‹ Dictionnaire des termes employés dans la constructionChapitre 253 sur 278 · TL · texte numérisé non relu

TL

Mr

Fig. 924.

seur (fig. 924); cet outil sert à creuser le fer en gorge en le refoulant ; on l'appelle aussi dégorgeoir.

Chasse-bondieu, s. m. — Morceau de bois aplati d'un bout que les scieurs de long emploient pour chasser le bondieu, c'est-à-dire le faire entrer plus avant dans le trait de scie (voy. Bondieu).

Chasse-pointe, s. m. — Outil de fer ou d'acier (fig. 92o) qui sert à en-

Fig. 925.

foncer davantage les pointes ou clous que le marteau ne peut atteindre.

On dit aussi chasse-clou.

Chasser, v. a. — Enfoncer un clou, une cheville à l'aide du marteau, du maillet ou du chasse-pointe.

Chasse-roue, s. m. — Sorte de borne que l'on place de chaque côté d'une porte charretière pour empêcher les roues des voitures d'endommager les pieds-droits de la baie.

Les chasse-roues étaient anciennement et sont encore, dans beaucoup d'endroits, des bornes en pierre ou en fonte; aujourd'hui, ce sont des espèces d'armatures en fer ou en fonte qui sont scellées par le bas dans un dé en pierre, et, par le haut, dans la muraille.

Les chasse-roues les plus simples ont

Fig. 926.

Fig. 927.

la forme indiquée par la figure 926 ; on en fait à boules (fig. 927), à enroule-

Fig. 928.

Fig. 929.

ments (fig. 928); quelquefois les deux scellements sont faits dans le dé (fig. 929) lorsque les chasse-roues sont isolés, soit par leur éloignement d'un mur, soit que l'on veuille éviter à la construction les secousses provenant du choc des roues.

CHASSIS

CHASSIS

Chassignelles (Pierre de). — Pierre calcaire provenant de la carrière de Chassignelles, commune de ce nom, arrondissement de Tonnerre.

Cette pierre présente deux variétés qui se distinguent surtout par le degré de dureté.

La plus dure est un calcaire compacte, blanchâtre, veiné de gris rosé et de bleu clair, susceptible de poli.

La seconde variété est une pierre blanche, demi-dure, compacte, d'un grain fin,

La hauteur d'assise de la pierre de Chassignelles est de 0m,30 à 0m,80. Le poids du mètre cube de la pierre dure est de 2,690 kilogr. ; la charge qu'elle peut supporter avant de s'écraser est de 1,170 kilogr. par centimètre carré. Le poids du mètre cube de la pierre demidure est de 2,295 kilogr., et la charge d'écrasement est de 465 kilogr. par centimètre carré.

La pierre dure s'emploie pour dallages et carrelages en France, en Belgique et en Amérique.

La pierre demi-dure s'emploie, depuis quelques années, à Paris. On s'en est servi notamment à la Belle-Jardinière, pour l'agrandissement de la Banque de France, au théâtre de la Porte-Saint- Martin, à la caserne de la Cité, aux collèges Rollin et Chaptal, aux bâtiments appelés Magasins-Réunis.

Châssis, s. m. — Encadrement formé par l'assemblage de pièces de bois, de métal ou d'autres matières, laissant un vide entre elles.

Maçonnerie. Dalle de pierre percée d'un trou rond ou rectangulaire avec feuillure intérieure pour recevoir une autre dalle ou tampon qui sert à fermer les regards, les aqueducs, les puisards, les fosses d'aisances ; le châssis peut encore être composé de la réunion de plusieurs pierres.

Dans l'évaluation du prix des ouvrages de maçonnerie, on compte : 1° au mètre cube, la pierre employée pour le châssis

et le tampon ; 2° la taille des parements ultérieur, extérieur et dessus du châssis, avec les coupes d'onglets ; 3° les tailles des dessins et des épaisseurs du tampon; 4° les feuillures faites au châssis et au tampon ; 5° le refouillement et taille du trou de clef.

Menuiserie. Les châssis de menuiserie sont mobiles ou fixes ; les premiers forment les vantaux de croisée, de porte vitrée ; ce sont des encadrements dans lesquels viennent s'assembler les petits bois qui portent le vitrage; ces dernières pièces sont profilées et se réunissent entre elles au moyen de tenons et de mortaises, avec double onglet.

