‹ Dictionnaire des termes employés dans la constructionChapitre 268 sur 278 · OL · texte numérisé non relu

OL

CHORAGIQUES.

Cette pierre a été employée aux fontaines du palais de justice, du champ de 3Iars et de la place de la République à Privas; au pont de Mézayon, au viaduc du petit Tournon et à la grande arche du viaduc d'Ouvèze ■; au palais de justice de Lyon ; à l'hôtel de ville d'Avignon ; à l'église Notre-Dame et aux prisons de Valence ; au monument de Napoléon Ier, à Grenoble ; à la cathédrale de Gap ; aux colonnes intérieures de l'église de Cance ; enfin, aux soubassements des bâtiments du chemin de fer d'Avignon aux Alpes et de la Voulte à Privas.

Chooz (Pierre de), t aines.

Vov. Fon-

Choragiques Monuments). — On désigne ainsi des monuments qui étaient érigés, dans la ville d'Athènes, en l'honneur de ceux qui avaient remporté le prix comme chorages.

Ainsi, dans les jeux de musique, l'usage voulait que chacune des dix tribus de la ville choisit un chorége, Xopiyoç, qui se chargeât de surveiller et d'arranger ces jeux à ses frais. Chaque chorége achetait d'un auteur la pièce de poésie et faisait élever, avec ses propres deniers, un monument pour y consacrer à une divinité le prix remporté par sa tribu, si elle était victorieuse. Ce prix consistait, à Athènes, en un trépied de bronze d'un travail remarquable et que le vainqueur était obligé d'exposer publiquement. On le plaçait sur l'édifice, monument ou colonne, érigé à cet effet et orné de sculptures emblématiques et d'inscriptions commémoratives.

Il y avait, dans la ville d'Athènes, un grand nombre de monuments choragiques; une rue même, selon Pausanias, avait reçu le nom de rue des Trépieds, à cause du grand nombre d'édifices de ce genre que l'on y voyait. A l'époque où David Leroy, Stuart et Revett étudièrent les antiquités d'Athènes, quatre monuments choragiques existaient encore

dans la partie de la ville citée par Pausanias. C'étaient : 1° deux colonnes isolées, placées derrière le théâtre de Racchus, au milieu des roches de l'Acropole; 2° le monument de Thrasyllus, grotte naturelle située presque au niveau des gradins supérieurs du même théâtre et ornée d'une façade en marbre ; 3° l'édifice le plus élégant de tous, le monu-

ment de Lysicrate (fig. 995 dont l'intérêt est si grand à cause de l'exemple qu'il offre, unique dans les ruines des édifices de la Grèce, d'un ordre corinthien.

Ce monument, appelé aussi vulgaire-

Page 1