CHATEAUNEUF
Cliateau-fort, s. m.— On désigne ainsi une petite citadelle entourée simplement de murailles, de fossés et de tours.
Certaines ruines et certains basreliefs montrent que les Égyptiens et les Assyriens connaissaient l'usage de ces postes fortifiés pour défendre les frontières des États, les défilés et autres lieux.
Il en fut de même chez les Grecs, dès la plus haute antiquité ; nous citerons les châteaux - forts d'Eleulhère et de Phila dont les plans ont été publiés par Philippe Lebas.
Les bas-reliefs de la colonne Trajane, les vestiges retrouvés sur les bords du Danube montrent que les Romains employaient également ce système de défense.
Au moyen âge, on couvrit d'ouvrages militaires de ce genre les États européens désignés sous le nom de Marches.
L'invention de l'artillerie au xive siècle modifia les dispositions adoptées pour les châteaux-forts, comme pour tous les ouvrages de défense. Les tours se garnirent de chambres basses contenant de la grosse artillerie destinée à battre au loin les approches des fossés. Les architectes italiens Brunelleschi, Michelozzo, Baltazar Peruzzi, San Gallo, San Micheli surtout, exécutèrent, dans ce genre de travaux, des ouvrages remarquables, tant sous le rapport des habiles dispositions militaires qui y furent prises que dans la décoration qu'ils surent y appliquer. On cite, comme le chef-d'œuvre du dernier de ces artistes, le châteaufort de Lido, près de Venise.
C'est au xvie et au xvue siècle que les ouvrages en terre ont commencé à remplacer, dans les châteaux-forts, les parties où l'architecture trouvait encore place.
Château- Landon (Pierre de). —
de la carrière de l'Etang de Mont fort, commune de Château-Landon, arrondissement de Fontainebleau.
Cette pierre est compacte et a l'apparence du marbre; sa couleur est d'un gris jaunâtre et peut recevoir un beau poli ; sa dureté est plus grande que celle du liais ; sa hauteur d'assise est ordinairement de 0m;30 à 0m,70, mais va quelquefois jusqu'à lm,lo. Le poids du mètre cube varie de 2,o60 à 2,600 kilogr. La charge d'écrasement par centimètre carré est de 600 à 660 kilogr.
Comme emplois remarquables de la pierre de Château-Landon nous citerons : le pavé du Panthéon, le revêtement de l'Arc de Triomphe, les parapets des ponts, la rampe de l'église Saint-Vincent de Paul, le bassin des Halles Centrales, et la fontaine Saint- Sulpice, à Paris ; l'escalier de l'église de Sainte-Gudule , l'hôtel de ville, la caserne du Petit-Château et la Bourse, à Bruxelles.
Chàteauneuf (Pierres de). — Pierres calcaires provenant de deu\ communes de ce nom, l'une dans la Charente, l'autre dans l'Isère.
1° Le Chàteauneuf de la Charente est crayeux, très tendre, blanc, faiblement jaunâtre, à grains fins , durcissant à l'air. Sa hauteur d'assise est de 0m,70 ; le poids du mètre cube varie de 1,800 à 1,850 kilogr. et la charge d'écrasement par centimètre carré est de 70 à 90 kilogr.
Cette pierre est utilisée dans le midi de la France et s'exporte en Espagne.
2° ha Chàteauneuf du département de l'Isère est un grès argilo-calcaire, tendre, blanchâtre, à grains fins. La hauteur d'assise varie de 0m,40 à 0"\o0.
Cette pierre a été employée notamment au petit séminaire et au théâtre de Valence, aux églises de Pont-de-lTsère, de Chatuzanges, de Peyrins, de Barbières , de Montchenu , de Crépol
Pierre à bâtir appartenant à la catégorie | ^Drôme), de Saint-Félicien (Ardèche) et des calcaires lacustres et qui provient ' de Saint-Bernard à Romans ; enfin aux
CHATIÈRE