On donne plus particulièrement le nom de châssis à des croisées à un vantail qui s'ouvrent en se développant à soufflet, en abatant ou à coulisse.

Les châssis à demeure reçoivent les châssis mobiles qui s'y rattachent à l'aide de charnières; on les appelle encore dormants ou bâtis (voy. ces mots) ; souvent aussi ces cadres reçoivent directement les petits bois et portent, comme eux, sur un de leurs parements, les feuillures dans lesquelles se placent les vitres. Ces châssis fixes sont maintenus eux-mêmes dans les feuillures en maçonnerie des baies par des pattes à scellement.

Les châssis de grandes dimensions sont divisés en plusieurs compartiments par des montants.

La figure 930 représente un châssis

Fig. 930.

fixe à deux montants ; la même forme est souvent adoptée pour les châssis mobiles qui donnent du jour et de l'air dans les ateliers. Les baies de grande

CHASSIS

ouverture, clans les gares de chemins de fer, par exemple, contiennent, audessus des impostes des portes, des châssis vitrés à demeure.

On appelle châssis à la grecque ceux dont les petits bois forment des compartiments symétriques, par rapport à

Fig. 931.

l'ensemble , mais inégaux entre eux (fig. 931).

Les menuisiers appellent châssis à

Fig. 932.

coller une sorte de cadre (fig. 932J), dont ils se servent pour coller les bois.

On donne encore le nom de châssis à des espèces de bâtis en bois léger sur lesquels on colle les dessins que Ton veut exposer.

Charpente. Les châssis de charpente, formés , comme les précédents , d'un bâti simple ou d'un encadrement avec traverses, n'en diffèrent principalement que par la dimension des bois qui les composent.

Serrurerie. Encadrement d'une porte, d'une croisée en fer, d'une grille, d'un balcon.

4 — CHASSIS

On donne le nom de châssis à tabatière à des croisées en fer ou en fonte qui servent à éclairer les combles ; ce 'sont deux cadres superposés, dont l'un est fixe et l'autre se meut en abatant.

On distingue les châssis à coffre, à jet d'eau et à gouttière.

Dans les châssis à coffre, le dormant est une sorte de boîte (fig. 933) avec rebord inférieur, et sur laquelle est

Fig. 933.

fixée à charnière la partie mobile ; une crémaillère ou tige de fer méplat, percée de plusieurs trous, et fixée à l'abatant, permet d'augmenter ou de diminuer l'ouverture.

Les châssis à jet d'eau (fig. 934) ont un dormant en fonte ou en tôle qui se recourbe en forme de jet d'eau ; le des-

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Fig. 934.

sus est un petit rebord que la partie ouvrante recouvre en se fermant. Comme les châssis précédents, ceux-ci sont avec ou sans petits bois et sont pourvus d'une crémaillère et de pattes qui permettent de fixer le dormant sur la couverture.

Danc les combles recouverts en ar-

CHASSIS

CHASSIS

doises, on pose directement le châssis sur l'ardoise ou bien sur des tasseaux encadrant la baie ; on le garnit en arrière d'une feuille de plomb formant gouttière, que l'on cloue sous l'ardoise. Quelquefois on entoure complètement le châssis de feuilles de métal que Ton pose sur un voligeage jointif.

Les châssis à gouttière ont aussi une

Fig. 935.

bordure en tôle (fig. 93o) qui se relève un peu sur la rive, excepté à la partie inférieure.

Dans les couvertures en tuiles, on donne au dormant du châssis une forme convenable pour la pose de ces appa-

Fig. 936.

reils sur les tuiles : la figure 936 représente un châssis pour comble recouvert de tuiles Millier.

On donne le nom de châssis d'aérage à certains systèmes de fermeture en fer qui sont économiques et peuvent s'ap-

pliquer, par exemple, au renouvellement de l'air dans les hôpitaux.

Nous citerons, comme un des plus remarquables, le châssis à lames mobiles en verre inventé par M. Parpentier et perfectionné par M. Franken. Cet appa-

Fig. 937.

reil se compose (fig. 937) de deux montants verticaux formés de tringles en fer et garnis de pinces ou agrafes en tôle découpée qui retiennent les lames de verre ; le tout s'adapte à un encadrement de fer en cornières légères ; ces diverses pièces sont à articulation libre ; un petit levier, placé sur le côté d'un des montants verticaux mobiles, commande le mouvement, qui peut se produire à l'aide d'un cordeau ou d'une chaînette.

