CHENET
de chemins de fer, chaque ferme est souvent composée de plusieurs travées portant sur des colonnes en fonte ; les chéneaux qui reçoivent les eaux de ces doubles rampants (fig. 972) sont disposés au-dessus de ces colonnes mêmes, qui sont creuses et servent à la fois de points d'appui et de tuyaux de des-
Ct'Ult'.
Dans l'évaluation du prix des ouvrages , les chéneaux en zinc se comptant comme les gouttières et tuyaux en zinc doivent être payés au mètre courant et à des prix différents, suivant leur développement transversal. Les scellements des équerres qui maintiennent la planche de face s'évaluent d'ordinaire à 15/100 de taille ou 15/100 de légers. Les chéneaux en plomb se comptent de même.
Chenet, s. m. — Ustensile de chauffage en métal que l'on place dans les cheminées pour élever le bois audessus de lYitre et faciliter la combustion, en permettant l'accès de l'air par dessous.
On a découvert à Pompéi un chenet
%si
Fig. 973.
représenté par la figure 973, ce qui démontre que ce meuble' était employé par les Romains dans les hypocaustes voy. ce mot).
Les chenets du moyen Age sont remarquables par leurs proportions et par les sculptures qui les décorent. On leur donnait, à cette époque, les noms de cheminées, chienets pu landiers. On les ornait de fleurons, de moulures, de légers ornements gravés dans le fer ou ménagés en relief, tant sur la face que sur les parois de la tige. Des figures humaines constituaient souvent l'ensemble de la partie antérieure. Nous
donnons (fig. 974) un chenet en fer
Pig. 974.
fondu, du xvie siècle, qui appartient au musée de Cluny.
Les hauts chenets furent conservés et luxueusement décorés à l'époque de la Renaissance et jusqu'au xvnc siècle. Des enroulements de feuillages, des statuettes de style antique, formèrent l'ornementation de ces meubles ordinairement exécutés en cuivre. C'est lorsque les dimensions des cheminées commencèrent à se réduire, que celles des chenets suivirent la même marche, pour arriver aux proportions qu'on leur donne actuellement.
Des meubles de ce genre, beaucoup plus simples, étaient fabriqués pour les cheminées des cuisines. La tige qui en formait la face était pourvue, à sa partit' intérieure, de crochets superposés pour recevoir les extrémités des broches à rôtir. Le sommet de la tige était constitué par un récipient en forme de coupe, fait avec des bandes de fer, et dans lequel on plaçait du charbon allumé, puis des
CHENIL
CHENIL
vases contenant des aliments ou des boissons chaudes.
Les chenets modernes, comme les cheminées, sont réduits de proportions ; et leur ornementation, ordinairement très simple, consiste en globes ou en moulures de cuivre poli; ceux que l'on fait plus riches sont des imitations des styles précédents.
Chenil, s. m. — Local destiné au logement des chiens.
Les plus petits chenils sont des loges à chiens, sortes de cabanes en bois hautes de 1 mètre environ, larges de 0m,60 à 0m,90 et longues de 1 mètre à lm, 50. Le plancher doit être fait en bois de chêne et un peu élevé au-dessus du sol. Quelquefois les loges sont construites en maçonnerie, mais toujours avec un plancher en bois.
Le chenil ordinaire, disposé pour plusieurs chiens, se compose d'une pièce planchéiée en totalité ou au moins sur les deux côtés, avec un couloir carrelé ou dallé au milieu. Une sorte de lit de camp ou table inclinée qu'on appelle tolas ou taidas peut y être installé à une hauteur de 0m,15 au-dessus du sol et supporté par des tasseaux en bois ou en briques. La porte du chenil est pourvue d'une petite ouverture à coulisse de 0m,30 à 0m,35 de côté, de façon à ne
laisser passer qu'un chien à la fois. Les fenêtres doivent être au moins à lm,50 au-dessus du sol. Une cour un peu plus grande que le chenilx est ordinairement jointe et contient une auge remplie d'eau pure.
Les grands chenils renferment, outre le logement des chiens, celui des gardiens ou piqiieurs ; ceux-ci occupent ordinairement le premier étage ; le rez-dechaussée ne doit pas avoir plus de 2m,50 sous plafond ; on y établit un lit pareil à celui décrit ci-dessus ; les fenêtres sont vitrées et garnies de grillages en fer à mailles étroites. On dispose souvent une cheminée pour réchauffer les chiens et un fournil pour y cuire leur pain. L'exposition au levant ou au nord est préférable à celle du midi ou du couchant. Une cour pavée est attenante au chenil et contient un ruisseau pour l'écoulement des urines ; une auge sert d'abreuvoir ; il serait même bon d'y construire un bassin dans lequel les animaux pussent se baigner.
