CHAUFFAGE
libages de l'église Noire-Dame des Champs, la maison des Jésuites rue de Vaugirard, le mur d'appui de la terrasse du bord de l'eau du Jardin des Tuileries , les balcons et perrons du Parc Monceaux, à Paris.
2° La pierre de Châtillon-sous-les- Côtes provient d'une commune de ce nom, faisant partie de l'arrondissement de Verdun.
C'est un calcaire à entroques, demidur, blanchâtre, à grain grossier, dont la hauteur d'assise est de 0m,30 à 0m,80 et le poids du mètre cube de 2,030 kilogr. La charge d'écrasement par centimètre carré est de 115 kilogr.
Les emplois les plus remarquables ont été faits aux fortifications et anciens édifices de Verdun , aux écluses de Charny et de Cosenoy et aux travaux d'art du chemin de fer de Reims à Metz.
3° Le grès de Châtillon est extrait des carrières de Châtillon-sur-Saône, arrondissement de Neufchâteau.
C'est un grès micacé, dur, blancgrisâtre, dont la hauteur d'assise va jusqu'à 2 mètres, et qui pèse 2,0o0 kilogr. le mètre cube. La charge d'écrasement par centimètre carré est de 290 kilogr.
On cite comme emplois remarquables de cette pierre : les ouvrages d'art du chemin de fer dans la section de Jussey, l'église et le pont de Châtillon, l'église de Rourbonne, ainsi que des constructions particulières dans cette ville.
Chaude, s. f. — Les serruriers distinguent par petite chaude , bonne (huude, chaude suante, les différents degrés de chaleur qu'ils donnent au fer el qui produisent le rouge brun, le blanc et l'état pâteux, c'esl-à-dire où le métal semble laisser échapper des gouttes fondues.
Chaudière, s. f. — L'établissement des chaudières à vapeur adossées
à un mur mitoyen est l'objet de certains règlements administratifs.
On doit établir un contre -mur de 1 mètre d'épaisseur avec un isolement ou tour du chat de 0m,10 de largeur.
Ledit contre-mur doit, en outre, s'élever de 1 mètre au-dessus de la chau-
Fig. 945.
dière, comme le montre la figure 945 extraite du Manuel des lois du bâtiment.
Chauffage, s. ni. — Nom que l'on donne à l'ensemble des procédés employés pour développer et répartir la chaleur.
Les combustibles qui servent au chauffage des édifices sont le bois, le charbon de bois, la houille, le coke, l'anthracite et la tourbe. Parmi les différents systèmes appliqués pour élever la températurc des locaux fermés, on peut établir deux classes principales , suivant que l'appareil est placé dans la salle même à chauffer ou qu'il est établi au dehors. Les brasiers^ les cheminées, les poêles appartiennent à la première catégorie ; les calorifères à air chaud, à eau chaude et à vapeur font partie de la seconde.
Les brasiers, employés surtout dans l'antiquité, sont des vases portatifs en métal dans lesquels on brûle de la braise. On trouve encore aujourd'hui ce mode de chauffage utilisé en Orient, en Italie et en Espagne.
Pour les autres systèmes nous renvoyons aux articles Cheminée, Poêle, Calorifère. Nous traitons également à part des divers moyens employés pour