CHAUME
chauffer les édifices particuliers, tels que prisons, hôpitaux, écoles, serres, théâtres, etc. (voy. ces mois).
Chauffe-assiettes, s. m. — Coffre en lôle, ménagé à la partie supérieure des poêles de salle à manger pour y
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Fig. 946.
chauffer les assiettes (fig. 946). Une double porte en cuivre avec bouton sert à la fermeture ; l'intérieur contient ordinairement une ou plusieurs tablettes en métal.
Chauffe-doux, s. m. — Appareil que l'on employait au moyen âge poulie chauffage des pièces.
Le chauffe-doux était un coffre en fer ornementé, rempli de braise et de cendre chaude et qui était monté sur quatre roues, afin qu'on pût le promener d'une pièce à l'autre.
Chauffoir, s. m. — 1° On donne ce nom, dans les monastères, aux salles chauffées pendant l'hiver pour servir de lieu de récréation aux religieux. Ces pièces sont disposées sur l'un des côtés du cloître et généralement voûtées. Certaines abbayes, celle du Mont-Cassin, par exemple, contiennent deux chauffoirs de grandeurs différentes.
2° On appelle chauffoir public de
vastes salles également chauffées pendant la mauvaise saison, et qu'on ouvre aux pauvres des deux sexes, mais particulièrement aux femmes et aux vieillards, pour se réunir et se livrer aux occupations qui n'exigent point un atelier spécial. Dans les contrées du Nord, les chauffoirs ne servent pas seulement, pendant le jour, de refuge aux malheureux; ces établissements sont, en outre, pourvus de lits mobiles que l'on y dresse pour la nuit et qu'on retire le matin.
Les prisons ont souvent des chauffoirs communs ; les salles des hôpitaux , créées pour le même objet, sont ouvertes au public.
Le même nom s'appliquait autrefois, dans un théâtre, au lieu dans lequel les comédiens et les spectateurs se réunissaient pour se chauffer : on dit aujourd'hui foyer (voy. ce mot).
Chaufour, s. m. — Lieu où l'on fait la chaux et qui comprend un emplacement où l'on dépose la pierre à chaux, un four dans lequel on la fait cuire et un magasin couvert où on la conserve.
Les fabricants et les ouvriers se nomment chaufourniers.
Chaume, s. m. — Nom que l'on donne aux tiges de certaines plantes de la famille des graminées qui sont employées cà la couverture dans les campagnes, surtout pour les constructions de médiocre apparence.
Ce système de couverture tend de plus en plus à disparaître, en raison des dangers d'incendie qu'il présente; cependant il est avantageux à différents points de vue : facilité pour le cultivateur de se procurer la matière, simplicité d'emploi, légèreté, dureté assez grande, inconductibilité.
La paille de blé est préférable à la paille de seigle ; elle est plus rigide et ne facilite pas autant l'écoulement des eaux de pluie. Les brins dune même espèce ne sont pas également bons à