A I PI
Fig. 1008.
La ligure 1008 représente un cippe provenant d'Athènes.
Nous donnerons encore* (fig. 1009) un cippe du même genre qui a été trouvé dans la même ville et dont le moulage appartient à l'école des Beaux-arts de
C1PPE.
CIRE
Paris, où il est placé clans la cour vitrée
servant de salle de dessin.
Fig. 1009.
Nous donnons de même (fig. 1010) deux cippes provenant de la ville de
Pérouse ; l'un est une colonne tronquée, l'autre une stèle avec amortissement.
On faisait aussi usage de cippes dans un autre but que celui de rappeler le souvenir des morts.
Lorsqu'on traçait avec la charrue l'enceinte dune nouvelle ville , on fixait, d'espace en espace, des cippes recouverts d'inscriptions commémoratives. Telles étaient les bornes de pierre, hautes de trois pieds et demi, et larges de deux, qui marquaient, à Rome, l'enceinte religieuse de la ville, appelée pomœrium.
Chacun de ces cippes portait une inscription relatant la date de sa pose et le nom du prince ou du consul sous lequel elle avait eu lieu.
On donnait encore le nom de cippes aux pierres qui, lors du tracé de l'enceinte d'une ville, indiquaient les lieux destinés à des tours.
Circonférence, s. f. — Ligne dont tous les points sont également distants d'un point intérieur nommé centre.
Circonvolutions, s. f. pi. — On donne ce nom aux tours que décrivent les lignes spirales d'une volute et d'une colonne torse.
Circulaire {Construction sur plan).
— Dans le règlement du prix des ouvrages, on accorde une plus-value pour parement de construction en moellon, meulière, plâtras et brique établi sur plan circulaire.
A Paris, il est d'usage d'accorder les plus-values suivantes :
Pour une circulaire de 4 mètres de diamètre et au-dessus, par mètre cube o f 60
Pour un diamètre de 2 mètres à 3m,99 1 20
Pour un diamètre inférieur à 2 mètres 1 80
Cire, s. f. — Substance produite par les abeilles et préparée pour divers usages, tels que :
1° La peinture en cire, peinture dans laquelle on emploie la cire dissoute dans l'huile de térébenthine ;
2° La cire des doreurs, qui sert à donner à un bronze la teinte d'or rouge;
CIRE
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c'est une composition qui est formée de cire jaune, d'ocre rouge, de vert de gris et d'alun et dans laquelle on suspend la pièce par un fil de fer;
3° La cire des marbriers, matière avec laquelle les marbriers dissimulent les tissures d'un marbre ou recollent les éclats qui se produisent dans la taille.
4° La peinture à la cire. Nous entrerons ici dans quelques développements sur l'emploi de la cire pendant l'antiquité et de nos jours, dans ses rapports avec la peinture dite peinture à lu rire.
La cire est une matière huileuse, tenace, qui, soumise à la distillation, fournit un acide très pénétrant et une petite quantité d'huile qui s'épaissit et se lige en prenant la consistance du beurre. Des distillations répétées rendent l'huile de cire plus fluide et plus soluble dans l'alcool.
La couleur de la cire sortant des ruches est jaune foncé et disparaît sous l'action combinée de l'eau, de l'air et du soleil. Cette matière durcit au froid et devient cassante ; quand on la chauffe elle se liquéfie avant la température de 100 degrés. Elle se dissout dans toutes les huiles et particulièrement dans les huiles de térébenthine et de pétrole. Elle jouit de plusieurs propriétés qui facilitent son emploi dans la peinture :
1° Lorsqu'elle a perdu sa couleur jaune elle peut recevoir toutes les colorations ;
2° N'étant pas sensible à l'action des acides, elle préserve de leurs atteintes les métaux et les matières colorantes dont on les recouvre.