Des châssis d'aérage d'un autre genre sont quelquefois placés au-dessus de certaines fenêtres : la figure 938 représente un de ces appareils situé au-dessus d'une baie grillagée éclairant le comble d'un des bâtiments du Palais de justice, à Paris ; le châssis est fixe et posé ver-

CHASSIS

CHATAIGNIER.

ticalement ; il est garni de lames de persienne. L'ouverture qui est pratiquée

à Tintérieur du comble, ainsi que le montre la coupe (fîg. 939), est fermée

par un abatant en feuillure s'ouvrant de dehors en dedans.

Les jardiniers appellent châssis de couche les abris vitrés dans lesquels ils conservent les plantes à l'abri du froid (voy. Bâche).

Châssis de cour vitrée (voy. Cour).

Chemins de fer. On donne le nom de châssis de changement au système de charpente sur lequel reposent les pièces d'un changement (voy. ce mot).

Fumisterie. Châssis de cheminée :

cadre en cuivre à coulisse dans lequel monte et descend un tablier en cuivre ou en tôle servant, soit à fermer complètement la cheminée, soit à augmenter le tirage en abaissant le tablier ou rideau, de manière à accroître la vitesse de l'air qui arrive sur le combustible. On distingue : les châssis à plusieurs lames , à crémaillère , à tôle ondulée (voy. Rideau).

Dessin. On donne le nom de châssis à un encadrement quelconque, sur lequel des fils tendus à angles droits et à égale distance les uns des autres forment des carreaux égaux. Le dessinateur emploie ce châssis pour reproduire certains objets ; à cet effet il le place entre son œil et l'objet et parallèlement à ce dernier. Il part d'un point déterminé de l'objet et reporte sur un papier ou sur une toile, divisés en un même nombre de carreaux, les formes et les contours aperçus dans chacun des carrés du châssis. Il trouve dans cette méthode, appelée aussi méthode des carreaux, un élément d'exactitude et de rapidité pour reproduire les objets en question. Il en serait de même, ou h peu de chose près, d'un châssis muni d'une vitre, sur laquelle on peut tracer directement les objets qui se trouvent au-delà (voy. Carreau).

Chat, s. m. — 1° Matière étrangère qui se trouve dans l'ardoise et la rend impropre à la couverture.

2° On donne le nom de chat ou bourriquet à une sorte de chevalet (voy. ce mot), que les couvreurs emploient pour poser l'ardoise au moment de sa mise en place.

Châtaignier, s. m. — Arbre de la famille des amentacées, très commun en

CHATEAU

CHATEAU

France et dans les contrées méridionales de l'Europe.

Le bois de châtaignier est léger et assez résistant ; il est peu sujet aux attaques des vers, mais il pourrit facilement dans la maçonnerie, ce qui le rend peu propre aux travaux de charpente ; on ne l'emploie à cet usage que dans les pays où il est abondant.

On a cru longtemps que les charpentes des cathédrales du moyen âge étaient en châtaignier, mais il a été reconnu que Ton confondait ce bois avec une certaine variété de chêne.

Aujourd'hui, on utilise le châtaignier pour faire des pilotis, grâce à la propriété qu'il a de se conserver très bien sous l'eau. On en fait aussi des tuyaux de conduite, des échalas, des manches d'outils, etc.

Le poids du châtaignier varie de 680 à 800 kilogr. le mètre cube.

Château, s. m. — Ce mot vient du latin castellum et du vieux français castel, employés autrefois pour désigner une habitation fortifiée ou la citadelle d'une ville. On donne aujourd'hui le nom de château à une demeure princière ou à une importante maison de plaisance d'un particulier.

On trouve, dans l'antiquité, de nombreux exemples de domaines fortifiés auxquels on peut donner le nom de châteaux.

MM. Prisse d'Avennes et Lepsius ont publié un bas-relief tiré des hypogées d'El-Amarna, en Egypte, et sur lequel est représentée une vue cavalière d'une vaste demeure entourée de plusieurs enceintes, qui aurait été construite sous le règne d'Aménophis IV, dix-huit siècles avant notre ère.

Les rois d'Assyrie protégeaient aussi leurs palais par de fortes murailles et par des tours militaires.

Dans le poëme de YOdyssée, Homère attribue au roi Érechthée d'Athènes , à Ulysse, roi d'Ithaque, des demeures ceintes de murs fortifiés.

