AGRAFE
côtés de cette place étaient occupés par un certain nombre d'édifices publics : le Metroon ou temple de Cybèle, le Portique royal, celui des douze grands dieux; le Bouleuterion, lieu où s'assemblait le Sénat ; le Tholus ou demeure des anciens rois d'Athènes, puis des Prytanes, et enfin le Pœcile.
Agrafe, s. f. — 1° Morceau de fer plat, replié aux deux bouts comme un crampon (fig. 59) ou présentant la
Fig. 59.
Fig. 60.
forme d'une double queue d'aronde (fig. 60), qu'on emploie pour relier entre elles deux pierres contiguës.
Les agrafes en aronde sont souvent en bois. Les anciens se servaient, pour unir les gros blocs et les assises de maçonnerie, de crampons en bronze ou en fer, auxquels Vitruve donne le nom (Y a nsx. On reconnaît ce genre de construction au grand nombre de trous qui se remarquent dans les édifices anciens, depuis qu'on a enlevé les agrafes pour s'emparer du métal.
2° Serrurerie. On nomme agrafe ou contre-panneton une boucle en fer, fixée à un volet d'intérieur et qui, accrochée par l'un des pannetons de l'espagnolette de la fenêtre, permet de fermer, à la fois, la fenêtre et le volet.
3° Couverture. Petites bandes de zinc qui sont clouées sur le voligeage, à la partie inférieure d'une lame de zinc et qui s'engagent sous le rebord de la feuille immédiatement inférieure. Ces agrafes s'opposent au soulèvement des feuilles (fig. 61).
Bande d'agrafe, bande en zinc variant comme largeur et clouée à la partie inférieure d'une couverture, pour servir
à agrafer les feuilles de zinc placées audessus (fig. 62).
Fig. 61.
Marrrerie. Les marbriers emploient différentes sortes d'agrafes, soit pour retenir les chambranles sur les jambages
Fig. 62.
des cheminées, soit pour relier entre eux les marbres cassés. Dans le premier cas, ils se servent d'agrafes à scellement a (fig. 63) ou à talon b, en fer ou en cuivre ; dans le second cas, ils emploient de grandes agrafes à T, ayant la forme indiquée en c.
Notons que les agrafes appartenant aux deux premières catégories et qui, aujourd'hui, se font plutôt en cuivre ou
AGRIMENSOR.
AIGLE
en bronze qu'en fer, pour éviter les effets de l'oxydation, sont comprises, au point de vue des ouvrages, dans les faux frais accordés à L'entrepreneur lorsqu'il
fournit les chambranles; elles ne sont donc pas comptées pour les ouvrages neufs.
Agrès, 5. m.
cordages faisant (voy. ces mots).
— Poulies, moufles, partie d'une chèvre
Agrimensor. — Terme employé, dans la basse latinité, pour désigner ceux qui remplissaient les fonctions d'arpenteurs (voy. Arpentage).
On donnait encore aux arpenteurs les noms de compeditores ou gromatici, mots dérivés des instruments dont ils faisaient usage : pes, pied ; groma, quart de cercle.
On admet généralement, en raison du caractère religieux que les Romains attachaient aux limites, que les premiers arpenteurs furent les augures, alors que le collège des pontifes avait la juridiction, même en matière civile.
Dans la suite, Fart de l'arpentage se sécularisa. Toutefois, dans la délimitation d'une colonie, les augures furent toujours employés ; mais toutes les opérations techniques étaient faites par les agrimensor es.
Dans les premiers temps de l'empire romain, les mensores ou agrimensores furent convertis en fonctionnaires publics et furent employés, en cette qualité, à la délimitation des provinces conquises ou des colonies nouvellement créées ou
rétablies. Ils eurent aussi à remplir les devoirs de juges {arbitri) dans les procès touchant le bornage. Vers la fin de l'empire, les agrimensores furent réduits au rôle d'experts ; c'est à eux que le juge s'adressait pour retrouver les anciennes limites par l'inspection des bornes ou des documents tels qu'écrits, cartes, plans, etc.
Ahali ou Halia, s. m. — Ouverture pratiquée dans un mur d'enceinte au niveau de l'allée d'un jardin et dépourvue de grille. Au pied de Yahah se trouve un fossé ou saut-de-loup, de telle manière que, pour les promeneurs, l'allée semble se prolonger bien au-delà du fossé, que l'on n'aperçoit qu'en arrivant au bord.
Aide, s. m. — Ouvrier qui, sur les travaux, sert un compagnon. On dit aide-maçon, aide -limousin, aide-couvreur, etc. ou simplement garçon, manœuvre.
Aidean, s. m. — Morceau de bois A, mis en travers des barreaux d'une char-
Fig. 64.
rette pour relever l'extrémité antérieure d'une charge de planches ou de pièces de bois (fig. 64).
Aide-ressort, s. m. — Petite pièce de fer ou d'acier, montée sur platine et qui aide le ressort d'une serrure, souvent trop faible pour le poids de son bouton.
Aigle, s. m. — C'est le nom grec de cet oiseau àe-roç qui a été donné, par