai en terre de 30 mètres environ de largeur.

On donnait aussi le nom iïagger à toute levée de terre exécutée pour l'attaque d'une place, depuis la plus haute antiquité. Les écrits des anciens, les bas-reliefs trouvés dans les ruines de Ninive prouvent que l'usage des circonvallations, des terrasses garnies de tours, des plans inclinés s'avançant graduellement jusqu'au pied des murailles ennemies étaient en usage, dans l'Orient, pour l'attaque des villes fortifiées. C'est sur ces plans inclinés que l'on faisait mouvoir les béliers et autres machines destinées cà battre les remparts des assiégés. Les Grecs adoptèrent ces moyens d'attaque, à la suite des invasions médiques.

Agglomérats, s. m. pi. — Produits minéraux réunis par une fusion incomplète, ou resserrés en masses plus ou moins considérables par un ciment quartzeux ou calcaire déposé par les eaux.

Les poudingues, les brèches (voy. ces mots) sont des agglomérats formés ainsi par compression.

Béton aggloméré (voy. Béton).

Agiau, s. m. — Nom que les doreurs donnent à une sorte de pupitre sur lequel ils placent les livrets contenant les feuilles d'or ou d'argent.

Agora, s. m. — Mot qui désignait la place publique dans les anciennes villes grecques.

(1) Antony Rich, Antiquités romaines et grecques.

V agora servait, en même temps, de marché et de lieu de réunion politique. Primitivement, c'était une place couverte de boutiques et d'échoppes de marchands ; plus tard, Y agora fut orné de temples, d'édifices civils, de portiques, de gymnases.

Des autels, des statues, des fontaines et des plantations complétaient la décoration. Malheureusement il ne nous reste, comme renseignements au sujet de ces places publiques, que les écrits des anciens (1).

Cependant M. Texier, dans son Voyage en Asie mineure, dit avoir retrouvé quelques agoras, un, entre autres, à

Fi g. 58.

Antiphellus , dont la figure 58 représente le plan, et dans lequel il aurait découvert des salles souterraines ou magasins destinés à servir d'entrepôt pour les grains.

Le plus célèbre des agoras est celui d'Athènes, qui était situé dans le Céramique, au sud de l'acropole et de la colline de l'aréopage, au nord-est de celle du musée et qui mesurait 450 mètres de long sur 300 mètres de large. Les

(1) Dict. de l'Académie des beaux-arts.

Page 1