On a installé au Jardin zoologique d'acclimatation, à Paris, un chenil dont l'aménagement mérite une attention toute spéciale. Ce petit édifice, construit par M. Simonet, comprend vingt-huit parquets composés chacun de deux niches accouplées, sauf aux deux extrémités, dans les parties circulaires, ainsi que le
Fig. 91
montre le plan d'ensemble représenté par la figure 975, à l'échelle de 0m,0025 pour mètre. Un couloir traverse le chenil dans toute sa longueur, reliant entre eux des compartiments demi-circulaires,
par chacun desquels on peut accéder h deux parquets. Le détail que nous donnons (fig. 976), représente, en plan, à l'échelle de 0m,015 pour mètre, l'un de ces compartiments, avec les parquets
CHENIL
CHENIL
qui les accompagnent. Ces niches sont fermées , sur les côtés, par des cloisons de 0m,06 d'épaisseur; le fond est égale-
nient une cloison fermant quatre niches comprises entre deux entrées ; les niches sont couvertes par un plateau qui forme
un
Fig. 976.
un banc de chenil sur lequel les chiens arrivent au moyen de trois marches en chêne fixées sur les portes en menuise-
rie (fui garnissent l'entrée des niches.
Cette disposition se voit sur la ligure 977, qui représente une coupe faite sui-
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Fig. 977.
vanl une ligne parallèle à l'axe du couloir central du détail donné ci-dessus.
Un bassin constamment alinienlé par un filet d'eau est placé dans l'axe de re-
CHÉREXCE.
olo
CHEVAL
fend séparant deux parquets. Le périmètre extérieur du chenil est formé par une grille qui n*a d'autres ouvertures que les deux portes placées à chacune des extrémités du chemin central. Une grille semblable, posée sur les bahuts de refend, sépare les parquets et se relie avec la grille de fond bordant le couloir. Cette dernière grille, au droit des entrées, se retourne perpendiculairement et se raccorde avec les portes qui donnent accès aux parquets. Ces portes, de forme circulaire par leur plan, sont garnies en tôle pleine par le bas et munies d'ouvertures avec trappes à coulisses. À l'heure du repas, les trappes sont levées, les chiens passent la tête par les ouvertures et prennent leurs aliments placés dans des écuelles que Ton pose devant ces trappes ; de cette manière, il n'y a pas à entrer dans les parquets. Un caniveau disposé dans Taxe du chemin central reçoit, par des tuyaux, les eaux pluviales et celles des bassins ; ce conduit communique avec deux puisards placés aux extrémités du chenil. Toute la construction, plateau, murs de bahut, cloison, est en béton plastique. Les bahuts en surélévation sur le plateau forment, dans chaque parquet, des encaissements qui sont remplis en gros sable de rivière, sur une épaisseur de 0m,30 environ. Une fois par semaine, on relire ce sable de son encaissement, on le lave au moyen d'une machine spéciale, on en sépare les matières fécales et on le rejette purifié dans l'intérieur.
Cherche, s. f. — Voy. Cerce.
Cherche-fiche, s. f. — Voy. Fiche.
Cherche-poiiite , s. f. — Voy.
Pointe.
Chérence (Pierre de). — Calcaire siliceux, dur, blanc grisâtre qui provient d'une carrière située dans la commune de Chérence, arrondissement de Mantes.
La hauteur d'assise de cette pierre varie de 0m,60 à 0m,70. Le poids du mètre cube est de 2,300 à 2.400 kilogr. La charge d'écrasement par centimètre carré est de 300 à 500 kilogr.
On cite comme emplois remarquables de cette pierre, les sculptures de l'Arc de Triomphe de l'Étoile, les lions de la fontaine Saint-Sulpice, les chevaux du pont d'Iéna, à Paris ; les ponts de Rouen et de Limay ; la restauration des églises de Mantes et de Limay. Cette pierre s'expédie à Rouen, Elbeuf. Mantes et 1 Paris.
Chéron (Pierre de). — Pierre cal-
! caire compacte, très dure, de couleur gris foncé, à pâte fine, susceptible de poli et qui a 0m,7o en moyenne de hauteur d'assise.
On cite comme monument remarquable où cette pierre ait été employée, l'église du Sacré-Cœur à Castellane.
Cheval, s. m. — 1° Les qualités qui ont fait de cet animal un compagnon de Thomme suffiraient à expliquer pourquoi on le voit, à toutes les époques, ! occuper une place considérable dans toutes les représentations figurées. .
