CHRÉTIENNE
ment lanterne de Démosthènes, est placé sur un soubassement élevé de forme carrée et construit en pierres de grand appareil. Au-dessus de ce piédestal se dresse un mur circulaire, composé de six panneaux en dalles de marbre, séparés et reliés entre eux par six colonnes monolithes cannelées d'ordre corinthien. Ces dalles sont unies, sauf à leur partie supérieure, où elles sont sculptées d'une fine" moulure surmontée de deux trépieds en relief. Les colonnes sont en saillie de plus de la moitié de leur diamètre ; elles ont des bases attiques et leurs chapiteaux (voy. ce mot) sont d'une élégance parfaite. Ceux-ci sont surmontés d'un entablement complet : l'architrave, divisée en trois bandes, porte l'inscription suivante qui a permis de reconnaître la date de la construction de cet édifice : «Lysicrate, de Cicyne, lils de Lysithides, avait fait la dépense du chœur. La tribu Acamantide avait remporté le prix par le chœur l\qs jeunes gens. Théon était le joueur de flûte. Lysiades, Athénien, était le poète, Éranèle l'archonte.» Or,Ëranète a été archonte d'Athènes, la deuxième année de la IIIe olympiade, c'est-à-dire 33o ans avant l'ère vulgaire, sous le règne d'Alexandre le Grand. La frise est ornée de bas-reliefs qui représentent l'histoire de Baccbus et des pirates tyrrhéniens. Le monument est couronné par une coupole monolithe dont la surface est sculptée de feuilles de laurier en imbrication. On y remarque encore trois grands rinceaux de feuillages ou volutes, aujourd'bui brisés en partie, et qui allaient se joindre à un grand fleuron placé au sommet du monument.
Ce (leuron est à trois faces et, ta chaque angle de la partie supérieure, on voit encore un trou de scellement destiné à ûxer le trépied qui devait couronner l'édifice.
Chou (Feuilles de). — Ornements de sculpture employés, pendant les \vc et \vie siècles, pour garnir les rem-
pan t s des pignons, les arêtes des pyramides, etc.
La feuille du ehou frisé était celle qu'on imitait le plus fréquemment (voy.
Crochet).
Ghouard-Angély (Ciments de). —
On fabrique à Chouard-Angély (Yonne), sous le nom de ciments Rotton, deux sortes de ciment, l'un à prise rapide, comme tous les ciments de Vassy, l'autre à prise plus lente. L'usine expédie ses produits sur les divers points de la France, en Alsace et en Suisse.
Des écbantillons envoyés à l'exposition universelle de 1878 ont fourni, à l'analyse, les résultats suivants :
Ciment rapiiîe. Ciment lent.
Silice 23,40 22,60
Alumine 12,90 9,05
Peroxyde de fer . . 3,30 5,95
Chaux i7.70 49,40
Magnésie 1,03 0,90
Aeide sulfurique. . 3,30 3,45
Perte au feu, etc. . 8,33 8,65
Des briquettes faites en pâte ferme
avec ces ciments , essayées après un mois d'immersion, ont cédé sous les charges moyennes suivantes en kilogr.
par centimètre carré :
Ciment rapide. Ciment lent.
Par arrachement . . 8,G3 10,63
Par écrasement . . 80,03 8G,08
Chrétienne [Architecture). — Cet
art. né dans les catacombes, ne date en réalité que de l'époque où le paganisme en décadence permit aux partisans de la religion nouvelle d'élever des monuments pour l'exercice de leur culte.
Les peuples de l'Occident et de l'Orient ne tardèrent pas, sous des influences diverses, à imprimer à leurs édifices «les caractères différents : à côté du style latin se développant en Italie et en Gaule se place le style byzantin, qui précède l'architecture arabe dans les \illes de l'Orient. Du ixe au xne siècle, l'art chrétien de l'Occident se transforme et produit le style roman, auquel succède, du xnic au xvic siècle, le stvle
Fier. 996.
festons et d'ornements : bouquet, pen-