ÉPAISSEUR. LONGUEUR
millim.
millirr
mètres.
Échantillon. . .
lm,50 à 4m
Membrure
Doublette
Grand battant.
Petit battant..
Entrevous
Chevron
Membrette . . .
lm,50 à 4
Frise ou plan-
che à par-
quet, lames
de parquet..
Panneaux
Volige
Feuillet
CHÉXEAU.
Les cinq premiers types compris dans ce tableau se vendent fréquemment assortis ensemble sous le nom de lots d'échantillons et sont particulièrement employés dans la menuiserie ; ils se composent ordinairement de 60 pour 100 d'échantillons, 20 pour 100 de doublettes, 10 pour 100 de membrures, 10 pour 100 de planches de 0m,0o x 0m,24 ou de battants.
Les trois types suivants se vendent fréquemment de même assortis ensemble sous le nom de lots aV entrevous; ils sont spécialement destinés, ainsi que les frises, à rétablissement des planchers et toitures des maisons.
Au point de vue de la résistance des matériaux, les chiffres suivants donnent une idée de la ténacité des fibres du chêne : quand une pièce de ce bois est soumise à des efforts de traction dans le sens des fibres, la rupture a lieu sous une charge de 6 à 8 kilogr. par millimètre carré (1); pour des efforts de trait ion perpendiculaires au sens des Qbres, la rupture a lieu sous une charge delk,60; pour des efforts de compression, la limite de résistance est atteinte sous un poids de 3k,85 à 4k,63 (2).
Cliéneau, s. m. — Petit canal en bois, en pierre, en terre cuite ou en métal que Ton place à la base d'un toit.
(1) Poncelet, Mécanique industrielle.
{•1) Rondelet, L'Art de bâtir.
pour recevoir les eaux de pluie et les conduire, par des pentes calculées à cet effet, vers des issues, telles que gargouilles ou tuyaux de descente.
Les monuments grecs et romains avaient des chéneanx en terre cuite, en pierre ou en marbre , avec des gargouilles percées de distance en distance et ornées de têtes d'hommes ou d'ani-
Fig. 901.
maux (fig. 961); on a retrouvé àPompéi des chéneaux en terre cuite décorés de très belles sculptures.
A l'époque du Bas-Empire, l'usage des chéneaux disparut ; les premiers édifices de l'époque romane en sont également dépourvus ; ce n'est que vers le xuc siècle qu'on sentit le besoin d'établir des conduits d'écoulement à la base des combles, tant pour préserver les murs dégradés auparavant par la chute naturelle des eaux, que pour éviter au* ouvriers les dangers des réparations, sur les couvertures à pente raide, et aux passants le risque d'être écrasés par des tuiles détachées de la toiture. Le bord extérieur des chéneaux en pierre fut alors surmonté de balustrades pleines ou à jour; les eaux s'écoulaient par des trous ménagés de dislance en distance.
Au xin'' siècle apparurent les gargouilles à forte saillie rejetant les eaux loin des murs; dans les églises à bascôtés, les eaux étaient amenées par des pentes sur les chaperons «les arcs-boutants (voy. ce mot) et renvoyées sur le sol par des gargouilles placées à la base
CHÉNEAU
CHÉNEAU
de ces conduits. Les chéneaux en pierre étaient creusés à fond de cuve et Ton coulait dans leurs joints du plomb ou un ciment de grès pilé et de litharge.
Les maisons particulières du moyen âge présentent des exemples de ché-
Fig. 962.
ne aux en bois ou en pierre portés sur des corbeaux (fig. 962).
La Renaissance a exécuté de fort beaux chéneaux en métal orné ou en pierre sculptée ; tel est celui qui surmonte, à la cour du Louvre, la corniche de l'aile bâtie par Pierre Lescot.
Aujourd'hui, on fait les chéneaux en pierre, en terre cuite ou en métal.
Comme exemple de chéneau orné , nous présentons (fig. 963) celui qui reçoit les eaux du comble de l'église de Saint-Pierre de Montrouge, à Paris. Le conduit repose sur la corniche en pierre, la face antérieure est en terre cuite, la face postérieure est formée de deux planches superposées ; celle qui est en haut est percée de trous en barbacane destinés à donner de l'air à la charpente. Cette pièce de bois et tout l'intérieur du chéneau sont revêtus de plomb.
Les chéneaux sont supportés sur la corniche, comme le montre la figure 964.
Quand les combles sont saillants, on emploie, pour supporter les chéneaux, divers
systèmes dont nous donnons ici plu-
Fis. 963.
sieurs exemples : 1° le chéneau en terre
Fig. 9G4.
cuite (fig. 965) est posé sur l'extrémité
CHÉNEAU
CHENEAU
des chevrons.; 2° des blochets encastrés bouts, une sablière plate sur laquelle
est fixé le chéneau : 3° la saillie du comble étant plus forte (fig. 967), les blochets sont remplacés par des consoles et le bois portant le conduit en terre
Fig. 965.
dans le mur de distance en dis-
tance (fig. 966), portent, par leurs
Fig. 968.
cuite est plus épais; nous donnons (fig. 968) le détail de l'assemblage de ces différentes pièces.
Le cliéneau ordinaire en zinc (fig. 969)
Fig. 967.
Fis. 969.
se compose de trois planches, l'une horizontale tonnant le fond el posée sur la corniche, les deux autres verticales et Rassemblant avec la première à
CHENEAU
CHENE AU
rainure et languette : le tout est renforcé par des équerres en fer. Cette boîte, adossée et clouée contre la sablière et contre les abouts des chevrons, est recouverte h l'intérieur par une suite de feuilles de zinc fixées au voligeage sous la dernière rangée des lames de la couverture. Le métal se retourne aux angles du chéneau sur des tasseaux triangulaires et forme à la partie supérieure extérieure un bourrelet avec une agrafe dans laquelle est retenue la feuille qui recouvre la planche du devant. Des bandes d'agrafes fixées sur la corniche empêchent la partie inférieure du métal de se relever sous l'effort du vent. Aujourd'hui on a adopté l'usage de remplacer le bourrelet en zinc par un tasseau en bois demi-cylindrique cloué sur la planche et recouvert par le métal.
On emploie également, pour empêcher l'eau de remonter sous la couverture, le système représenté en coupe par la figure 970 ; une bande de zinc, fixée par
Fig. 970.
des clous sur le voligeage. s'interpose entre le métal du chéneau et celui de la couverture, et se termine en bas par une petite bavette A.
Le fond d'un chéneau est disposé en pente pour l'écoulement des eaux; cette pente est faite avec du plâtre ; elle est ordinairement pourvue de ressauts.
La planche qui forme le devant du
chéneau ne doit pas être plus haute que l'extrémité inférieure, des chevrons , pour que l'eau ne vienne pas déborder sur la toiture et remonter sous les feuilles de zinc.
Certaines gouttières en zinc, reposant sur la corniche même, sont appelées chéneaux anglais (voy. Gouttière).
On fait aussi des chéneaux en fer ;
celui que représente la figure 971 est établi autour d'une halle appartenant à l'usine Ménier , construite à Saint - Denis par M. Saulnier. Ce conduit, en tôle avec cornières, porte d'une pile à l'autre et est maintenu par des consoles en fer au droit des fermes intermédiaires.
Dans les combles destinés à couvrir
Fig. 972.
un large espace, comme dans les halles