Il existe fort peu de documents sur les procédés employés par les anciens pour peindre à la cire. Il est certain, toutefois, que ce genre de peinture était connu d'eux. Nous empruntons les détails qui suivent à une étude faite sur la peinture murale par M. Jollivet et publiée dans la Revue d'architecture de 1849. Une expérience effectuée, en 1794, par Fabroni suc une bande de toile de momie ornée de peinture démontra que
la cire avait été employée dans son exécution. De plus, le musée égyptien du Louvre possède un bas-relief provenant du tombeau de Seti Ier, chef de la xixe dynastie, entièrement recouvert de cire. Il ne paraît pas cependant que les Égyptiens aient adopté, d'une manière générale, la peinture à la cire, puisqu'ils continuèrent à peindre à la détrempe et que les exemples de la coloration par la cire sont extrêmement rares. D'ailleurs, il est peut-être permis d'élever quelques doutes sur les preuves données soit par l'expérience de Fabroni, faite après tant de siècles, pour découvrir analytiquement la présence d'un principe dissolvant aussi volatile, soit par le bas-relief du musée égyptien, verni peut-être et ciré, depuis sa découverte, par ses possesseurs modernes.
Quoi qu'il en soit, ce n'est qu'avec la plus grande réserve que l'on peut admettre l'usage de la peinture à la cire chez les Égyptiens ou, tout au moins, l'emploi de procédés analogues à ceux que l'on applique de nos jours.
Les documents font de même défaut pour nous éclairer sur les moyens mis en œuvre par les Grecs dans l'emploi de la cire. On sait seulement que le feu y jouait un rôle principal et qu'il y avait trois genres d'encaustiques (ce mot n'impliquant pas nécessairement l'emploi de la cire) : l'un à la cire, l'autre au moyen d'un cestre {cestrum) sur l'ivoire , le troisième qui consistait dans l'application au pinceau des cires fondues au feu. Le premier de ces trois genres parait seul devoir se rapporter à la peinture; le second était probablement une sorte de gravure sur ivoire avec la pointe d'un cestrum rougi au feu ; le troisième était un enduit destiné à garantir soit les vaisseaux, soit différents objets des atteintes de l'atmosphère. Le système d'encaustique à la cire consistait à peindre avec des cires colorées et à brûler la peinture ; les cires n'étaient pas liquéfiées par des huiles essentielles, mais rendues malléables par le
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feu. Comme outillage, les peintres se servaient de rabdions et de réchauds.
Les cires étaient exposées au feu dans de petits vases et colorées pendant la liquéfaction. Les rabdions devaient être en fer ou en bronze ; ils avaient la forme de spatules aplaties aux deux extrémités et légèrement recourbées. Tune des extrémités étant plus large que l'autre. Selon M. Jollivet, le peintre puisait, avec la partie la plus étroite du rabdion, la cire durcie dans des vases et la déposait, en forme de touches, aux endroits que la peinture devait occuper. Il formait ainsi une ébauche dont il faisait disparaître les aspérités, en approchant des touches l'extrémité la plus large du rabdion, chauffée préalablement. Il achevait l'ouvrage au moyen du cauterium ou réchaud portatif, avec lequel il amoindrissait l'épaisseur de la couche et durcissait le travail. Si l'on peut discuter l'authenticité de ce procédé, encore doit-on reconnaître qu'il permet d'exécuter une peinture même délicate, et son invention n'exigeait aucun effort, aucune combinaison chimique.
Toutefois, la peinture à la cire resta chez les Grecs comme chez les Égyptiens un genre exceptionnel.
Les modernes emploient, pour la peinture à la cire, divers procédés qui, malgré de légères différences dues à la proportion relative des matières combinées, consistent tous à broyer les couleurs dont on se sert à l'huile ou à la détrempe, avec une préparation de cire que Ton nomme gluten. Cette matière, semi-fluide, est de la cire très blanche, divisée par l'huile essentielle de térébenthine épurée, à laquelle on ajoute de la résine élémi, et du copal, qui rendent la cire flexible et tenace, et de l'huile de cire, qui, en se volatilisant plus lentement que la térébenthine, permet au peintre de prolonger son travail.
Cette peinture peut s'employer sur la pierre, sur le plâtre, sur le bois, sur les enduits de stuc ou de chaux, pourvu que
les surfaces soient parfaitement sèches et imprégnées préalablement d'une couche de cire et d'huile étendue à l'aide du feu. Toutefois, il faut reconnaître, quoi que l'on en ait dit, qu'elle n'a pas toutes les qualités qu'on lui attribue, à savoir : garantir de l'humidité les surfaces couvertes, conserver aux couleurs tout leur éclat, assurer le mat, c'est-àdire être exempte de tout miroitage. En effet, comme il arrive dans le cas de peintures exécutées à l'aide d'autres procédés, l'humidité agissant de l'intérieur du mur au dehors, soulève les couches de couleurs, les pénètre et se manifeste par des taches noires et sales. Quant au mat, c'est-à-dire au velouté d'une peinture à la cire, il est douteux qu'il puisse résister à un nettoyage rendu inévitable au bout de quelques années, quelles que soient les précautions que l'on y apporte. Enfin, la cire, malgré l'adjonction de Télémi et du copal, n'atteint pas, à beaucoup près, un durcissement égal à celui de la fresque ou de l'huile.
