CITÉS
extérieurement dîme couche de terre glaise fortement pilonnée.
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Fig. 1019.
En Angleterre, les citernes, souvent privées de citerneau, reçoivent les eaux chargées d'impuretés. « La iiltration, dit M. Hervé-Mangon, se fait à l'aide d'un appareil très simple et fort économique : c'est un simple tuyau en poterie, en un ou plusieurs bouts, plongeant dans la citerne. Ce tuyau, de 0m,2o à 0m,30 de diamètre, est ouvert à sa partie supérieure, qui est maintenue au niveau du sol ; sa partie inférieure est fermée et percée seulement d'un grand nombre de petits trous. On remplit le bas de cette espèce de vase de gravier, de sable et de charbon, pour former un filtre au-dessus duquel on peut puiser l'eau parfaitement pure, avec une pompe ou de toute autre manière. »
Un mode de construction tout différent de celui que nous venons de décrire et qui est employé à Venise mérite d'être exposé ici. La description que nous extrayons de Y Encyclopédie pratique de Vagriculteur en a été faite d'après une étude spéciale de M. G. Grimaud. On pratique dans le sol, jusqu'à la profondeur d'environ 3 mètres, une excavation, à laquelle on donne la forme d'une pyramide tronquée don! la base regarde le ciel. Un bâti soigneuse-
ment exécuté en bois de chêne ou de larix est appliqué sur le sommet tronqué, ainsi que sur les côtés de la pyramide et a pour objet de maintenir le terrain environnant. Sur ce bâti on étend une couche d'argile dont l'épaisseur ne dépasse pas 0m,30 dans les plus grandes citernes; on a soin de bien unir la surface. Au fond de l'excavation, on place une pierre circulaire creusée en cuvette et sur cette pierre on élève un cylindre creux ayant le diamètre d'un puits ordinaire et construit en briques sèches bien ajustées, celles du fond seulement étant percées de trous. Ce cylindre, prolongé jusqu'au niveau du sol, est couronné d'une margelle comme un véritable puits. On remplit alors avec du sable de mer bien lavé l'espace vide compris entre le cylindre et les parois revêtues d'argile. Enfin, à chacun des quatre angles de la pyramide, on dispose une sorte de boîte en pierre fermée par un couvercle également en pierre et percée de trous. Ces boîtes, appelées cassettoni, sont reliées entre elles par un petit canal ou rigole en briques sèches. Le tout est recouvert par du pavé que l'on incline dans le sens des quatre orifices des angles du cassettoni.
C'est dans ces quatre boîtes que l'eau provenant des toits pénètre, puis passe par les jointures des briques des petits canaux, traverse le sable et s'introduit dans le cylindre par les trous pratiqués au fond.
Il ne manque pas, en France, de localités où ce procédé pourrait être mis en usage.
Législation. Celui qui construit une cifrine contiguë à la propriété bâtie d'un voisin doit établir un contre-mur.
Citerneau, s. m. — Voy. Citerne.
Cités ouvrières. — Etablissements fondés en vue d'améliorer le sort des ouvriers et qui leur offrent les avantages réunis dans un même lieu de la vie séparée et de la vie en commun.