C'est ainsi qu'on le trouve dans les monuments les plus anciens de la Perse. Les bas-reliefs de Persépolis sur lesquels on voit des chars de guerre, nous portent à croire que le cheval était, dans ces temps primitifs, employé comme animal de trait. L'époque des Sassanides est riche également en représentations de chevaux. Un cavalier armé de toutes pièces se voit, au fond d'un édicule. s iule monument de Tack-i-Rostan. Les bas-reliefs de Daradbgerd représentent un combat de cavalerie. Le type du cheval, dans les édifices persans, est celui d'animaux robustes, de forte encolure et d'une grande puissance d'arrièremain.
Les monuments assyriens offrent de nombreuses figures de chevaux que nous ont conservés les ouvrages de Rotta,
CHEVAL
CHEVAL
Flandin, Place et Layard. Ces animaux
sont représentés avec les différentes allures qui leur sont propres. Ils sont à tête carrée, à forte encolure; la ligne des reins esl courte et sans courbure : L'attache de la queue haute, l'arrièremain puissamment musclée
Il semble, d'après les renseignements que nous laissent les monuments de l'Egypte, que l'introduction du cheval n'ait eu lieu qu'à l'époque de l'invasion des Hycsos. On le trouve représenté sur les édifices de la dix-huitième et de la dix-neuvième dynastie, c'est-à-dire environ 2,300 ans avant Jésus-Christ. On le voit attelé à des chars de guerre et il ne paraît pas que l'équitation fût alors d'un usage répandu.
Chez les Grecs, on remarque, depuis les temps les plus reculés de l'histoire de ce peuple jusqu'à la belle époque de l'art en Grèce, les progrès accomplis dans la représentation de figures hippiques. On admirait les chars attelés et les chevaux seuls ou montés, exécutés en bronze par les sculpteurs Canachus, Onatus , Aristoclès et Agéladas. Le temple de Thésée fut décoré, par le peintre Micon, du combat des centaures et des amazones. Les images des vainqueurs dans les jeux olympiques, hommes et chevaux, étaient placées, sortant de l'atelier des artistes les plus célèbres, dans les enceintes sacrées d'Olympie, de Corinthe, de Némée et de Delphes. Le plus illustre de ces statuaires est Calamis. Si l'on s'en rapporte aux plus beaux ouvrages de la statuaire hippique et à la description que l'écrivain Xénophon nous a laissée du cheval, on peut en conclure que le type du cheval grec était le même que celui du cheval barbe, ce dernier ayant très probablement été importé de l'Afrique septentrionale.
C'est à Neptune que le cheval était alors consacré, image symbolique de l'inconstance des Ilots. Il y avait, jointe à la science, à l'harmonie des formes, à la perfection du dessin dans les anciens artistes grecs, une certaine sécheresse
qui disparaît dans les oeuvres de Phidias, à qui l'on attribue une partie au moins de la frise du Parlhénon. On y voit des chevaux sculptés qui dénotent une connaissance parfaite des formes et des mouvements de ces animaux. Une œuvre également célèbre dans l'antiquité est le groupe, exécuté par Lysippe, de vingt et une statues équestres représentant les compagnons d'Alexandre tués au passage du Granique.
En Étrurie, on trouve souvent des chevaux représentés sur les tombeaux, comme prenant part à des jeux funèbres. On y remarque les couleurs de convention, rouge, bleu, sous lesquelles ils sont figurés ; ils ont, comme les chevaux égyptiens, l'échiné longue et le dos un peu creux.
Les chevaux romains que l'on voit encore sur les monuments datent de l'époque impériale; leur tète est longue, l'encolure forte, le corps fréquemment pesant, la crinière entière. Les bas-reliefs de la colonne Trajane, qui représentent la guerre de Trajan contre les Daces, nous montrent ^> chevaux romains avec les caractères indiqués plus haut.
Les chevaux daces ont la tète plus petite et plus effilée. Sur Varc de Constantin, décoré de sculptures enlevées à l'arc de Trajan, on voit l'empereur combattant.
Il est également figuré prenant part à des chasses et monté sur des chevaux longs , à tète et encolure légères . à oreilles très petites et à crins coupés court. Un ouvrage de cette époque, qui a été tout à la fois un objet d'admiration et de critique, est la statue équestre «le Marc-Aurèle : le cheval, représenté au pas, offre une encolure courte et an corps énorme.
Les monuments byzantins et en particulier la colonne de Théodore, montrent des chevaux longs à tête petite.
Dans les représentations de chevaux, au moyen âge, si l'on ne remarque pas chez L'artiste une connaissance approfondie des formes , du moins faut-il avouer que les allures sont le plus sou-