CISEAU
d'après une inscription découverte dans des fouilles récentes, élevé par Romulus, fils de Maxence.
Aujourd'hui, on a conservé le nom de cirques à certaines salles de spectacles provisoires ou établies à demeure et qui, par leur forme et l'usage auquel elles sont destinées, ont quelque analogie avecles cirquesdes anciens. Paris possède deux édifices de ce genre, le cirque d'été et le cirque d'hiver, qui comprennent une arène circulaire entourée de gradins et recouverte dune toiture supportée par une charpente en bois. Les murs sont construits sur un plan polygonal, pour rendre l'exécution plus facile. Le comble est formé de demifermes s'assemblant, par leurs extrémités, dans les angles de deux polygones en charpente, dont l'un repose sur le haut des murs et dont l'autre soutient une lanterne centrale. Le cirque d'hiver peut contenir près de cinq mille spectateurs ; il possède une entrée principale et deux entrées latérales conduisant, par des vestibules placés sous les gradins, aux divers escaliers qui desservent les différentes catégories de places. Un bâtiment rectangulaire est attenant à cet édifice et comprend au rez-de-chaussée les écuries, selleries, etc., et au premier étage les loges des acteurs, la salle des figurants et les magasins d'accessoires et de costumes.
Cisaillerîient {Résistance au). — Résistance transversale des métaux , c'est-à-dire à un effort qui tend à couper une pièce prismatique suivant une section droite ; les boulons ou les rivets qui mantiennent deux pièces sollicitées à la traction sont exposés à céder par glissement, à être rompus par cisaillement.
L'expérience a démontré que cette force de résistance est proportionnelle à la surface de la section ; dans le fer on la regarde comme étant à peu près égale à la résistance à la rupture par extension, c'est-à-dire environ 30 ki-
logr. par millimètre carré ; ce chiffre est plus fort pour l'acier : 50 kilogr. au moins. Dans la pratique, on ne doit pas faire subir aux pièces un effort transversal qui dépasse le 1/5 de celui qui serait nécessaire pour déterminer la rupture par cisaillement.
Cisailles, -s-, f. pi. — Gros ciseaux servant à couper les feuilles de métal à froid.
Les cisailles sont formées (fig. 1012) de lames courtes et fortes, articulées,
Fig. 1012.
comme les ciseaux ordinaires, et pourvues de longues branches qui servent à faire levier.
Cet outil est de plusieurs dimensions, suivant l'épaisseur des lames à couper.
Il y a des cisailles (fig. 1013) qui sont
Fig. 1013.
munies de coudes permettant de les fixer sur un établi, soit dans un trou ménagé h cet effet, soit dans l'étau.
On emploie aussi des outils de grande dimension agissant comme les cisailles et qui sont mus, soit h l'aide d'un bras de levier, soit au moyen de la vapeur. Parmi ces appareils nous citerons les cisailles circulaires 'composées de deux disques avec tranchants circulaires en acier ; ils tournent en sens inverse en se croisant d'une petite quantité.
Ciseau, s. m. — Instrument tranchant servant à travailler les corps durs. On distingue :
1° Le ciseau du tailleur de pierre, affectant diverses formes (fig. 1014), qui