Dans les premiers temps de l'empire romain, il ne semble pas que les riches particuliers ni même les empereurs aient songé à entourer d'ouvrages de défense leurs villas ou habitations de plaisance ; mais, plus tard, lorsque les peuples barbares commencèrent à envahir le sol de l'empire, on songea à prendre des mesures protectrices pour ces habitations d'agrément. C'est ainsi que l'empereur Dioclétien, se retirant ci Spalatum, aujourd'hui Spalatro, en Illyrie, s'y fit construire une somptueuse demeure qu'il entoura de fortifications.

On peut encore voir , à Terracine , le château que Théodoric se fit élever sur une position inexpugnable et dominant la mer. Enfin, lorsque cessèrent les invasions barbares, le sol se couvrit d'enceintes palissadées destinées à protéger les domaines des possesseurs de fiefs ; et, dans la suite, ces ouvrages militaires, d'un art peu avancé, firent place aux châteaux féodaux.

Le château féodal primitif consistait dans une enceinte palissadée, défendue par un fossé et entourant un monticule sur lequel s'élevait la demeure principale. Plus tard, ces ouvrages en bois furent remplacés par de solides constructions en pierre ; des murailles élevées, flanquées de tours et percées de meurtrières, remplacèrent la palissade ; l'habitation du seigneur fut renfermée dans un donjon (voy. ce mot), dont la principale défense était une tour plus haute et plus forte que celle de l'enceinte. Les points accessibles étaient protégés, en avant de la muraille, par un fossé, ordinairement plein d'eau, qu'on traversait sur des ponts-levis, à l'endroit où s'ouvraient les portes.

Quelques châteaux avaient plusieurs enceintes.

Les locaux renfermés dans ces ouvrages fortifiés étaient, outre la demeure du maître , des logements pour les hommes d'armes et les serviteurs, des cuisines, écuries, puits, citernes, caves, magasins et greniers d'approvisionné-

CHATEAU

CHATEAU D'EAU

ments. Une chapelle, une salle d'armes, une salle de réception, des cachots et des oubliettes complétaient ces diverses dispositions.

L'invention de l'artillerie, rendant inutiles les fortifications à hautes murailles et à tours massives, enleva aux châteaux leur importance militaire ; ces constructions restèrent, sous la Renaissance, des habitations seigneuriales en conservant d'abord leurs principaux caractères, tels que remparts à créneaux et mâchicoulis, tours élevées, fossés remplis d'eau, pont-levis, etc.; mais, si les architectes de cette époque respectèrent, dans ces œuvres, la conception primitive, ils surent leur imprimer le cachet d'élégance, de grâce et de linesse qui est le propre des éditices de la Renaissance : les fenêtres furent agrandies, les tours devinrent moins massives , les escaliers ne furent plus resserrés dans d'étroites tourelles et prirent souvent un aspect monumental.

Au xvic siècle, les traditions de la féodalité disparaissant de plus en plus, les châteaux furent établis sur des plans tout différents de ceux qu'on avait suivis jusqu'alors, et si quelques vestiges de la puissance seigneuriale se remarquent encore pendant cette période, les traces en sont effacées complètement au xvue siècle. L'ampleur, l'unité, la régularité, la symétrie deviennent les caractères des châteaux de cette époque ; nous citerons comme exemple celui de Versailles.

Les édifices de ce genre construits pendant le siècle suivant sont peut-être d'une distribution plus savante et plus commode que ceux des siècles précédents, mais le style en est moins grandiose. A cette architecture appartient le château de Compiègne.

Les riches habitations de plaisance du xixe siècle n'ont pas de caractère propre ; ce ne sont, pour la plupart, que des imitations des constructions de ce genre qui appartiennent aux styles antérieurs,

Château d'eau, s. m. — Bâtiment fermé destiné à recevoir des eaux venues de différents côtés et à les distribuer dans les canaux d'une ville pour l'alimentai ion publique.

Ces constructions ont un double caractère de simplicité et de solidité ; elles ne laissent que peu ou point apparaître les eaux au dehors.

Les Romains désignaient le réservoir d'un aqueduc par le mot castellum, qui, à proprement parler, est un diminutif de castrum, place fortifiée. Ces réservoirs se trouvaient placés à l'arrivée des aqueducs dans la ville ou sur tous les points où une provision d'eau était nécessaire pour les besoins de la localité. C'est de ces castella que partaient les conduites qui distribuaient les eaux vers les fontaines, les thermes, les bains et autres services publics ou particuliers.