Dans la pratique, on a encore à redouter l'abus du dissolvant, qui produit, à la surface des ouvrages exécutés à la cire, des efflorescences de poussière blanche et impalpable ; cette poussière se compose de molécules de cire séparées par l'essence de térébenthine employée en surabondance.
M. Jollivet propose, pour le procédé de peinture à la cire, la modification suivante : broyer les couleurs avec de l'huile blanche, dont on se sert dans la peinture à l'huile; en retirer la plus grande partie, en déposant les couleurs sur un papier épais et absorbant ; ajouter une partie égale de gluten ; conserver à cette pâte la ductilité nécessaire au moyen d'un peu d'essence de térébenthine rectifiée et, pour obtenir le mat, humecter, avec de l'essence mêlée à un peu de gluten l'ébauche et les parties que l'on veut repeindre.
Quant à l'opinion émise par quelques peintres qu'un mélange bouillant de
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cire et d'huilé, semblable à celui qui serl à la préparation, peut pénétrer jusqu'à la profondeur de 15 millimètres ud mur chauffé, M. Jollivet, qui a fait l'expérience sur une pierre de taille, tendre et spongieuse, de 30 centimètres sur 5 centimètres d'épaisseur, chauffée au poinl d'éclater, n'a pu faire entrer la cire et l'huile ou la cire et l'essence à plus de 4 millimètres.
Enfin, le brûlage ou chauffage à l'aide du cauterium, c'est-à-dire d'un réchaud semblable à celui des doreurs, de la surface enduite de peinture à la cire, rend celle-ci très sèche à l'aspect et assez dure au toucher, lui donne même une certaine gravité, qui manque habituellement à la peinture à la cire et, par conséquent, justifierait son emploi pour la décoration des monuments, si ce procédé n'était extrêmement dangereux.
En effet, la conduite du cauterium est très délicate, et le moindre coup de feu ou une chaleur trop élevée peut faire tomber la peinture en écailles.
Cirque, s. m. — Ce mot vient du latin tir eus, nom que les Romains donnaient à des édifices consacrés aux jeux publics et particulièrement aux courses d'hommes, de chevaux ou de chars.
Les cirques présentaient, en plan, la forme d'un parallélogramme très allongé, arrondi en demi-cercle par une extrémité et fermé de l'autre par une partie
droite ou légèrement convexe. Les trois divisions essentielles étaient : Yarène; les
gradins qui l'entouraient sur trois côtés ; les carceres ou remises pour les chars, occupant le quatrième côté.
Un mur bas, sorte de chaussée en maçonnerie appelée spina (épine), divisait l'arène dans une grande partie de sa longueur, formant ainsi un parcours que les concurrents devaient franchir un certain nombre de fois. La spina servait, en outre, à la décoration ; elle était surmontée de statues, d'autels, de monuments votifs, de colonnes, toujours dominés par un obélisque placé au centre. A chaque extrémité se trouvaient, réunies sur un même soubassement, trois bornes coniques dites metœ, que les cochers des chars s'efforçaient, en tournant, de ranger de très près.
Les carceres étaient fermées par des grilles du côté du cirque ; des tours placées à leurs extrémités dominaient de grandes portes communiquant avec le dehors.
Deux loges (pulvinaria) interrompant les lignes de gradins étaient occupées l'une par l'empereur, l'autre probablement par les juges des jeux.
Les cirques offraient, à l'extérieur, l'aspect de portiques surmontés d'un plus ou moins grand nombre d'étages à arcades, comme les amphithéâtres (voy. ce mot).
Nous donnons (fig. 1011) une vue
Fig. 1011.
perspective des ruines d'un cirque situé,
près de Rome, sur la voie Appienne.
Cet édifice, dont la construction a d'abord été attribuée à Caracalla, fut,
CISAILLEMENT.