Pline, Vitruve et Frontin appelaient castellum aquarum tout réservoir de ce genre.

Le mot château d'eau, qui vient de cette expression latine, a été étendu a toute fontaine monumentale , même lorsqu'elle n'est pas accompagnée de réservoirs.

Ordinairement, le castellum était une simple tour en terre ou en brique contenant une citerne profonde; mais, au point où l'aqueduc touchait aux murs de la ville, on s'efforçait de donner au château d'eau un aspect monumental.

C'est ce désir de joindre le beau à l'utile qui donna lieu à ces façades architecturales d'un ou de plusieurs étages, décorées de colonnes et de statues qui annoncent, en quelque sorte, l'entrée triomphale des eaux dans la cité. C'est ainsi que la construction monumentale appelée porte Majeure, est considérée comme faisant partie du château d'eau qui recevait, à leur arrivée à Rome, les canaux de l'eau Claudia et de VAnio noms. On a retrouvé dans un terrain contigu les ruines de divers bassins et réservoirs ayant appartenu à ce château d'eau,

CHATEAU D'EAU

Les ruines du château de l'eau Julia, situé sur le mont Esquilin, à la bifurcation des voies Tiburtine et Prénestine,

indiquent l'importance qu'avaient ces sortes de monuments. Outre ces édifices décorant ainsi l'entrée des aqueducs dans la ville, il y avait un grand nombre de châteaux d'eau dans l'intérieur même de Rome. Ainsi. Pline rapporte qu'Agrippa, durant son édilité, fit construire dans la cité cent trente châteaux d'eau, décorés de statues de marbre ou de bronze et de colonnes de marbre.

De nos jours, sur les quatorze aqueducs qui amenaient l'eau dans la Rome antique, il n'en reste que trois, remis en état de service par les papes Pie IV, Sixte V et Paul V. Ces aqueducs se terminent par île magnifiques châteaux d'eau, qui ont reçu les noms de fontaines de Trévi. de l'Eau Félix et de

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ccdaire archéologique de 31. de Caumont. représente ce bassin. On voit en

Fig. 950.

l'Eau Pauline. La figure 940 représente, à l'échelle de 0m,00i pour mètre, la fontaine monumentale de Trévi. appelée autrefois fontaine de l'Eau vierge.

Les jardins du château de Caserte, près de Capoue. possèdent un splendide château d'eau, appelé I Ponti et qui fut édifié par Vanvitelli. à l'extrémité d'un aqueduc amenant les eaux d'une distance de 26 milles.

On a découvert à Nîmes un grand bassin circulaire construit avec beaucoup de soin, et qui recevait, à leur arrivée, les eaux de l'aqueduc antique qui traverse encore aujourd'hui le Gard, sous le nom de pont du Gard. Le croquis ci joint fig. 941). extrait de YAbé-

A l'orifice par lequel débouchait le canal, et en B plusieurs ouvertures cylindriques par lesquelles l'eau ressortait pour aller se distribuer dans la ville.

On voit à Montpellier, dominant la place du Péron, un château d'eau ayant la forme d'un pavillon octogone d'ordre corinthien ; au milieu de l'édifice est un bassin circulaire servant à l'arrivée et à la distribution de l'eau.

On donnait autrefois le nom de château d'eau, à Paris, ta deux édifices d'un genre très différent. Le premier, construit en 1719 par dé Cotte, sur la place du Palais-Royal, dont il occupait le fond, était un bâtiment en pierre enfermant un grand réservoir en plomb et en charpente. L'autre monument était une fontaine à plusieurs vasques circulaires placée à l'extrémité est du boulevard Saint-Martin.

On pourrait encore appliquer la désignation de château d'eau à certaines constructions dans lesquelles les effets d'eau se trouvent combinés avec l'architecture. Telles sont, à Paris, la fontaine Médicis au Luxembourg, la fontaine Saint-Michel, celle de la rue de Grenelle, etc.

Nous terminerons cet article en citant la pompeuse décoration monumentale qui termine, à Marseille, l'aqueduc amenant dans cette ville les eaux de la Durance et qui est due à Espérandieu.

CHATEAU-LASDON.

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